FARDC_TroupesLes opérations de bouclage et ratissage menées contre les combattants hutus rwandais dans la province du Nord Kivu affaiblit de plus en plus les groupuscules armés encore actifs dans l'Est de la RDC.

Selon la mission onusienne, au cours de la semaine qui vient de s'achever, les opérations conjointes FARDC et MONUC ont permis d'arrêter 21 combattants au cours des patrouilles. Même si la source onusienne ne confirme pas, les FARDC font état des 45 éléments rwandais tués, 29 armes récupérées lors des affrontements avec ces ennemis de la paix. Incapables de mener une rébellion chez eux et d'inquiéter leur gouvernement, les rebelles continuent à s'entêter à demeurer sur le sol congolais. Ils ne cessent de multiplier les intimidations contre les civils surtout dans la localité de Bunyakiri.Conscients de cette réalité, l'état major congolais et la force de la MONUC se préparent en conséquence. L'opération Kimia 2 continue ses préparatifs pour neutraliser toutes les forces négatives étrangères et locales sans trop des dégâts collatéraux. C'est ce qui explique la réunion de planification tenue à Bukavu et présidée par le général Babacar Gaye de la MONUC et Amuli des FARDC à la fin du mois d'avril. Ils ont examiné les plans de l'opération et les mesures visant à renforcer les mesures de protection des civils dans les zones opérationnelles.

Dans la province Orientale, les opérations du même genre ont permis de libérer neuf garçons et une fille qui sont restés longtemps dans les mains du groupe armé LRA. Ils ont été amenés au camp des militaires congolais à Dungu. La force de la mission onusienne a sollicité l'antenne locale de l'UNICEF pour s'occuper de ces jeunes. Les éléments de FRPI se sont dispersés au sein des populations locales.

Vu la superficie et la densité de ces régions, certains miliciens se cachent dans les zones situées au sud de la foret de Poto Poto, indique la MONUC qui se déploie dans la région afin de soutenir l'armée loyaliste.

Les populations civiles qui sont loin de tous ces préparatifs sont impatientes. Elles veulent voir ces rebelles des FDLR quitter leurs villages et champs sans délai pour leur permettre de vivre loin des bruits de bottes.

En quatorze ans de présence en RDC, les rebelles rwandais se sont familiarisés avec les congolais. Certains ont contracté des mariages avec les congolaises et ils ont eu des enfants. C'est pourquoi, certains acteurs des droits de l'homme proposent au gouvernement congolais d'accorder la nationalité congolaise à ceux qui la désirent. Entre temps, une campagne est entrain d'être menée au niveau de la population civile pour qu'elle cesse d'être complaisante vis-à-vis de ces gens. Car cela affaiblit de temps en temps, les actions militaires contre les combattants hutus rwandais.

Source : l'Observateur/kinshasa