Au lendemain de la rencontre à Kigali entre les ministres congolais et rwandais de la justice, le ministère rwandais de la justice propose une autre solution en dehors de l’extradition de l’ancien chef rebelle. Pour Tharcisse Karugarama, Laurent Nkunda peut être placé dans un pays neutre, en attendant l’issue des négociations

Proposition rejetée par les avocats de Laurent Nkunda, qui continuent à demander la libération de leur client. Ils ont interjeté appel à la haute cours rwandaise. Selon le ministère rwandais de la justice, les deux ministres ont traité de la question de l’extradition de Laurent Nkunda, arrêté depuis le 22 janvier à Gisenyi. A cette occasion, le ministre rwandais de la justice suggère le placement de l’ex chef rebelle dans un pays autre que la RDC et le Rwanda. Autrement dit, un pays qui n’est ni émotionnellement, ni psychologiquement ou physiquement attaché à Laurent Nkunda.
Cette idée se justifie par le fait que les deux pays ont des lois différentes, et on veut éviter ce que Tharcisse Karugarame appelle un conflit des lois. Il a ajouté que les complexités légales impliquées dans cette matière doivent être examinées. Mais toutefois, une structure légale sous laquelle l’extradition peut être faite existe, a-t-il souligné. Ce que ne veulent pas entendre les avocats de l’ex chef rebelle du CNDP.
Selon Me Stephane Bourgon, avocat de Laurent Nkunda, cette proposition d’un pays neutre n’a pas sa place, tant qu’il n’y a aucun acte d’accusation officiel contre son client. Il continue à demander la libération de son client, arrêté illégalement au Rwanda selon lui. Déjà, il a interjeté appel à la haute cour de Musanze et la première audience est fixée au 15 mai prochain. Toutes nos tentatives d’avoir une réaction du coté congolais sont restées vaines.
Source : okapi/kinshasa