07 mai 2009
Mahagi : le salaire des enseignants emporté par des hommes armés
Plus de 80 millions de franc congolais, un peu moins de 100 000 dollars, destinés au payement du salaire des enseignants de mois de mars ont été emportés mardi dernier par des hommes armés non autrement identifiés. Destinés à plus de 300 écoles de la coordination catholique de Mahagi, Ces fonds se trouvaient à bord d’une camionnette qui a été la cible d’une attaque sur l’axe routier Djugu-Fataki, à environ 100 kilomètres au nord de BuniaCet argent était destiné aux enseignants des écoles conventionnées catholiques des territoires de Mahagi, d’Aru et de Njugu, en district de l’Ituri, et du territoire de Faradje, district du Haut Uélé.
Il était 13h, mardi dernier, quand des hommes armés ont surgi devant le véhicule qui transportait ces fonds, en tirant plusieurs coups de feu. Les passagers à bord, dont 3 prêtres, ont été ligotés et conduits dans la brousse, après avoir été torturé, en témoigne le coordonnateurs des écoles conventionnées catholiques du diocèse de Mahagi. Les victimes ont réussi à s’échapper quelques heures plus tard.
Selon la même source, les malfaiteurs ont également emporté 11 000 dollars de frais de fonctionnement de cette coordination catholique. Ils ont aussi pillé des kits scolaires constitués de mallettes, de cahiers et de craies, don de l’épouse du chef de l’Etat aux écoles de l’Ituri. Selon le coordonnateur diocésain des écoles conventionnées de Mahagi, ce vol risque de perturber cette année scolaire dans sa juridiction.
L’administrateur adjoint du territoire de Djugu affirme que les FARDC ont réussi à récupérer environ 12 millions de FC (près de 15 000 dollars), pendant la traque de ces bandits. Un homme soupçonné d’être l’éclaireur de ces malfaiteurs a été appréhendé.
source : okapi/kinshasa
Le Rwanda propose le transferement de Laurent Nkunda vers un pays neutre
Au lendemain de la rencontre à Kigali entre les ministres congolais et rwandais de la justice, le ministère rwandais de la justice propose une autre solution en dehors de l’extradition de l’ancien chef rebelle. Pour Tharcisse Karugarama, Laurent Nkunda peut être placé dans un pays neutre, en attendant l’issue des négociationsProposition rejetée par les avocats de Laurent Nkunda, qui continuent à demander la libération de leur client. Ils ont interjeté appel à la haute cours rwandaise. Selon le ministère rwandais de la justice, les deux ministres ont traité de la question de l’extradition de Laurent Nkunda, arrêté depuis le 22 janvier à Gisenyi. A cette occasion, le ministre rwandais de la justice suggère le placement de l’ex chef rebelle dans un pays autre que la RDC et le Rwanda. Autrement dit, un pays qui n’est ni émotionnellement, ni psychologiquement ou physiquement attaché à Laurent Nkunda.
Cette idée se justifie par le fait que les deux pays ont des lois différentes, et on veut éviter ce que Tharcisse Karugarame appelle un conflit des lois. Il a ajouté que les complexités légales impliquées dans cette matière doivent être examinées. Mais toutefois, une structure légale sous laquelle l’extradition peut être faite existe, a-t-il souligné. Ce que ne veulent pas entendre les avocats de l’ex chef rebelle du CNDP.
Selon Me Stephane Bourgon, avocat de Laurent Nkunda, cette proposition d’un pays neutre n’a pas sa place, tant qu’il n’y a aucun acte d’accusation officiel contre son client. Il continue à demander la libération de son client, arrêté illégalement au Rwanda selon lui. Déjà, il a interjeté appel à la haute cour de Musanze et la première audience est fixée au 15 mai prochain. Toutes nos tentatives d’avoir une réaction du coté congolais sont restées vaines.
Source : okapi
Amandin Rugira, nouvel ambassadeur rwandais en RDC
Le gouvernement rwandais a nommé un ambassadeur en République démocratique du Congo, RDC. Cela, après plus de 10 ans de rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. L’information a été rapportée ce jeudi, par de source officielle rwandaiseSelon un communiqué du Conseil des ministres lu sur les antennes de Radio Rwanda, le gouvernement a nommé à ce poste Amandin Rugira, qui a occupé diverses fonctions dans le secteur public.
Rappelons que les relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda avaient été rompues en août 1998, au lendemain du déclenchement de la deuxième guerre dans l'est de la RDC, et de l'entrée des troupes rwandaises sur le territoire congolais.
Source ; okapi
Assemblée nationale : confusion au sein du cabinet du bureau
Il est difficile de savoir à qui se confier devant cette confusion où des personnalités s’improvisent membres du cabinet. Surtout que les anciens membres du cabinet continuent à exercer en attendant leur départ ou confirmationLes habitués du Palais du peuple perçoivent en cette situation le risque d’avoir des informations non viables ou de fournir des informations aux personnes non habilitées. Ils pensent que cet état de choses risque d’influer négativement sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale.
Dans cet environnement confus, certains membres de l’ancien cabinet justifie leur présence en l’absence de tout nouvel acte mettant fin à leurs fonctions. Du côté de nouveaux aspirants, ils prétendent être sollicités par les nouveaux membres du bureau de l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, les observateurs ont peur que ces aspirants puissent profiter de l’équipe sortante pour se familiariser aux rouages du parlement. D’autres estiment en revanche que les services d’appoint de l’administration devraient se charger de cette tâche. Dans tous les cas, c’est seulement l’acte de nomination qui mettra fin à cette situation confuse dans le cabinet où la cohabitation paraît difficile entre l’ancienne équipe et la nouvelle.
Source : okapi/kinshasa
Le Rwanda propose le transferement de Laurent Nkunda vers un pays neutre
Au lendemain de la rencontre à Kigali entre les ministres congolais et rwandais de la justice, le ministère rwandais de la justice propose une autre solution en dehors de l’extradition de l’ancien chef rebelle. Pour Tharcisse Karugarama, Laurent Nkunda peut être placé dans un pays neutre, en attendant l’issue des négociations
Proposition rejetée par les avocats de Laurent Nkunda, qui continuent à demander la libération de leur client. Ils ont interjeté appel à la haute cours rwandaise. Selon le ministère rwandais de la justice, les deux ministres ont traité de la question de l’extradition de Laurent Nkunda, arrêté depuis le 22 janvier à Gisenyi. A cette occasion, le ministre rwandais de la justice suggère le placement de l’ex chef rebelle dans un pays autre que la RDC et le Rwanda. Autrement dit, un pays qui n’est ni émotionnellement, ni psychologiquement ou physiquement attaché à Laurent Nkunda.
Cette idée se justifie par le fait que les deux pays ont des lois différentes, et on veut éviter ce que Tharcisse Karugarame appelle un conflit des lois. Il a ajouté que les complexités légales impliquées dans cette matière doivent être examinées. Mais toutefois, une structure légale sous laquelle l’extradition peut être faite existe, a-t-il souligné. Ce que ne veulent pas entendre les avocats de l’ex chef rebelle du CNDP.
Selon Me Stephane Bourgon, avocat de Laurent Nkunda, cette proposition d’un pays neutre n’a pas sa place, tant qu’il n’y a aucun acte d’accusation officiel contre son client. Il continue à demander la libération de son client, arrêté illégalement au Rwanda selon lui. Déjà, il a interjeté appel à la haute cour de Musanze et la première audience est fixée au 15 mai prochain. Toutes nos tentatives d’avoir une réaction du coté congolais sont restées vaines.
Source : okapi/kinshasa
Inscription des électeurs en République démocratique du Congo
Avec plus de 27 millions d'électeurs potentiels dans un pays grand comme l'Europe de l'ouest mais dépourvu d'infrastructures de base, l'organisation d'élections en République démocratique du Congo n'est pas une tâche facile.
Les préparatifs ont commencé pour la remise à jour massive des listes électorales, qui débutera le 7 juin. Avec l'aide du PNUD et de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), la Commission électorale indépendante (CEI) a entrepris une expérience pilote d'actualisation des listes électorales, afin de vérifier la fiabilité du matériel, des logiciels et des modules d'inscription.
Cette opération s'est tenue dans trois centres d'inscription de la province de Kinshasa. On a également testé les procédures d'inscription pour les électeurs et vérifié qu'elles sont compréhensibles pour ces derniers.
Des milliers de personnes se sont rendues à l'école Maluku, dans la province de Kinshasa, afin de vérifier que leurs données personnelles étaient d'actualité ; 600 d'entre elles se sont inscrites sur les listes pour la première fois et leurs informations ont été enregistrées dans la base de données électorale.
La RDC a été secouée par des conflits tout au long de son histoire. Une série de coups d'État au début de son existence ont amené au pouvoir Mobutu Sese Seko, dont le règne a duré trois décennies et a été marqué par une corruption généralisée.
C'est pourquoi le PNUD et la communauté internationale apportent un soutien appuyé à la CEI et au gouvernement congolais, qui s'efforcent d'organiser des élections locales équitables et transparentes.
Après des décennies de guerre civile et de violence, les premières élections démocratiques qu'ait connues cette nation africaine se sont tenues en 2005. C'est Joseph Kabila qui a été élu président. À présent, la CEI espère qu'avec les élections locales, ce cycle électoral touche à sa fin.
Si cette expérience est concluante, on peut espérer que la remise à jour complète des listes électorales et que les élections locales elles-mêmes aideront à mettre la République démocratique du Congo sur la voie d'un relèvement complet.
Source : PNUD
le Rwanda nomme son ambassadeur en RDC
Près de dix années après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, le climat semble se dégeler. en nommant son ambassadeur, le Rwanda semble sceller la réconciliation entre les deux pays et ce, en dépit du cas nkundabatware.
Nous reviendrons sur cette actualité dans les prochaines heures
Opérations de bouclage et ratissage dans le Nord Kivu
Les opérations de bouclage et ratissage menées contre les combattants hutus rwandais dans la province du Nord Kivu affaiblit de plus en plus les groupuscules armés encore actifs dans l'Est de la RDC.
Selon la mission onusienne, au cours de la semaine qui vient de s'achever, les opérations conjointes FARDC et MONUC ont permis d'arrêter 21 combattants au cours des patrouilles. Même si la source onusienne ne confirme pas, les FARDC font état des 45 éléments rwandais tués, 29 armes récupérées lors des affrontements avec ces ennemis de la paix. Incapables de mener une rébellion chez eux et d'inquiéter leur gouvernement, les rebelles continuent à s'entêter à demeurer sur le sol congolais. Ils ne cessent de multiplier les intimidations contre les civils surtout dans la localité de Bunyakiri.Conscients de cette réalité, l'état major congolais et la force de la MONUC se préparent en conséquence. L'opération Kimia 2 continue ses préparatifs pour neutraliser toutes les forces négatives étrangères et locales sans trop des dégâts collatéraux. C'est ce qui explique la réunion de planification tenue à Bukavu et présidée par le général Babacar Gaye de la MONUC et Amuli des FARDC à la fin du mois d'avril. Ils ont examiné les plans de l'opération et les mesures visant à renforcer les mesures de protection des civils dans les zones opérationnelles.
Dans la province Orientale, les opérations du même genre ont permis de libérer neuf garçons et une fille qui sont restés longtemps dans les mains du groupe armé LRA. Ils ont été amenés au camp des militaires congolais à Dungu. La force de la mission onusienne a sollicité l'antenne locale de l'UNICEF pour s'occuper de ces jeunes. Les éléments de FRPI se sont dispersés au sein des populations locales.
Vu la superficie et la densité de ces régions, certains miliciens se cachent dans les zones situées au sud de la foret de Poto Poto, indique la MONUC qui se déploie dans la région afin de soutenir l'armée loyaliste.
Les populations civiles qui sont loin de tous ces préparatifs sont impatientes. Elles veulent voir ces rebelles des FDLR quitter leurs villages et champs sans délai pour leur permettre de vivre loin des bruits de bottes.
En quatorze ans de présence en RDC, les rebelles rwandais se sont familiarisés avec les congolais. Certains ont contracté des mariages avec les congolaises et ils ont eu des enfants. C'est pourquoi, certains acteurs des droits de l'homme proposent au gouvernement congolais d'accorder la nationalité congolaise à ceux qui la désirent. Entre temps, une campagne est entrain d'être menée au niveau de la population civile pour qu'elle cesse d'être complaisante vis-à-vis de ces gens. Car cela affaiblit de temps en temps, les actions militaires contre les combattants hutus rwandais.
Source : l'Observateur/kinshasa
Affaire riz avarié : Congo Futur exige des dommages à l’OCC
Après une expertise sensorielle faite par l’OCC, Congo Futur sollicite la contre-valeur de sa marchandise.
Le tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, a statué le mercredi 6 mai 2009 sur le dossier inscrit sous le RC 100.913. Celui-ci oppose la société Congo Futur à l’Office congolais de contrôle (OCC). Cette dernière est attraite en justice pour avoir déclaré une cargaison du riz de Congo Futur impropre à la consommation.
A en croire le collectif d’avocats défendant les intérêts de cette société, à l’arrivée de ses 120.000 sacs de riz au port de Matadi, les services de la Quarantaine ainsi que ceux de l’OCC ont eu à établir la conformité de la marchandise. Ce qui n’a pas empêché la consommation d’une quantité par ces derniers. Chose curieuse, après plusieurs jours, le même office redéclare le caractère impropre de cette marchandise. Le comportement affiché par l’OCC témoigne une négligence ainsi qu’une faute qui méritent d’être réparées, comme l’exige l’article 258 du Code civil livre 3.
La déclaration du caractère impropre du riz a été faite à la hâte, sur base d’une expertise faite dix jours après l’arrivée de la cargaison, a ajouté Congo Futur. Cette expertise, loin d’être faite dans les laboratoires spécialisés, s’est basée sur le sensoriel. Et pourtant ce riz, de type Paddy, pouvait être consommé même après 15 ans. Déterminé à ternir son image, l’OCC s’est lancé dans une campagne de diabolisation à travers les médias et les institutions du pays. Pour ce faire, Congo Futur a dit vouloir obtenir la restitution de la contre-valeur déboursée pour achat de la marchandise. Pour ce qui est des dommages et intérêts fixés à 6.000.000 de dollars américains, Congo Futur a émis le souhait que cette décision soit exécutoire nonobstant tout recours.
La surséance s’impose
Réagissant aux accusations portées contre lui, l’OCC a soutenu que Congo Futur a eu à ramener deux cargaisons. L’une au port de Boma et l’autre à Matadi. Celle qui se trouvait à Boma a été refoulée dès son arrivée suite à sa mauvaise qualité. Décision prise après le constat fait par les services de la quarantaine et qui a transmis ce dossier au parquet de Boma. Quelques jours après, le même constat sur le caractère impropre à la consommation humaine du riz a été fait dans la cargaison qui se trouvait à Matadi. Sur base du principe selon lequel le criminel tient le pénal en état, il est impérieux de surseoir l’examen du dossier civil et attendre les conclusions sur le plan pénal.
En plus, il y a une mauvaise direction de cette action. Car ce n’est pas l’OCC qui a saisi la marchandise. Il ne s’est limité qu’à une consignation comme le reconnaissent ses prérogatives. Poursuivant ses plaidoiries, le collectif des avocats représentant les intérêts de l’OCC a soutenu que cette action mérite d’être déclarée non fondée, au cas où le tribunal passerait outre la surséance. Il n’y a jamais eu de préjudice, car il y a eu la lettre du ministre de l’Economie interdisant la consommation de ce riz. Cela entraîne comme conséquence le non établissement de lien de causalité.
Répliquant aux propos de l’OCC, Congo Futur a dit ne pas trouver l’intérêt d’une surséance. Les faits au niveau pénal n’ont aucun lien avec le dossier ouvert au civil. S’estimant éclairé, le tribunal a transmis le dossier au ministère public.
Source : le Potentiel/Kinshasa
Le seul bac qui reliait le sud de la province du Bandundu
Le seul bac qui reliait le sud de la province du Bandundu au district de Maï-Ndombe sur la rivière Kasaï a sombré mardi. Ce qui empêchera désormais l’évacuation des produits agricoles et autres mouvements des biens par la voie routière entre ce district et le reste de la province, rapporte radiookapi.net. Il s’agit du Bac Mondayi sur la rivière Kasaï, qui a sombré mardi en début d’après-midi. D’après les témoignages, ce bac a coulé alors qu’il tentait de traverser avec un gros camion qui partait vers Lokolama. Mercredi, le bac est complètement submergé alors qu’une partie de la carrosserie du camion reste visible. Toutefois, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, grâce à l’intervention des piroguiers.