chinedrapeauSelon les premières notes économiques, la première semaine du mois de mai a été «  très belle » pour les marchés actions. On note que « l’indice de confiance des consommateurs est ressorti bien au-delà des espérances pour avril, revenant à son plus haut niveau depuis septembre 2008 … La consommation au premier trimestre affiche un fier +2,2% alors qu’elle était en fort recul sur le premier trimestre précédent ».

Les mêmes notes économiques soulignent que le « redressement de la production industrielle aux Etats-Unis, en Chine et au Japon, a redonné une lueur d’espoir aux marchés ». Cela s’est ressenti dans le secteur de l’énergie avec un fort rebond du baril du pétrole brut. « Une industrie qui « tourne » est une industrie qui consomme des matières premières et de l’énergie », renseignent ces notes économiques.

Du côté des métaux de base, on note aussi une amélioration. « Tout va déjà beaucoup mieux au pays des métaux », en prenant en exemple les productions industrielles américaine et nippone. Ainsi, les statistiques dégagent qu’en une semaine, le cuivre a accusé une variation positive de 2, 91% pour la semaine allant du vendredi 24 avril au vendredi 1er mai 2009, soit avec un cours de 4.470 à 4600 USD. La cassitérite et ses dérivées ont enregistré une hausse également. Le nickel avec une variation de 3,03 % pour la même période, soit 11.550 contre 11.900 USD ; le zinc, 6,69%, soit 1.420 contre 1.515 USD.

Mais l’or et l’étain ont connu une baisse pendant la même période. Pour le premier métal, la variation durant cette semaine est de – 2,68%, soit 912,70 contre 888,20 USD. Quant au second métal, il accuse une variation de -1.19%, soit 12.600 contre 12.450 USD.

En gros, le Groupe international d’études du cuivre, en ce qui concerne globalement les métaux, relève que le « marché est excédentaire », alors qu’un an plus tôt, la situation était déficitaire.

Si je me suis attardé sur ces statistiques des métaux, c’est parce que la République démocratique du Congo demeure l’un des pays producteurs. Cet espoir de la reprise économique intéresse particulièrement mon pays quand on sait que le Gouvernement tire l’essentiel de ses ressources financières du secteur minier.

Cette reprise économique, les nations industrielles l’ont certainement vu venir. Sinon, on n’expliquerait pas l’attitude des entreprises minières comme Tenke Fungurume, First Quantum, Banro, pour ne citer que ces sociétés installées en République démocratique du Congo. Elles ont repris leurs activités, en passant au stade de l’exploitation, sans attendre les résultats de la revisitation des contrats miniers. Ces entreprises sont soutenues par des lobbies financiers américain, anglais et canadien.

De son côté, la France vient d’entrer manifestement dans la danse en signant un contrat pour l’exploitation de l’uranium avec le gouvernement congolais. Je ne comprends donc pas pourquoi les contrats chinois font jaser les Occidentaux Je trouve qu’il ne devrait y avoir aucune menace contre cette présence. Une présence qui, j’en suis convaincu, ne vise qu’une coopération aux conditionnalités accessibles et acceptables.

J’ai toujours vu le problème des rapports entre la RDC et les institutions de Bretton Woods sous un angle d’incompréhension, d’un un diktat déstabilisateur du régime politique en place. Qui ne sait pas que la République démocratique du Congo sort d’une longue période de transition (16 ans), de guerre complexe (13 ans) ? Un pays post-conflit comme le mien devrait bénéficier des conditions préférentielles pour accéder aux facilités élargies des institutions de Bretton Woods Mais qu’aujourd’hui les négociations de Washington achoppent sur les contrats chinois susceptibles d’apporter des capitaux frais pour la construction des infrastructures de base, il y a anguille sous roche. C’est même un dessein diabolique de vouloir maintenir la RDC dans un état permanent de sous-développement, de pauvreté révoltant après lui avoir imposé des guerres destructrices (Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu)

Dans ce contexte de reprise économique qui pointe à l’horizon, ainsi qu’au regard des tentatives de blocage entreprises par l’Occident, il revient au gouvernement de se choisir et de bien entretenir ses partenaires. Cette attitude doit se traduire par la bonne gouvernance doublée d’une diplomatie pragmatique

Source : le Potentiel/Kinshasa