MilitaireDans la nuit de vendredi à samedi, le village de Bulindi, à environ 6 kilomètres à l’ouest de la cité de Kanyabayonga, au sud de Lubero, a été le théâtre d’une attaque des combattants FDLR. Selon des sources administratives locales, le bilan enregistré au cours de cette attaque est de 2 morts, tous, des militaires de l’armée congolaise, 130 maisons brûlées et plusieurs dégâts matériels

Les assaillants ont surgi vers 1h du matin, heure locale, et ont attaqué précisément le groupement de Butalungola, chef-lieu de Bulindi. Dès leur entrée dans ce village, indique un administratif de la place, les rebelles hutus rwandais ont semé la panique en tirant des coups de feu de sommation, avant de mettre le feu aux cases des villageois en débande. Une première intervention des FARDC a été amorcée, et il y a eu échange des tirs entre les éléments de l’armée congolaise et les assaillants. Ces derniers se sont finalement retirés en brousse laissant derrière eux deux morts, des militaires de l’armée congolaise, un civil blessé et 130 maisons brûlées.

D’après une source militaire, les deux éléments tués appartenaient à l’unité des FARDC déployée à Rusamambo. Ils ont été surpris par les FDLR alors qu’ils se trouvaient au moment de l’attaque en visite familiale. Le civil blessé l’a été à la jambe au moment où il tentait de fuir. Sur le terrain ce samedi, les casques bleus de la Monuc ainsi que le commandement de la brigade FARDC basée à Kanyabayonga sont arrivés dans le village attaqué vers 3h locales. Ils y ont déployé un dispositif pour sécuriser la population civile. Les 130 ménages de maisons incendiées sont sans abri.

Butembo : la société civile préoccupée par l'insécurité

Dans l’entre-temps, au cours d'une rencontre jeudi avec la presse, la société civile du territoire de Lubero a dénoncé la persistance de l'insécurité dans plusieurs localités, notamment à Kasingiri, Kitsombiro, Kanyatsi et Mbuavinywa. Elle a aussi indiqué que les centres urbains ne sont pas épargnés par ce phénomène. La société civile attribue cette insécurité aux rebelles hutus rwandais ainsi qu’aux militaires incontrôlés des FARDC. Pour mettre fin à cet état de chose, elle demande au gouvernement de sécuriser la population et ses biens et de lutter contre l'impunité.

Source : Okapi