Le président Joseph Kabila annonce qu'il remaniera son cabinet avant le mois de juin pour mettre en place un conseiller spécial en charge de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Dans une interview exclusive parue dans l'édition du week-end du journal belge "Le Soir", le chef de l'Etat congolais regrette de ne pas avoir eu le soutien ni de la Banque mondiale, ni du Fonds monétaire international (FMI), ni des pays occidentaux pour le projet qu'il avait lancé de lutter contre la corruption dans son pays.

Le nouveau conseiller spécial qu'il va nommer fera partie du groupe de 15 nouveaux collaborateurs dont il a besoin "pour transformer" son pays, a-t-il indiqué.

Pour lui, les pays occidentaux le critiquent parce qu'il refuse de recevoir leurs ordres. "Je ne reçois d'ordre de personne sauf de mon peuple, je ne veux exécuter que la volonté de notre population qui souhaite la paix, la reconstruction et le développement du pays, la stabilité".

Il cite le cas de la Banque mondiale qui a accordé récemment à son pays, qui compte 65 millions d'habitants, un prêt de 300 millions de dollars, pendant que la même institution a octroyé 12 milliards de dollars à la Roumanie pour permettre à ce pays de faire face à crise financière globale.

C'est ce qui explique que "nous avons décidé de travailler avec la Chine, de même qu'avec la Russie, la Corrée du Sud et le Brésil", a- t-il dit.

Les pays occidentaux ont fait beaucoup de promesses qu'ils ne réalisent pas, a-t-il dénoncé.

"En Europe, on s'imagine que les accords avec la Chine sont encore révisables, mais les travaux des cinq chantiers ont déjà commencé", a-t-il fait observer.

Le président Kabila, qui se trouve à mi-parcours de son mandat qui se termine en 2011, affirme: "Que j'obtienne ou non un deuxième mandat, ce qui compte, c'est continuer le travail".

Source : Pana