13 mai 2009
Les chinois reveillent Kinshasa
A Kinshasa, durant des décennies, le temps semblait s’être arrêté. Kin la belle, devenue Kin poubelle, s’enfonçait dans la crasse, les ornières s’étaient transformées en gouffres, les maisons coloniales, lavées par les pluies, pourrissaient à l’ombre d’arbres centenaires que seuls les orages s’avisaient de déraciner… Cette fois, le temps s’est mis à galoper, la ville est comme un géant qui se redresse en faisant craquer ses jointures. Les visiteurs sont frappés par la transformation du boulevard du 30-Juin, cette épine dorsale qui risque désormais de couper la ville en deux : plusieurs ronds-points ont été gommés, les statues érigées par Kabila père et fils [Laurent-Désiré et Joseph Kabila, respectivement présidents de la RDC de 1997 à 2001 et de 2001 à ce jour] attendent des temps meilleurs sur les bas-côtés, la berme centrale sur laquelle se juchaient mendiants ou vendeurs de journaux a été effacée.
Les entrepreneurs privés en profitent
Sur quelques kilomètres, le boulevard a pris la taille d’une autoroute à quatre bandes… pas encore tracées : les voitures accélèrent brusquement pour se lancer dans des courses-poursuites, sans se soucier des piétons éperdus… Dès l’aube, les équipes sont au travail : des ouvriers congolais, dirigés par de petits hommes en chapeau de paille, s’affairent à nettoyer caniveaux et bas-côtés. Ils coupent les grands arbres qui offrent leur ombre aux piétons. Face au saccage, on nous rassure : ces arbres trop vieux représentaient un danger pour la circulation et d’autres plantations sont prévues par la municipalité.
Partout dans la ville, les chantiers se multiplient. La puissante société chinoise China Railway Engineering Company [CREC, une entreprise publique spécialisée dans la rénovation des voies ferrées] a déployé ses engins sur plusieurs grands axes, sur l’avenue du Tourisme, qui longe le fleuve, jusqu’au début des rapides, dans le quartier du camp militaire Kokolo, du mont Ngaliéma [à l’ouest de la ville de Kinshasa] et du côté de Chanimétal [société de construction navale]. Des excavatrices géantes sont en action, des caniveaux sont curés ou creusés, des érosions sont enrayées, des fondations de pierre ou de brique sont jetées. Bientôt, le béton y sera coulé. Célio, qui nous fait visiter la ville, s’émerveille devant l’ampleur des moyens mis en œuvre par les partenaires chinois et devant leur célérité. Il souligne que la main-d’œuvre congolaise est largement sollicitée et correctement payée… L’heure étant à la reconstruction, les privés ne sont pas en reste. Puisque le ciment se trouve désormais en abondance, tous ceux qui en avaient les moyens se sont lancés dans l’immobilier. Dans le quartier résidentiel de la Gombe, de nouveaux immeubles sortent de terre, encore hérissés de fers à béton, des banques s’installent sur le boulevard. La nouvelle bourgeoisie du régime, qui dédaigne Ma Campagne ou Binza, les fiefs des mobutistes d’hier [partisans de Mobutu, président de 1965 à 1997], se taille désormais des lotissements sur mesure, comme Belle Vue ou le Cinquantenaire.
Discrets et efficaces, les Chinois ne sont pas seulement actifs dans les grands projets. On les retrouve aussi dans les quartiers populaires. A Yolo-Nord, la famille Minh a ouvert une boutique où, pour quelques dollars, on peut acheter radios, portables, jouets, chaussures à la mode, des produits de consommation qui donnent une illusion d’abondance tout en restant à la portée des bourses modestes… “Ces Chinois sont bien acceptés, relève Célio, ils vivent avec nous, ont appris le lingala plus vite que le français et fait leur place dans la cité…” Tous ne partagent cependant pas cet enthousiasme. Espérance relève qu’elle a déjà dû racheter quatre fois un nouveau four à micro-ondes et se jure bien que, la prochaine fois, elle ne se laissera plus séduire par les articles trop bon marché proposés par les Chinois. Des femmes se plaignent de la nouvelle concurrence que représentent les “petits Chinois” qui vendent pain et légumes mieux que les Congolais.
Les plus modestes victimes des nouveaux riches
Incontestablement, Kinshasa bouge. Ici, Célio montre le carrefour par lequel passera le périphérique qui contournera la ville pour gagner l’aéroport. Là, soulignant que “l’autorité de l’Etat se manifeste enfin”, il explique que des constructions illégales ont été détruites pour faire place à l’agrandissement d’un hôpital. Et devant l’antique gare coloniale, voici les fondations du futur hôtel Rakeen (groupe des Emirats arabes unis), qui brillera de tous ses feux. Pourtant, tout le monde ne se réjouit pas de la frénésie immobilière. Profitant de la faiblesse des autorités, les nouveaux riches s’octroient des passe-droits et expulsent sans pitié les gêneurs : les “déguerpis”, chassés sans indemnisation, se comptent par centaines. Parmi eux, une dizaine de prêtres barnabites qui ont dû évacuer et vider en toute hâte la grande maison achetée il y a cinq ans dans le quartier de Limete et transformée en couvent.
Le père Fabien estime qu’il a été victime d’un véritable déni de justice. “Le demi-frère de l’ancien propriétaire qui nous avait vendu la maison a contesté la vente cinq ans après, porté l’affaire devant un nouveau tribunal et, sans même attendre l’issue de l’appel, il nous a fait déguerpir”, explique-t-il. L’avocat des prêtres expropriés souligne avec amertume que, “derrière cette affaire, il y a des grands du régime, un député, deux directeurs de cabinet… Ils veulent transformer cette maison en hôtel, rien ne les arrête…” Même si les fauves ont changé de pelage politique, Kinshasa reste toujours une jungle…
Source : C.B/Le Soir
Le président Kabila va nommer un conseiller spécial sur la corruption
Le président Joseph Kabila annonce qu'il remaniera son cabinet avant le mois de juin pour mettre en place un conseiller spécial en charge de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.
Dans une interview exclusive parue dans l'édition du week-end du journal belge "Le Soir", le chef de l'Etat congolais regrette de ne pas avoir eu le soutien ni de la Banque mondiale, ni du Fonds monétaire international (FMI), ni des pays occidentaux pour le projet qu'il avait lancé de lutter contre la corruption dans son pays.
Le nouveau conseiller spécial qu'il va nommer fera partie du groupe de 15 nouveaux collaborateurs dont il a besoin "pour transformer" son pays, a-t-il indiqué.
Pour lui, les pays occidentaux le critiquent parce qu'il refuse de recevoir leurs ordres. "Je ne reçois d'ordre de personne sauf de mon peuple, je ne veux exécuter que la volonté de notre population qui souhaite la paix, la reconstruction et le développement du pays, la stabilité".
Il cite le cas de la Banque mondiale qui a accordé récemment à son pays, qui compte 65 millions d'habitants, un prêt de 300 millions de dollars, pendant que la même institution a octroyé 12 milliards de dollars à la Roumanie pour permettre à ce pays de faire face à crise financière globale.
C'est ce qui explique que "nous avons décidé de travailler avec la Chine, de même qu'avec la Russie, la Corrée du Sud et le Brésil", a- t-il dit.
Les pays occidentaux ont fait beaucoup de promesses qu'ils ne réalisent pas, a-t-il dénoncé.
"En Europe, on s'imagine que les accords avec la Chine sont encore révisables, mais les travaux des cinq chantiers ont déjà commencé", a-t-il fait observer.
Le président Kabila, qui se trouve à mi-parcours de son mandat qui se termine en 2011, affirme: "Que j'obtienne ou non un deuxième mandat, ce qui compte, c'est continuer le travail".
Source : Pana
Immigration: huit associations appellent l'Assemblée à rejeter des accords de "gestion concertée"
Huit associations ont appelé mercredi les députés à rejeter quatre accords de "gestion concertée des flux migratoires" avec la Tunisie, le Congo-Brazzaville, le Bénin et le Sénégal, estimant que ces textes étaient "déséquilibrés" et comportaient des "risques" pour les migrants.
L'Assemblée nationale doit examiner jeudi ces quatre projets de lois autorisant l'approbation des accords relatifs "à la gestion concertée des flux migratoires et au codéveloppement".
Act-Up Paris, l'Association des travailleurs maghrébins de France, la Cimade, le collectif Haïti, le Gisti, le Mrap, la Plateforme d'associations franco-haïtiennes et l'Union des associations latino-américaines en France "appellent les députés à refuser" ces accords, dans un communiqué, estimant que la gestion "concertée" des flux migratoires se fait "au détriment des droits des migrants".
"Outre que ces accords sont déséquilibrés, conclus essentiellement à l'avantage de la France pour servir ses objectifs de renforcement des contrôles migratoires, ils portent en eux des risques importants de violation des droits des migrants", assurent-elles, mettant notamment l'accent sur le volet consacré à la réadmission des personnes en situation irrégulière qui "soulève les plus grandes inquiétudes".
Ces associations expliquent que ce volet permet "le renvoi de personnes vers des pays qu'elles ne connaissent pas, sans garantie suffisante de respect des droits fondamentaux", mettant en avant l'exemple des accords conclus entre l'Italie et la Libye par exemple.
Elles jugent par ailleurs "inacceptable de subordonner l'aide au développement à la +maîtrise des flux migratoires+".
Le premier accord de ce type, entre la France et le Gabon, est entré en vigueur en septembre 2008. D'autres accords ont été signés avec le Cap Vert, l'Ile Maurice, le Burkina Faso ou sont en cours de négociation (Mali, Cameroun, Haïti, Philippines et Egypte).
"De quel droit huit associations dont on connaît la mesure dans leurs prises de positions peuvent-elles s'ingérer dans la politique des pays source d'immigration ?", s'est indignée l'UMP par la voix de son porte-parole Frédéric Léfebvre.
"Ce comportement aux accents colonisateurs de la part d'associations qui n'ont pas de dimension internationale est tout simplement inacceptable ! Ces pays sont assez grands pour juger de ce qui est bon pour eux et pour leurs ressortissants", déclare M. Lefebvre dans un communiqué.
Source : Afp
Unikin : 1 500 étudiants venus de provinces boudent le test d’évaluation
Ce test d’évaluation est prévu du l5 au 16 mai courant à l’Université de Kinshasa, Unikin. Ces étudiants venus pour terminer le cycle normal à la faculté de médecine, protestent contre ce test d’évaluation, au motif que ce sont les mêmes professeurs de l’Unikin qui leur donnent cours en provinces, en qualité de professeurs visiteurs
Selon le doyen de la faculté de Médecine, il est impérieux qu’en pareille circonstance, les candidats soient évalués sur base d’un concours. Il justifie cette disposition au motif que les étudiants concernés proviennent des extensions universitaires du pays profond où ce genre d’enseignements ne répond pas toujours aux normes requises. Et d’ajouter qu’à l’issue de ce test, les meilleurs seront retenus à terminer leur cycle doctoral à l’Université de Kinshasa.
Non contents de cette procédure académique, les étudiants concernés ont sollicité la médiation du politique au niveau du bureau de l’Assemblée nationale. Cependant, rien n’a transpiré de l’entretien qu’ils ont eu lundi avec Evariste Boshab, président de la chambre basse du parlement. Du coté du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, le ministère de tutelle, c’est le silence radio. Contacté, un proche du ministre a indiqué que le professeur Mashako Mamba, en mission à Lubumbashi, n’est pas disposé à répondre à nos questions.
Source : Okapi
Lubumbashi : les ambassadeurs des pays de l’Union européenne à la découverte des réalités de la province du Katanga
Les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne et les chefs de mission adjoints de l’Eusec et de l’Eupo, ainsi que quelques personnalités de la Monuc se sont rendus ce mercredi à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga. La délégation est conduite par l’ambassadeur tchèque
Les diplomates européens ont d’abord été reçus ce jour par le maire de la ville de Lubumbashi au cours d’un déjeuner de travail. Ce qui a permis aux deux parties d’échanger, notamment, sur les prochaines élections locales et municipales, la décentralisation et le processus de la paix en RDC. Ensuite, les hôtes du Katanga on rencontré les responsables de l’Université de Lubumbashi et les étudiants avec lesquels les discussions ont principalement tourné autour des promesses de l’Union européenne en faveur de la RDC, faites à des différentes rencontres, et dont la concrétisation est toujours attendue, la problématique sur les contrats chinois ainsi que la guerre de l’Est de la RDC.
Pour sa part, l’ambassadeur tchèque, chef de la délégation, a déclaré qu’ils sont au Katanga pour s’imprégner des réalités rurales de cette province. Le Katanga ayant des potentialités économiques spécifiques attire particulièrement leur attention, a souligné l’ambassadeur tchèque.
Pour cette première journée, le programme des ambassadeurs prévoyait aussi une visite au marché de la malachite de cuivre, un spectacle de théâtre à la Halle de l’Etoile, et une rencontre avec les autorités locales et les hommes d’affaires de la province.
8 morts et des blessés, bilan d’un accident routier près de l'aéroport de N'Djili
Un camion en partance pour le Bandundu, avec à son bord une cinquantaine de passagers et des marchandises, s’est renversé mardi dans la soirée sur le boulevard Lumumba, non loin de l’aéroport international de N’Djili. Le premier bilan fait état de 8 morts, et de plusieurs blessés
L’un des rescapés raconte : « L’accident s’est produit ici à l’aéroport, juste à l’entrée du terminal de la Monuc. Nous venions du parking du marché de la Liberté [Masina], nous nous dirigions vers le Bandundu ville. Nous avions quitté le parking vers 21h, et brusquement, un pneu a explosé. Le véhicule a basculé deux fois, et la troisième fois, il a percuté une bordure. Ce qui a occasionné une cassure de la barre de suspension. Le véhicule s’est alors renversé. Il y a eu des morts sur place et évidemment beaucoup de blessés dont des enfants. »
Source : Okapi/Kinshasa
Plus de 14 millions de dollars de la BAD pour relancer la SNCC
La Banque africaine de développement (BAD) vient d'octroyer 14, 2 millions à la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC). Une bonne nouvelle qui tombe au moment opportun pour une société en proie à une situation économique très critique. La bonne nouvelle tombe au moment où les agents et cadres de la SNCC viennent de reprendre le travail en suspendant leur mouvement de grève déclenché il y a trois mois, conscients que la grève n'a pas seulement causé des préjudices à la population, mais aussi aux agents eux-mêmes.
La deuxième bonne nouvelle vient de leur parvenir de Tunis, siège de la Banque africaine de développement (BAD). Des suites de la ténacité du ministère du Portefeuille et du soutien de tous les agents à travers leur décision de reprise du travail, la BAD vient ainsi d'annoncer l'octroi d'une facilité anticrise de 97 millions de dollars pour la RDC dont 14, 2 millions pour la seule SNCC. Cette somme, véritable manne, devra permettre, selon le communiqué publié à cette occasion, " la réalisation en 2009 du plan d'urgence de sortie de crise de la SNCC, entreprise publique stratégique pour la reprise économique et la stabilité sociale ". De quoi inscrire sous de bons auspices l'arrivée du nouvel administrateur-délégué général de l'entreprise, Freddy Strooman, qui a pris ses fonctions il y a à peine quelques jours. De quoi aussi rassurer ceux des agents qui avaient encore des doutes ainsi que les opérateurs économiques et les populations habitant les quatre provinces - Katanga, les deux Kasai et le Maniema - desservies par les trains de la SNCC
Mobilisation des partenaires
La décision de la BAD est à inscrire dans un processus. Le plaidoyer conjoint mené depuis quelques mois par le ministère du Portefeuille et les autres acteurs politiques et sociaux impliqués dans le dossier consistait à dire clairement aux miniers du Katanga et aux partenaires que l'avenir minier de la RDC passe par l'interdépendance des miniers à une infrastructure ferroviaire stratégique, la SNCC.
Cette interpellation semble avoir été entendue au titre de l'intégration régionale africaine que promeut la BAD et dont le Congo ne saurait être l'absent ou l'obstacle du fait d'infrastructures obsolètes.
Il y a donc lieu de suivre avec intérêt la recherche des financements innovants impulsés depuis peu par le Portefeuille dans le secteur du transport. Une manière de confirmer l'explication la plus facile de la réforme des entreprises publiques.
Avant les textes et les décrets, celle-ci ne vise-t-elle pas à moderniser et à connecter le Congo avec le monde? Avec 3 000 km de rail, la SNCC en mutation peut aussi réussir le pari. Il ne reste plus à son équipe de direction et au personnel de se remettre réellement au travail et de capitaliser cette nouvelle opportunité.
Reprise effective du travail lundi
A en croire Radio Okapi, les 12 000 agents de la SNCC ont repris le travail lundi 11 mai. Conscients que c'est dans le travail qu'ils peuvent trouver leur dû, pendant que les autorités de tutelle s'emploient à chercher des solutions durables pour la survie de la société. Les agents de la SNCC ont déclaré qu'ils ont changé d'avis car ils font confiance en la gestion de leur société par le nouvel ADG, Freedy Strooman.
Déjà à 7 heures, les agents de la SNCC-Lubumbashi, sans distinction, étaient à leur lieu de travail, où chacun était trouvé à l'oeuvre. Dans les ateliers centraux, par exemple, tout le monde est à l'œuvre : les uns réparant les différentes pièces, les autres étant penchés sur les locomotives en panne.
C'est la même ambiance de travail dans les différents bureaux, où chaque agent est à son poste. Du côté du magasin gare, les commerçants qui avaient leurs marchandises bloquées, s'affairent à les récupérer.
C'est partir de la semaine prochaine que le magasin accueillera de nouvelles marchandises et le nouveau train courrier sera organisé.
Les agents ont estimé qu'il était temps de mettre un terme à une grève qui devenait aussi bien très élastique que très long.
Source : l'Observateur/Kinshasa
Les FARDC ramènent la sécurité à Butolonga
Comme si l’opération conjointe Rd Congo- Rwanda pour traquer les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Rwanda) n’avait jamais existé, les éléments des Fdlr font toujours parler d’eux. Dans la nuit du 8 au 9 mai, vers 2 heures du matin, des éléments des Fdlr, indique un communiqué de presse de la Monuc, ont fait irruption dans le village de Butolonga, situé au sud- ouest de Kanyabayonga, tirant des coups de feu et incendiant des maisons. Mis au parfum des faits, le commandant adjoint du secteur 12 des Fardc à Kanyabayonga et le commandant de la base de la Monuc, ont immédiatement dépêché une patrouille mixte sur les lieux. Les militaires et les casques bleus sont arrivés moins d’une heure plus tard pour constater les dégâts dans un village vide.
131 maisons avaient brûlées et deux personnes identifiées comme des soldats des Fardc avaient trouvé la mort. Le communiqué signale que dès l’arrivée des militaires des Fardc et des casques bleus, les villageois qui s’étaient réfugiés dans la brousse, sont revenus. L’équipe conjointe des Fardc et de la Monuc reste présente sur les lieux pour rassurer les habitants de ce petit village, assurer leur sécurité et examiner les voies et moyens pour une sécurisation à long terme. Comme il fallait s’y attendre, le représentant spécial du secrétaire des Nations Unies en Rd Congo, Alan Doss, a condamné l’acte perpétré par les éléments des Fdlr à Butolonga. « Cet acte est un autre exemple du caractère criminel de ce mouvement et démontre clairement que les Fdlr sont des hors la loi », a-t-il déclaré.
Source : le Phare
Alexis Thambwe risque de tomber !
Il s’agissait, hier, au siège de l’AMP, d’un moment jugé utile, pour laver des linges sales en famille. Mais, contre toute attente, Alexis Thambwe Mwamba est resté égal à lui-même si bien que la motion de défiance inscrite à l’ordre du jour de la session, risque de le faire virer de son piédestal actuel, au Ministère des Affaires Etrangères. Apparemment, devant l’exigence d’un pardon réel et sincère à l’endroit de Députés, l’homme aurait choisi un autre chemin ; celui de maintenir ses propos, en l’état, et de s’en expliquer jusqu’au bout, à la chambre basse du Parlement. Il était, en effet, premier à parler, sans le moindre bémol. A l’AMP, les Députés seraient tentés de lui rendre la monnaie de sa pièce, malgré le mot d’ordre de cohésion lancé, en dernière minute, par Evariste Boshab. Lambert Mende Omalanga, le Ministre de la Communication et Médias, s’en est plutôt tiré, lui, vivement ovationné, grâce à son humilité et au discours fortement dosé. Rassuré, il affrontera toutefois Martin Mukonkole, un des élus de Kabinda, au Kasaï Oriental, lors de la question orale avec débat. Deux Ministres, deux attitudes. L’un, virulent. L’autre, modéré. Le récit d’hier, au siège de l’AMP, en donne l’illustration parfaite. Voici Alexis Thambwe. Il est arrivé à temps. Premier à prendre la parole, il resté sur ses pas d’antan, à Goma. Il a préféré laisser, en l’état, des propos au fond contesté par l’Honorable Emery Okundji, dans sa motion de défiance fourbie contre lui. Alexis Thambwe mesure, pourtant, les conséquences. En juriste et homme politique aguerri, il a refusé de se dédire, devant l’histoire. En bref, il ne retire rien, à ses propos. Il ira, du reste, s’en expliquer à la chambre basse. C’est un pari, croit-on. Est-ce une manière de narguer les Députés de la majorité qui voulaient, apparemment, lui éviter un naufrage ? Eh bien, le vin est tiré, il faut le boire. En l’espèce, l’actuel Ministre des Affaires Etrangères veut, de lui-même, convaincre et emporter l’adhésion de l’ensemble de la représentation nationale, au lieu se faire prier devant un groupuscule, fut-il de l’AMP, sa propre famille politique. Le mot d’ordre de Boshab suffira-t-il ? Rien n’est sûr. Lorsqu’on sait que la motion de défiance se solde toujours par un vote à bulletins secrets, la surprise n’est pas exclue. Les Députés de la majorité, voulant prendre leur revanche, risquent de lui rendre la monnaie de sa pièce, en le poussant à la porte de sortie, la seule qui vaille, après un vote à l’issue d’un tel exercice périlleux. En toute évidence, Alexis Thambwe est sur une corde raide. Sa survie au gouvernement ne tient plus qu’à un fil. C’est d’ailleurs une question d’heures, à moins que le Raïs refasse une nouvelle messe à Kingakati, dans la périphérie de la ville de Kinshasa, à l’autre bout du monde, sur le chemin de Bandundu. Peut-être que si elle traîne, elle trouvera Alexis Thambwe Mwamba déjà, hors du périmètre du gouvernement Muzito I. « Les choses pourraient aller très vite que du temps de Vital Kamerhe », confie un Député de la majorité, très blasé de cette attitude. Deuxième à prendre la parole. Voici Lambert Mende Omalanga. Discours conciliant. Propos respectueux. Pardon, mille fois pardon, aux Députés de la Majorité. Elégance, oblige ! L’homme est ovationné. C’est authentique ! Les limiers de La Prospérité y ont été clairvoyants. C’est tout le contraire de la première cadence. C’est pratiquement, l’anti-thèse. Que faire ? Voici Boshab, pour sauver les meubles. Un mot d’ordre est donné. « Nous sommes les Députés de la majorité. Le Gouvernement est de la majorité. L’initiative de cette motion de défiance et de la question orale avec débat, ne vient pas de la majorité. Nous ne devons pas faire le jeu des adversaires… ». Voilà tout. C’est sur cette note que les Députés ont quitté le siège de l’AMP, en fin de la soirée. Presque sur la pointe des pieds. Chacun, gardant sa dose de colère ou de rires. Que va-t-il se passer ? L’eau coulera certainement sous le pont. Beaucoup de surprises sont au rendez-vous. Ça s’annonce chaud, alors que Kabila, lui-même, promet des changements profonds d’ici juin 2009. Lui qui, dans ses nouvelles exigences, cherche, à mi-parcours de son mandat, dix à quinze personnes…, pour transformer le Congo. Osera-t-il s’immiscer dans une procédure parlementaire visant à faire tomber Alexis Thambwe ? La question restée posée.
Source : la Prosperité
Le DG Busima au Katanga pour le contrôle des chantiers en cours
Rien ne vaut la descente sur terrain pour procéder au contrôle des chantiers. N’est-il pas indiqué de suivre toutes les étapes afin d’éviter des surprises désagréables à l’échéance ? C’est ce qui justifie la mission effectuée au Katanga du 8 au 10 mai dernier par le DG Roger Busima de l’Agence congolaise des grands travaux accompagné de l’ADG Kipolongo de la Rtnc, un expert de la présidence et trois autres de l’ACGT.
A la sortie de l’audience auprès du gouverneur Moïse katumbi, Roger Busima a indiqué que le Katanga est concerné par les travaux de réhabilitation et de modernisation des infrastructures de base. Lesdits travaux entrent dans le cadre du vaste programme sino-congolais. Leur financement sera assuré essentiellement par le produit de l’exploitation des ressources minières que regorge la province du Katanga.
Déjà en cours d’exécution, le DG de l’ACGT cite la construction de la route Lubumbashi-Kasumbalesa, Lubumbashi-Kasongo-Kisangani. Le chef de l’Etat lui-même avait procédé au lancement desdits travaux pour le premier axe et pour le second, il n’est plus qu’une question de jours. En plus, il a ajouté également les travaux de modernisation du chemin de fer de l’Est, de la construction de centres de formation pour métier afin d’assurer le transfert des technologies.
Lors de son entretien avec les responsables de la firme chinoise CREC, en charge de l’exécution des travaux de la route Lubumbashi-Kasumbalesa, Roger Busima Kataala a constaté et reconnu l’efficacité du matériel utilisé par les partenaires chinois dans la réhabilitation des routes congolaises. Avec les responsables de la SNCC, la société nationale des chemins de fer, le DG de l’ACGT a insisté sur l’importance à accorder à la modernisation de la voie ferrée de l’Est. D’ailleurs, a-t-il ajouté, la deuxième phase du financement du programme sino-congolais sera axée principalement sur le chemin de fer. Des liaisons entre Kisangani-Banana-Moanda-Matadi-Kinshasa-Lubumbashi-Océan serviront à relier la zone minière à la zone énergétique.
L’occasion était donnée également pour sceller le partenariat entre la RTNC et l’ACGT dans le cadre de la vulgarisation des travaux en cours. Une conférence de presse avait sanctionné la mission sur place à Lubumbashi.
Source : le Potentiel