Les enseignants sont également concernés. Quelques mois de rémunération seront pris en charge, grâce à ce nouveau paquet. La Bcc, la Régideso, la Snel et la Snel sont essentiellement visées. C’est à Dakar, au Sénégal, où il séjourne, en effet, que le Ministre des Finances a signé ce mercredi 13 mai, avec Madame Zeinab EL BAKRI, Vice-Présidente de la Banque Africaine de Développement, un Accord de Don d’un montant de 65 millions d’unités de compte, soit l’équivalent de 97,18 millions de dollars américains au titre de la Facilité de la BAD visant à atténuer les effets pervers de la crise financière. Ce financement couvrira quatre volets essentiels, à savoir, le renforcement des réserves internationales de la Banque Centrale du Congo et un appui substantiel aux importations de biens, le règlement notamment, de quelques mois de rémunération des enseignants, la prise en charge des factures de consommation d’eau et d’électricité de l’Etat en faveur de la REGIDESO et de la SNEL et le soutien au plan de relance de la SNCC. Communiqué de presse Il se tient depuis ce mercredi 13 mai 2009, à Dakar, capitale de la République du Sénégal, la 44ème assemblée annuelle du Conseil des Gouverneurs de la Banque africaine de développement et la « 33ème assemblée annuelle du conseil des Gouverneurs du Fonds Africain de Développement. La délégation de la République démocratique du Congo y est conduite par le Ministre des Finances Athanase Matenda Kyelu, en sa qualité de Gouverneur pour la RDC auprès de la BAD. Ces assemblées sont organisées sous le thème principal de « l’Afrique face à la crise financière internationale : Un plan d’action ». En effet, d’aucuns n’ignorent les effets pervers de la crise financière mondiale sur les économies africaines en général et celle de la RDC en particulier. Du fait de la faible diversification de son économie, la RDC est fortement dépendante de son secteur minier du reste tributaire des fluctuations de la demande de l’économie mondiale. Ainsi, en dépit des efforts déployés par le Gouvernement pour la stabilité du cadre macroéconomique, la crise financière précédée de crises énergétique et alimentaire ont fini par saper les acquis de politiques orthodoxes que le pays avait commencé à mettre en place. Les conséquences n’ont pas tardé, dès le dernier trimestre 2008, à se manifester avec une virulence particulière. Le taux d’inflation mensuel qui se situait à moins d’un pourcent fin 2007, a pris une ascension, culminant le summum de 8,3% en janvier 2009. Il en est de même du taux de change qui fluctuait à moins de 500 FC contre 1 dollar américain, et qui, suite aux chocs exogènes principalement, a percé ce plafond, atteignant 800 FC en mars 2009. Malgré les efforts d’une gestion budgétaire base caisse, le déficit public s’est soldé à 60 milliards en décembre 2008. Le niveau de réserves internationales avait aussi sensiblement baissé pour toucher le fond de 33 millions de dollars américains en février 2009. Si le secteur de l’économie monétaire a accusé un relâchement remarquable dès le début 2009, l’économie réelle a consécutivement souffert d’un renversement des tendances aux conséquences sociales dramatiques. En effet, de nombreux emplois, surtout dans le secteur minier, ont été supprimés dès le dernier trimestre 2008. Cette tendance s’est non seulement propagée en effets boule de neige, mais a surtout contribué à exacerber la situation déjà précaire des entreprises publiques inscrites au programme d’urgence de relance mis en place par le Gouvernement. C’est dans ce contexte que le Gouvernement, au travers du Ministère des Finances, a mobilisé les partenaires multilatéraux pour appuyer un programme minimum de redynamisation de ces entreprises. Ce programme dont les financements sont disponibles à ce jour touche actuellement la SNCC, la REGIDESO et la SNEL. De Dakar où il séjourne, le Ministre des Finances vient de signer avec Madame Zeinab EL BAKRI, Vice-Présidente de la Banque Africaine de Développement, ce mercredi 13 mai un Accord de Don d’un montant de 65 millions d’unités de compte, soit l’équivalent de 97,18 millions de dollars américains au titre de la Facilité de la BAD visant à atténuer les effets pervers de la crise financière. Ce financement couvrira quatre volets essentiels à savoir le renforcement des réserves internationales de la Banque Centrale du Congo et un appui substantiel aux importations de biens, le règlement de quelques mois de rémunération des enseignants, la prise en charge des factures de consommation d’eau et d’électricité de l’Etat en faveur de la REGIDESO et de la SNEL, le soutien au plan de relance de la SNCC. Cette facilité, il convient de le signaler, découle des actions de plaidoyer continu d’Athanase MATENDA auprès des partenaires au développement pour trouver des moyens à court terme visant à l’atténuation des effets de la crise financière. L’on se souviendra qu’à l’invitation du Gouvernement, les membres du Conseil d’Administration de la BAD avaient séjourné à Kinshasa au mois de février dernier, palpant du doigt les réalités sur terrain. Ce qui a certainement facilité l’approbation urgente de l’octroi de ces ressources à la RDC. L’appui de la BAD, faut il le rappeler s’ajoute à celui de la Banque mondiale d’un montant de 100 millions conclus en février, et ceux du Fonds monétaire international d’un montant de 200 millions, toujours au titre de dons dans le cadre de la crise financière. Il est vrai que les besoins de la RDC vont au-delà de ces ressources, mais bien canalisées, elles devraient permettre une certaine reprise, surtout en faveur des entreprises directement bénéficiaires, sans compter l’assouplissement des pressions sur le budget de l’Etat. La REGIDESO et la SNEL devraient bénéficier d’une amélioration substantielle de leur trésorerie. Ce qui pourrait, dans un contexte adéquat, leur doter de moyens pour mieux desservir la population. Concernant la SNCC, l’on ne peut que saluer l’initiative du Ministère des Finances, qui a inscrit cette entreprise sur les ressources de la BAD. Sans le chemin de fer, l’intégration économique interne de la RDC risque de rester un véritable slogan. Il reste maintenant que la nouvelle administration de cette structure fasse preuve de pragmatisme pour tirer le maximum de cette facilité. Un autre accord signé ce jour par le Ministre des Finances concerne le financement de l’étude de faisabilité du projet pont-route-rail entre Kinshasa et Brazzaville pour un montant de 5milliond d’unités de compte soit 7,5 millions de USD, accord signé conjointement avec son Collègue du Congo Brazzaville Pacifique ISSOIBEKA. Athanase MATENDA a eu un tête a tête avec le Président de la BAD, Donald KABERUKA au sujet de l’évolution des négociations avec le FMI sur la conclusion d’un programme triennal et sur l’état des rapports avec son institution. Il est également intervenu au cours d’un séminaire de haut niveau au sujet de la crise financière internationale et les Etats fragiles, cas de la RDC. En ce moment critique, la RDC a effectivement besoin du concours de tous ses partenaires bilatéraux et multilatéraux. L’essentiel étant de faire usage efficient des instruments financiers à sa disposition. Le Service de Communication et de Presse du Ministère des Finances

Source : la Prosperité