14 mai 2009
La BCC veut déboulonner le roi dollar !
La Banque Centrale du Congo n’entend plus assister impassible à la déconfiture du FC face au dollar. Elle est déterminée à éponger les excédents de Francs congolais, en circulation. Après que d’autres instruments de la politique monétaire aient montré leur limite, l’autorité monétaire a opté pour la stratégie d’adjudication de devises. Ragaillardie par le renforcement de ses réserves en devise de l’ordre de US$ 200 millions, la BCC pourra régulièrement intervenir sur le marché de change chaque fois que la dépréciation journalière du FC tentera de dépasser la barre de 1,5 %. US$ 35 millions ont déjà été injectés sur le marché, à travers les Banques Commerciales, en trois séance d’adjudication. Les résultats sont déjà visibles. Mais il faudra que le Gouvernement respecte ses engagements en ce qui concerne les dépenses pour que l’autorité monétaire arrive à stabiliser le FC. Les conditions de vie de la population sont rattachées à cette obligation du résultat. La Banque Centrale du Congo a décidé d’éponger les excédents de liquidité des Francs Congolais sur le marché de change. L’option levée consiste à injecter sur le marché bancaire des devises et, partant, contenir la dépréciation effrénée de la monnaie nationale. La stratégie adoptée : les opérations d’adjudication chaque deuxième et quatrième lundis du mois. Toutefois, la BCC se réserve le droit d’intervenir plus de deux fois si jamais la dépréciation journalière de la monnaie nationale tend à dépasser la barre de 1,5%. Ce faisant, pour combattre la rareté de devises sur le marché de change, l’autorité monétaire a dû soumettre les Banques Commerciales agréées à concourir à l’adjudication. Ce, en leur proposant un montant en dollars américains qu’elles doivent acheter à un taux fixé de commun accord, moyennant versement, en cash, de l’équivalent en Francs Congolais. En trois temps, la BCC a injecté US$ 35 millions sur le marché. US$ 10 millions pour la première fois, 15 millions, pour la deuxième fois et 10 millions, pour la troisième fois en date du lundi 11 mai 2009. Des résultats encourageants Un coup d’œil rétrospectif fait voir qu’on est passé de 639,32 FC le dollar en décembre 2008 à 844 FC le dollar vers fin mars et début avril, soit une dépréciation de l’ordre de 24,27 %, soit 122 % en projection annuelle. Une alerte qui ne pouvait laisser impassible l’autorité monétaire qui a décidé de passer à la vitesse supérieure pour stopper net la déconfiture du Franc Congolais. Les résultats des opérations d’adjudication amorcées le 10 avril 2009 sont encourageants. Le lundi 11 mai 2009, date de la troisième adjudication, le taux indicateur de la Banque Centrale affichait 784 FC le dollar. A en croire les experts de la BCC, l’idée, ce qu’en faisant appel à l’adjudication de devises, uniquement aux Banques Commerciales, on crée la concurrence et la transparence du marché de telle sorte que le taux de change moyen obtenu reflète, comme à la bourse, la tension qui existe réellement entre l’offre et la demande de devises en lieu et place de la pure spéculation. Objectif visé : la stabilité du Franc Congolais Il faut reconnaître que la stratégie d’adjudication adoptée par l’autorité monétaire et qui ne vise, au finish, que la stabilité du Franc Congolais en cette phase difficile de la crise financière internationale avec ses effets collatéraux sur les prix des matières premières, arrive au moment où d’autres mécanismes tels, le Billet de Trésorerie (BTR) et le coefficient de réserve ont montré leurs limites. Tellement que leur souscription n’était plus attractive par rapport à la devise forte. Bouffée d’oxygène, US$ 200 millions du FMI Ragaillardie par le renforcement de ses réserves de change de l’ordre de US$ 200 millions, l’autorité monétaire est à même d’intervenir sur le marché de change durant une longue période. Mais, à condition que le Gouvernement tienne à ses engagements de geler ses dépenses pendant cette phase cruciale de lutte pour la stabilité de la monnaie nationale. Les conditions de vie de la population étant directement liées, l’obligation de résultat est au prix de ces sacrifices.
Source : la Prosperité
Joseph Kabila lance les travaux de construction d’un nouveau pont sur la riviere Mpozo a Matadi
Le President Joseph Kabila Kabange a procede vendredi 08 mai dernier, a Matadi, au lancement des travaux de construction d’un nouveau pont sur la riviere Mpozo par la Compagnie chinoise des ponts et chaussees (CNCTPC).
Le nouveau pont moderne, d’une portee de 188 metres, aura quatre voies et pourra supporter une charge de 120 tonnes a l’essieu, contrairement a l’ancien pont qui n’avait que deux voies pour une charge a l’essieu de 60 tonnes et qui accuse, depuis quelques annees deja, des signes de fatigue. Le cout des travaux de construction du nouveau pont est de 30 millions de dollars americains et la duree des travaux est de dix huit mois.
Pour le gouverneur du Bas-Congo, Simon Mbatshi Batshia, le tonnage qui passe par les ports maritimes de Banana, Boma et Matadi est en constante augmentation et suite a la faiblesse du chemin de fer Matadi-Kinshasa, plus de 90% de ce tonnage sont achemines a Kinshasa par la route nationale n°1, qui passe par le pont de Mpozo, ce qui entraine sa degradation progressive.
Peu avant de quitter la cite de Banana ou il a sejourne pendant 24 heures pour une visite de travail, le Chef de l’Etat a recu en audience, jeudi, M. Kwon Jin Bong, vice-ministre sud-coreen en charge de Terres, transport et affaires maritimes , avec qui il a evoque principalement des questions relatives a la signature entre Seoul et Kinshasa d’un protocole d’accord pour la construction, par la Coree du Sud, d’un port en eau profonde a Banana. M. Kwon Jin Bong, qui conduisait une delegation de 40 investisseurs de son pays, a declare a la presse qu’ils ont egalement evoque des questions relatives au renforcement de la cooperation dans les domaines des infrastructures et de l’energie.
Kabila inspecte les travaux d'asphaltage de la route lubumbashi/Kasenga
Le Président de la République Joseph Kabila Kabange, en séjour au Katanga depuis dimanche en provenance de l’Afrique du Sud, a visité le mercredi 13 mai 2009, en compagnie du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe la route nationale numéro 5 (Lubumbashi - Kasenga) où les travaux d’asphaltage sont en cours d’exécution par la société chinoise (CREC).
La route Lubumbashi - Kasenga, longue de 208 km est déjà asphaltée sur une distance de 20 km à partir de Lubumbashi. Au volant de sa jeep 4x4 Land-Rover, le Chef de l’Etat a effectué un aller-retour Lubumbashi -Minga - Lubumbashi sur une distance de 152 km pour se rendre compte du déroulement des travaux. Il a visité un pont de 39 m de longueur et 15 m de hauteur construit par les ingénieurs chinois sur la rivière Futuka et plusieurs autres petits ponts sur la route Kasenga. Au retour, le Président de la République a visité l’usine de fabrication de bitume installée à Kasangila, où il a reçu des explications sur le projet de prolongement de cette route jusqu’à Kisangani, en passant par Pweto, Kalemie, Uvira, Beni, soit une distance de 3.000 km. Les responsables de l’entreprise chinoise ont confirmé au Chef de l’Etat que d’ici 2010, les travaux d’asphaltage de cette route seront achevés. Malgré le caractère improvisé de ce déplacement, le Président de la République a été ovationné par la population le long de la route Source : Acp
Travaux d’assainissement de la ville de Kinshasa.
Les travaux d’assainissement de la ville continuent. La Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa est déterminée à rendre la capitale congolaise propre. La première opération est le fait de replanter de la pelouse tout le long de l’avenue des Huileries.
Pour y parvenir, il faut niveler la terre au niveau de la partie centrale qui sépare les deux bandes de la route. Et les travaux de remblayage se poursuivent normalement. Ils sont presque au niveau du rond point du croisement Kabambare – Huileries.
Autre problèmes auquel s’attaque la Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa, c’est le curage des caniveaux. Pour rappel, le Samedi 2 mai dernier, une équipe de cette régie est allée intervenir au niveau du rond point Moulaert, commune de Bandalungwa, où les conducteurs avaient du mal à circuler suite aux inondations provoquées à la suite de bouchage des caniveaux par les débris qu’emportent les eaux de pluie.
Depuis l’intervention des engins de la ville, la circulation est redevenue normale.
Source : dci
Le Chef de l’Etat en visite au chantier des travaux de réhabilitation de la route Lubumbashi–Kasenga
Partout où il se trouve le président de la République accorde une attention particulière au programme des Cinq chantiers. C’est ainsi que profitant de son séjour au Katanga il est allé visiter les travaux d’asphaltage de la route Lubumbashi-Kisenga
Le Président de la République Joseph Kabila Kabange, en séjour au Katanga depuis dimanche en provenance de l’Afrique du Sud, a visité mercredi, en compagnie du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, la route nationale numéro 5 (Lubumbashi–Kasenga) où les travaux d’asphaltage sont en cours d’exécution par la société chinoise (CREC).
La route Lubumbashi–Kasenga, longue de 208 km est déjà asphaltée sur une distance de 20 km à partir de Lubumbashi. Au volant de sa jeep 4x4 Land-Rover, le Chef de l’Etat a effectué un aller-retour Lubumbashi–Minga–Lubumbashi sur une distance de 152 km pour se rendre compte du déroulement des travaux.
Il a visité un pont de 39 m de longueur et 15 m de hauteur construit par les ingénieurs chinois sur la rivière Futuka et plusieurs autres petits ponts sur la route Kasenga.
Au retour, le Président de la République a visité l’usine de fabrication de bitume installée à Kasangila, où il a reçu des explications sur le projet de prolongement de cette route jusqu’à Kisangani, en passant par Pweto, Kalemie, Uvira, Beni, soit une distance de 3.000 km.
Les responsables de l’entreprise chinoise ont confirmé au Chef de l’Etat que d’ici 2010, les travaux d’asphaltage de cette route seront achevés. Malgré le caractère improvisé de ce déplacement, le Président de la République a été ovationné par la population le long de la route.
Avant de regagner sa résidence officielle du quartier Golf, il a également visité un établissement commercial situé au centre- ville de Lubumbashi.
Source : Acp
Walikale : encore des civils tués à Walowa Luanda par les FDLR
Plusieurs dizaines des personnes auraient été tuées et plusieurs autres blessées lors d’une attaque perpétrée par des rebelles hutus rwandais des FDLR dans le village de Busurungi. L’attaque a eu lieu le week-end dernier dans le groupement Walowa Luanda, en territoire de Walikale
La nouvelle a été donnée par des sources locales dans le territoire de Walikale. L’Assemblée provinciale du Nord-Kivu l’a confirmée ce mercredi au cours d’une plénière. Les habitants de Walowa Luanda parlent de 62 morts et de plusieurs blessés, tous des civils. Un véritable massacre, disent-ils. Le député provincial Bwira Shemusimiwa, élu de Walikale, qui a avancé exactement le même chiffre, parle, lui, d’une tragédie qui se déroule dans son fief électoral. « Les FDLR sont arrivés, ils ont incendié le village et tué 62 personnes. Vous savez, les FDLR sont nombreux là, ils pillent, violent… Ils sont arrivés, ont assiégé le village et tiré dans tous les sens... », s’est-il lamenté.
Selon toutes ces sources, la région est quasiment déserte. Les habitants de Chambucha, Lukaraba, Biriko, notamment, ont fui leurs villages, les uns se dirigeant vers Kalembe, et les autres vers Hombo et Musenge. Ils sont sans assistance.
Source : Okapi
La cour du CS Djelo-Binza vendue
Le complexe scolaire Djelo-Binza et l’école primaire 1,2,3, sur l’avenue du Marché n°1, au quartier Kimpé, à Binza-Dlevaux, dans la commune de Ngaliema, viennent de perdre une bonne partie de sa cour intérieure. En effet, le nommé Matwala Mawete vient d’y ériger deux maisonnettes et une clôture pour la protection de ses constructions. A l’en croire, cette portion de terre lui avait été vendue depuis 1996 par d’anciens gestionnaires de cet établissement scolaire. Pour asseoir son argumentation, il invoque l’arrêté ministériel n°MINEPSP/Cab/ Min/ 001/ 636 qui aurait désaffecté cette partie de la concession.
Responsables, enseignants et élèves du CS Djeo-Binza sont très fâchés contre le sieur Matwala, au motif que le lotissement qu’il évoque n’avait pas reçu le quitus du ministère des Affaires Foncières ainsi que de celui de l’Urbanisme et Habitat. D’où, ils considèrent qu’il y a là une opération illégale de vente d’un bien public. A cet effet, le corps enseignant a élaboré un mémorandum dont des copies ont déjà été déposées auprès de plusieurs autorités compétentes en vue de la récupération du terrain jugé spolié.
Ils s’inquiètent toutefois du silence qui continue de couvrir leur requête. Le comité des parents du CS Djelo Binza est aussi entré dans la danse, avec l’appui du comité scolaire communal, en vue de bousculer les décideurs politiques. On apprend que d’anciens animateurs de l’Anapeco/Ngaliema et de la Sous-division de l’EPSP/Ngaliema seraient impliqués dans la spoliation de ce patrimoine scolaire.
Selon le Directeur de discipline du CS Djelo Binza, Antoine Somba, il n’était pas question, en son temps, de vendre une partie de la cour de cette école mais plutôt d’étudier les voies et moyens de financer la réhabilitation des bâtiments fortement délabrés. A présent, tout le monde a ses yeux tournés vers la commission ad hoc de l’Assemblée Nationale chargée du recensement et de la récupération des terrains et bâtiments scolaires spoliés par des tiers. En attendant, les enseignants menacent de suspendre les enseignements si leur école n’est pas rapidement rétablie dans ses droits.
Source : le Phare
Jean-Pierre Bemba voit une issue
On s’achemine vers une clarification dans l’affaire qui oppose Jean-Pierre BEMBA au procureur de la Cour Pénale Internationale conjointement avec les familles des victimes au sujet des crimes que les troupes du M.L.C. avaient commis à Bangui entre les mois d’octobre 2OO2 et mars 2OO3. Après avoir rejeté la responsabilité pénale personnelle de l’accusé faute des preuves suffisantes, la Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale a récemment demandé au procureur de requalifier les faits pour établir la responsabilité pénale du président du MLC en sa qualité de chef suprême des forces ayant opéré dans la capitale centrafricaine. Ainsi donc, la chambre préliminaire III de la Cour Pénale Internationale est suffisamment édifiée par les deux parties au procès et va répondre par une décision au plus tard le 24 juin prochain. Soit elle confirme les charges contre l’accusé, soit elle prononce un non-lieu, soit elle demande encore une fois au procureur de chercher d’autres éléments de preuve.
La défense de Jean-Pierre BEMBA, par l’entremise de l’un de ses avocats en l’occurrence Me NKWEBE Liris, vient de déposer ses conclusions qui, d’une manière générale, s’efforcent de détruire les arguments de l’accusation en sa basant sur une série d’éléments tirés du Droit International, des dépositions de certains hauts responsables de l’armée centrafricaine, de la jurisprudence internationale et surtout d’un accord régional, le Conseil de Sécurité des Nations Unies entendu. A signaler aussi que la défense a relevé plusieurs contradictions sur les dates avancées par le procureur, le caractère vague et imprécis de certains chefs d’accusation, ce qui a fait dire à la défense que de ce fait le document de notification des charges tel que modifié et présenté par le procureur « est attentatoire au droit à un procès équitable ». Tout en rappelant que le MLC disposait d’une armée de vingt mille hommes, la défense note cependant qu’à la demande du gouvernement légitime de la République Centrafricaine, Jean-Pierre BEMBA avait envoyé 3 bataillons, soit 1.5OO hommes pour faire face à la rébellion déclenchée par le général François BOZIZE. La question en droit est celle de savoir, souligne la défense, qui était le supérieur hiérarchique de ces trois bataillons opérant sur le terrain à partir du 2O octobre 2OO2 jusqu’au moment de leur retrait intervenu le 15 mars 2OO3. Par la même occasion, la défense a interrogé les principes universels du Droit International et plus particulièrement le droit à la légitime défense prévu à l‘article 51 de la Charte des Nations Unies qui permet à tout Etat souverain de faire appel à des troupes étrangères lorsque sa sécurité interne est menacée. C’est ainsi que la mise à la disposition du gouvernement centrafricain du contingent des 1.5OO hommes par l’administration du MLC a entraîné la ré subordination de ces troupes à l’Etat Major Général centrafricain et au commandant suprême des forces armées de ce pays, à savoir le président Ange-Félix PATASSE. Cette disposition est confirmée par le général centrafricain Ferdinand BOMBAYAKE, directeur de la sécurité présidentielle qui a reconnu que le président PATASSE disposait, par délégation, du pouvoir et de l’autorité sur les troupes que le MLC avait mises à la disposition de son gouvernement légitime. En d’autres termes, c’est à tort que le procureur a retenu la responsabilité pénale du leader congolais, car les trois bataillons ne dépendaient plus de la chaîne de commandement du MLC mais bien du président Ange-Félix PATASSE et de son gouvernement ainsi que de l’Etat Major Général de l’armée centrafricaine. Cela, d’autant que J.P. BEMBA n’a jamais mis ses pieds à Bangui. Il y a dons absence de subordination entre lui et les 1.5OO hommes ayant opéré en Centrafrique. La jurisprudence internationale à la rescousse de J.P. BEMBA La Cour Internationale de Justice avait déclaré qu’un Etat est fondé de recourir à un autre Etat et même à un groupe rebelle pour l’assister pour faire valoir son droit d’auto-défense. Dans la même lancée, dans l’affaire ayant opposé la Bosnie Herzégovine contre la Serbie et Monténégro, la même cour a reconnu qu’en droit international, les actes des personnes, groupes ou entités, mis par un Etat à la disposition d’un autre Etat ne peuvent être attribuables à l’Etat fournisseur si ces groupes, entités et personnes agissent pour le compte de l’autorité subsidiaire dont ils dépendent. Pour autant, soutient la défense, tous les instruments juridiques internationaux militent en faveur du droit de la légitime défense d’un Etat dont la sécurité intérieure est menacée. Il s’agit notamment de la Charte des Nations Unies, des nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, de la Convention de Vienne sur le droit des traités, de la Charte de l’Union Africaine et surtout du Statut de Rome qui a donné naissance à la Cour Pénale Internationale. En répondant à l’appel de l’Etat centrafricain en butte avec une rébellion, le MLC devrait en principe être félicité. Ironie du sort, c’est le chef de cette rébellion qui a saisi la Cour Pénale Internationale pour accuser le chef du MLC d’avoir commis, par ses troupes, des crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Le flou manifeste dans le nouveau document des charges Il y a d’abord des chefs d’accusation qui allèguent des crimes commis contre des victimes non identifiées et à des dates non précisées, ensuite d’autres crimes ne se limitent pas aux crimes réellement allégués. On note aussi des allégations se rapportant à des dates contradictoires qui ne peuvent pas tomber dans la période de temps couverte par les chefs d’accusation. Bref, ce nouveau document de notification des charges, soutient la défense, ne permet pas à l’accusé de bénéficier d’un procès équitable et juste. Or, le droit de la défense est sacré, étant donné que selon le Tribunal International Pénal sur la Yougoslavie « l’identité de la victime fait partie des renseignements valables pour la préparation des arguments de la défense et si l’accusation est en mesure d’identifier nommément les victimes, elle devait le faire ». J.P. Bemba a répondu à un accord international Autant le leader du MLC n’a jamais mis ses pieds à Bangui, autant il est établi que c’est en exécution d’un accord régional CENSAD-COMESA appuyé par l’Organe Central de l’Union Africaine lors de sa 8ème session au niveau ministériel tenue du 26 au 27 janvier 2OO2 que les trois bataillons du mouvement rebelle congolais avaient été dépêchés à Bangui. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies en avait été informé et pris acte. La question qui saute aux yeux est celle de savoir comment pourrait réagir le procureur Moréno Ocampo au cas où les troupes rwandaises qui avaient pris part aux opérations conjointes pour la traque des éléments des FDLR avaient commis des crimes contre l’humanité sur le territoire congolais. Va-t-il lancer un mandat d’arrêt à charge du président rwandais ? D’autant qu’il est établi que ces troupes avaient été placées sous le commandement de l’Etat Major Général de l’armée congolaise. Par ailleurs, a rappelé la défense, l’administration du MLC avait saisi le représentant de la force onusienne accréditée à Bangui pour lancer des enquêtes sur des allégations des crimes contre l’humanité qu’auraient perpétrés des éléments des trois bataillons précités. Une fois les troupes revenues au pays ou du moins dans la partie occupée par la rébellion, un procès avait été diligenté pour sanctionner ceux des militaires qui avaient été reconnus coupables des actes des viols et de vandalisme dans les quartiers situés au Nord de la capitale centrafricaine.
Source : Le Phare /Kinshasa
Adolphe Muzito interpellé
L’heure est grave. La situation socio-économique va de mal en pis en République démocratique du Congo. Les élus du peuple se posent la question de savoir où va le pays. L’on assiste à la privatisation de l’économie sans que le Premier ministre crie gare. Alors que c’est lui qui gère le pays au quotidien. Le problème du brassage des éléments du Congrès national pour la Défense du peuple (CNDP) au sein des FARDC préoccupe au plus haut point la Chambre basse du Parlement. Il s’avère même que les éléments du CNDP ont déjà commencé à intégrer les services de sécurité, la DGM ainsi que d’autres structures étatiques. C’est ce qui constitue la toile de fond de la motion d’interpellation adressée au Premier ministre. Une motion d’interpellation adressée au Premier ministre, Adolphe Muzito, a été inscrite à l’ordre du jour de la plénière de l’Assemblée nationale d’hier mercredi 13 mai. La police de débat était assurée par Evariste Boshab, président de la Chambre basse du Parlement.
Partant de cette interpellation, le Premier ministre Adolphe Muzito devra s’expliquer sur la flambée des prix sur le marché. Car nul n’ignore qu’au moment où le gouvernement actuel a fait voter le Budget 2009, 1 dollar américain équivalait à 500 Fc. Curieusement, le taux de la devise américaine a connu un renchérissement spectaculaire. A cela s’ajoute la situation de la Banque centrale du Congo qui devient ingouvernable. On note aussi le manque d’infrastructures, l’absence de structures médicales pour des soins appropriés et des routes qui sont devenues impraticables. Bref, rien ne marche. C’est par rapport à toute cette situation chaotique que les uns et les autres veulent être fixés par celui qui a la gestion du pays au quotidien.
Rappelons qu’au cours de la plénière d’hier mercredi, les députés ont déclaré recevables quatre projets de lois portant autorisation et ratification du Pacte de Défense Mutuelle signé le 26 août 2003 à Dar es-Salaam par les Etats membres de la SADC ; de la Convention sur la protection et la promotion de la Diversité des Expressions Culturelles ; de la Convention pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel et de la Convention sur la protection du Patrimoine Culturel Subaquatique. Afin d’éclairer la lanterne des députés sur le projet de loi portant autorisation et ratification du Pacte de Défense Mutuelle signé le 26 août 2003 à Dar es-Salaam par les membres de la SADC, Thambwe Mwamba Alexis et Mwando Simba Charles, respectivement ministres des Affaires étrangères et de la Défense nationale, Démobilisation et Anciens combattants, ont représenté le gouvernement à la plénière.
Esdras Kambale Bahekwa, ministre de la Culture et des Arts, était venu aussi défendre trois autres projets de lois ayant trait à son secteur.
12.000.000 US à payer à l’UA
Tout a commencé par le débat. Les députés ne comprenaient pas pourquoi une loi qui date de 2003 soit présentée en 2009 devant l’Assemblée nationale, avec six ans de retard.
Les intervenants voulaient également savoir s’il n’y avait pas de manque à gagner dû à ce retard ?
Dans son intervention, le député Jean-Louis Ernest Kiaviro a mis un accent particulier sur le pillage de notre patrimoine culturel.
Pour sa part, le député Patrick Mayombe a souhaité que le gouvernement procède aux négociations afin de récupérer le musée de Tervuren qui est un patrimoine congolais. A en croire Patrick Mayombe, le musée de Tervuren fait des recettes de l’ordre de plus d’un milliard de dollars par mois en faveur de l’Etat belge. Et pourtant, cette somme importante aurait profité à la RDC.
Appelé à rencontrer les préoccupations des députés, le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe, a déploré les arriérés monumentaux dont fait montre la RDC vis-à-vis de l’Union Africaine (UA). Lors des réunions de l’Union, la RDC est observatrice. Ce qui fait que le chef de l’Etat Joseph Kabila ne sait plus prendre part active aux assises de cette institution par le fait qu’il n’a pas de voix délibérative. Il est donc temps de geler les participations de la RDC au sein des organismes moins stratégiques afin de faire face à au moins 12.000.000 de dollars qu’on doit payer à l’UA en termes d’arriérés, a indiqué Alexis Thambwe Mwamba. Avant de préciser que la RDC est en règle des cotisations vis-à-vis de la SADC et des Nations Unies. Bientôt, le président de la RDC va passer à la tête de la SADC. Ce qui va permettre au pays d’actionner des mécanismes nouveaux, a déclaré Alexis Thambwe. Le ministre des Affaires étrangères est convaincu que le retard de paiement fait des manques à gagner au motif que plus les arriérés ne sont pas apurés, plus la dette accroît et c’est le pays qui sort perdant.
C’est ainsi que tous les ministres présents dans la salle des Congrès ont convié les députés à faire œuvre utile en votant rapidement ces projets de loi de manière à permettre à la RDC de devenir Etat parti et de protéger son patrimoine culturel à travers des lois.
L’examen article par article de ces projets de lois a commencé depuis hier mercredi dans la salle des Congrès. Dans la suite, le président de l’Assemblée nationale a soumis ses compères à une séance marathon pour l’intérêt supérieur du pays.
Source : le Potentiel/Kinshasa
Portefeuille de l’Etat : les non-dits d’une réforme
Pas besoin d’être devin pour pouvoir réaliser qu’il y a de non-dits dans la réforme des entreprises du Portefeuille de l’Etat mise en branle par les décrets du Premier ministre. Décodage.
Des non-dits, il n’en manque pas dans les cinq décrets du Premier ministre, décrets d’application de quatre lois fixant le cadre juridique des entreprises du Portefeuille. Comment pourrait-il en être autrement d’autant plus que le chef du gouvernement et son ministre du Portefeuille ont laissé les choses dans un flou artistique qui les a amenés, juste après la publication de ces décrets, à enclencher une campagne d’explication qui n’en valait pas la peine. Peut-être a-t-elle permis à l’opinion, et c’est cela son seul mérite, de comprendre que la réforme « Muzito » ne vise pas le redressement des entreprises publiques. Bien au contraire.
Au-delà du fait qu’elle va à contre-courant de l’histoire et qu’elle est en contradiction flagrante avec les options idéologiques fondamentales de la coalition au pouvoir qui prône la social-démocratie et le socialisme, la réforme en cours du Portefeuille de l’Etat prépare insidieusement le lit d’un bradage en règle du patrimoine national.
Comme en 2003
Les travailleurs des entreprises en cours de transformation ne vont pas s’en sortir à bon compte. En tout cas, une chose est sûre : elles vont être « bouffées» à la sauce des intérêts mesquins comme on en a la manie au Congo-Kinshasa. Et comme en 2003, il paraît de plus en plus évident que le chemin de la croix a déjà commencé pour eux. On a beau crier que le personnel salarié de ces entreprises est maintenu en service ; on a beau crier que l’option de maintenir le personnel salarié des entreprises transformées, répond à une volonté politique du gouvernement. Mais devant la recherche de l’efficacité et de la rentabilité, le personnel de ces entreprises ne pourra pas échapper au rouleau compresseur de l’assainissement.
On a beau rassurer les syndicalistes que les travailleurs ne seront pas bousculés et que les avantages acquis seront sauvegardés, la réalité sera tout autre. « Le gouvernement, par la voix de son Premier ministre, a employé toute sa rhétorique…pour convaincre et endormir les syndicalistes », a dénoncé un dirigeant du mouvement syndical. On ne voit pas par quelle baguette magique l’Etat va s’opposer à la vague d’assainissements qui va s’abattre sur ce personnel. On ne voit pas non plus l’Etat faire face par exemple au coût financier consécutif au maintien du personnel en service que lui-même qualifie de pléthorique et au problème financier pour le paiement des indemnités de ceux qui doivent aller en retraite.
Dans l’opinion, on a encore frais dans la mémoire le «feuilleton» des anciens employés de banques liquidées en 2003, la Banque de crédit agricole, la Banque congolaise de commerce extérieur et la Nouvelle Banque de Kinshasa. Cela fait déjà six années que ces derniers attendent, désespérément, la liquidation de leurs décomptes finals. Par rapport au décor qui est en train d’être planté par le Premier ministre et la ministre du Portefeuille, le risque est donc grand que survienne un contentieux similaire avec les entreprises publiques appelées à subir aujourd’hui des mutations au plan statutaire ou à liquider.
Les anciens travailleurs de banques liquidées en 2003 - la BCA, la BCCE et la NBK - réclament des indemnités de départ de l’ordre de 60 millions de dollars américains pendant que la Banque mondiale a décaissé seulement 11,5 millions Usd à cet effet.
On apprend que le Premier ministre a écrit au gouverneur de la Banque centrale du Congo. Dans cette correspondance datée du 19 mars 2009, il intime l’ordre de procéder «dans les plus brefs délais» au paiement de solde des décomptes finals de 3.480 ex-agents de banques en liquidation. En guise de réponse, la Banque centrale du Congo recommande, dans sa lettre du 1er avril 2009, de résoudre cette question « au travers du budget de l’Etat de l’exercice 2009 ou en cherchant d’autres ressources ailleurs ».
Dans sa réplique du 13 avril 2009, l’Intersyndicale des banques du Portefeuille de l’Etat en liquidation forcée exige du gouverneur de la BCC de « traduire dans les faits, sans atermoiements funestes ni tergiversations inconsidérées », la décision du gouvernement en guise de règlement définitif de l’engagement irrévocable de l’Etat-propriétaire vis-à-vis des ex-agents, créanciers privilégiés de banques BCA, BCCE et NBK en liquidation forcée.
Une bombe à retardement
Dans tous les cas, l’Etat va être confronté à de problèmes d’arriérés de salaires impayés. Cela l’est d’autant que pas grand-chose n’est envisagé quant à ce qui est des mesures d’accompagnement au plan social.
Ce conflit démontre tous les problèmes qui vont surgir bientôt à la suite de la réforme du Portefeuille en cours. Dans la foulée, il va se poser des problèmes d’arriérés de salaires impayés et d’indemnité pour réinsertion sociale des agents. En définitive, le sort qui attend les travailleurs des entreprises transformées en sociétés commerciales ou en établissements publics, ou tout simplement liquidées ne sera pas différent de celui que l’on fait subir aux ex-agents de banques liquidées en 2003. Bras de fer, dialogue de sourds…Tout est possible.
A rappeler que c’est sur injonction du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale que la Banque centrale du Congo avait décidé, à partir de 2002, de mettre en liquidation les banques «confrontées à d’énormes difficultés de gestion marquées par une insuffisance de fonds propres, par un fonds de roulement négatif, par de pertes d’exploitation cumulées, par l’exclusion de la Chambre de compensation, par la cessation d’activité et par l’absence de toute perspective de relance».
Ce sont les mêmes institutions de Bretton Woods qui sont le maître d’ouvrage de la réforme qui vient d’être amorcée au sein du Portefeuille de l’Etat. Et quand on sait pour qui roule le Copirep, il est certain que cette réforme, comme les précédentes lancées par le même Comité de pilotage – cas de la Gécamines avec ses malheureux départs involontaires, aille en eau de boudin.
De toute façon, ce n’est pas pour rien que le président de l’Assemblée nationale a joint sa voix à celles d’autres Congolais qui se sont inquiétés, autant que lui, de conséquences que cette réforme va avoir sur les plans politique, économique et social. Il ne faudra pas que M. Evariste Boshab s’arrête en si bon chemin. Et pour mieux faire les choses, il y a lieu d’ouvrir le débat avant qu’il ne soit trop tard, suggère-t-on dans certains milieux avisés.
« Ces conséquences sont énormes », affirme un opérateur politique de la majorité au pouvoir. Il estime que la paix sociale, qui sera malmenée à la suite de cette réforme « importée », est un énorme dividende politique sur lequel on doit faire attention. « Les réalités devant lesquelles nous allons nous retrouver vont être impitoyables. Et malheureusement, cela va se faire à la veille de l’élection présidentielle», avertit-il.
Source : le Potentiel/kinshasa