JusticeBosco_NtangadaLe Président Joseph Kabila résiste toujours à une pression intensive afin de livrer à la Cour Pénale Internationale(CPI), le chef rebelle, Bosco Ntaganda, qui a aidé à négocier un cessez-le-feu dans la région de l'Est.
Les pays occidentaux et les associations de droits de l'Homme veulent qu'il lâche Bosco Ntaganda, qui a renversé Laurent Nkunda et a conduit le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) à déposer les armes en janvier.
Mr. Ntaganda - inculpé par la CPI en août 2008 pour crimes contre l'humanité - à aider le Président Kabila a dompté Laurent Nkunda qui avaient menacé de porter sa lutte jusqu'à Kinshasa et de renverser le gouvernement.

Le cessez-le-feu a conduit à la signature de l'accord de Goma le 23 mars dans le cadre d'un programme de médiation dirigée par l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Le CNDP et les 22 autres groupes de milices ont convenu de commencer les négociations pour un accord politique global.
L'obligation présente est que M. Obasanjo et le co-médiateur, Mr. Benjamin Mkapa, sont attendus depuis le 15 mai pour mettre au courant les chefs d'états de la région des Grands Lacs sur le progrès de l'accord Goma.

Le Président Kabila doit également composer avec la pression des ONG qui ne sont pas disposées à offrir leur aide humanitaire dans l'Est du Congo tant que Ntaganda jouera un rôle clé dans le processus de paix. Ils lui reprochent de continuer à commettre des atrocités, y compris l'amputation des civils.
Ntaganda est également associé aux atrocités du passé, comme le massacre de 120 civils dans Kiwanja l'année dernière. Mais les sources proches de Kinshasa disent que le Président Kabila est convaincu que la remise de Ntaganda à la CPI sera un inconvénient pour le processus de paix.

Dans une interview, Joseph Kabila a considéré que le retour à la paix dans l'Est du Congo et aux frontières avec le Rwanda était à l'heure actuelle le plus important.
Kinshasa affirme également qu'il est l'un des rares pays africains qui ait le mieux coopéré avec la CPI. Jusqu'à présent, il a remis les anciens chefs rebelles Thomas Lubanga, Germain Katanga et Matthieu Ngudjolo Chui. L'ancien chef de l'opposition, Jean Pierre Bemba, a également été arrêté alors qu'il été en exil en Europe.
En vertu de l'accord de Goma, Kinshasa va accorder l'amnistie aux anciens rebelles et intégrer les anciens soldats rebelles dans diverses forces de sécurité. Il inclura aussi certaines d'entre eux dans les gouvernements nationaux et locaux.

Mais la mise en œuvre de l'accord de Goma est lente car tributaire de l'avis de trois comités formés après le cessez-le feu.
Le premier comité mène les négociations entre le gouvernement et le CNDP, le second est entre le gouvernement et d'autres groupes armés du Nord-Kivu, et la troisième négociation s'effectue entre le gouvernement et les groupes armés au Sud-Kivu.
Entre temps, l'offensive conjointe du Congo et du Rwanda contre les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda(FDLR) - que le Rwanda considère comme les ultimes auteurs du génocide de 1994 - n'a pas été totalement fructueux.

Elles [FDLR] attaquent les villages, tuant des personnes et pillent leurs biens. Ils continuent également l'exploitation minière de l'or et du coltan. Kinshasa reproche à la communauté internationale de n'avoir pas su honorer sa promesse d'un soutien financier à l'accord de Goma.
D'autre part, les 3000 casques bleus supplémentaires voté par le Conseil de sécurité ne sont toujours pas arrivés. De nombreux pays, notamment en Europe, ne sont pas disposés à envoyer leurs troupes rejoindre les 17.000 déjà existant sur le terrain.

Source : The East African