La panique a débuté dans le quartier Bamukangi, avant de se répandre peu à peu à Dungu centre et Dungu Uye, deux autres quartiers du chef-lieu du territoire. Selon plusieurs sources contactées, notamment les religieux et l’administrateur gestionnaire de la zone de santé de Dungu, l’assassinat de ces deux personnes a eu lieu à côté de la rivière Na Lukenge, près du grand marché de Bamukangi. C’est donc de là que sont partis les troubles

Selon les mêmes sources, la société civile et les membres du comité de sécurité du territoire sont descendus sur terrain pour évaluer les dégâts. Par ailleurs, la Monuc a déployé ses militaires à Dungu centre pour la sécurité des civils. Quant aux militaires FARDC, ils se sont lancés à la poursuite des assaillants dans le quartier Bamukangi.

Selon le président de la société civile, cet incident est le 3ème de ce mois à Bamukangi, après celui du 12 mai dernier et celui d’hier samedi dans la soirée.

La veille, une autre attaque de la LRA avait fait 5 morts

Samedi soir vers 17 heures, une première attaque des rebelles LRA dans ce même quartier Bamukangi, cité de Dungu, a fait cinq morts dont quatre civils et un rebelle LRA. Ce dernier a été abattu par les habitants dudit quartier.

Selon la société civile locale, les rebelles LRA ont également incendié une dizaine de maisons, pillé quelques bâches récemment distribuées aux déplacés par Caritas Dungu et l’ONG Oxfam.

Aron SAMBIA, président de la société civile de Dungu, témoignage des évenements : « Hier, vers 17h, il y a eu incursion des éléments de la LRA dans la localité de Bamukandi. Ils ont tué trois personnes. Il y a le chef de quartier qui fait le tour du village pour voir s’il n’y a pas d’autres incidents. Ils ont brûlé une dizaine de maisons et ont ravis les bâches remises par les humanitaires. Il s ravissent aussi des habits et ont même enlevés des personnes. Nous n’avons pas encore réussi confirmer le nombre des personnes enlevées la nuit. Demain, il faudra faire une réunion de coordination au niveau de la société civile pour aller contacter le commandant des opérations afin qu’il puisse déployer des troupes dans la cité de Bamukandi, puisque l’attaque du 12 avait eu lieu dans le même quartier, comme cette fois aussi. Alors, il faudra qu’on puisse vraiment intensifier les militaires dans ce quartier pour protéger la population. »

Source : okapi