ManiocL'importance de la culture du manioc a été expliquée le week-end dernier dans la salle des études de l'institut congolais de l'audiovisuel (ICA) au cours d'un point de presse animé par le coordonnateur national de l'institut international d'Agriculture(IITA) pour la RDC, M Nzola Meso. L'orateur a d'entrée de jeu expliqué d'abord ce qu'est l'IITA, son objectif et ses actions et par là, il a laissé entendre que l'IITA a pour mission première d'assurer la sécurité alimentaire en Afrique, en plus de cela, c'est un des centres internationaux de recherche agronomique au monde. Implanté en République démocratique du Congo depuis 1974, l'IITA a son quartier général à Ibadan au Nigeria. Parlant du manioc, le coordonnateur national de l'IITA/RDC a fait remarquer que c'est un aliment très important notamment avec la particularité de sa feuille qui est très riche en protéine et il a en outre rappelé que vers les années 1990, la production du manioc en République démocratique du Congo était estimée à près de 20 millions de tonnes par an et entre 1995 et 2000, la production avait fortement chuté en dessous de 15 millions de tonnes par an. La cause de cette chute, selon l'orateur est liée à plusieurs facteurs dont la résurgence des mosaïques, le manque des matériels de plantation, l'insécurité, la réduction de la fertilité des sols et le faible soutien accordé à l'agriculture. M Nzola Meso a également expliqué son expérience vécue en Thaïlande du 4 au 12 avril dernier où avec sa délégation, ils ont visité une usine de fabrication d'amidon qui produit au moins 200 tonnes par jour. Il a indiqué qu'en Thaïlande, le gouvernement appuie sérieusement le centre de recherche agronomique qui produit le manioc sur 1,3 millions d'hectares.

Troisième producteur de manioc au monde après le Nigeria et le Brésil, la Thaïlande produit 30 millions de tonnes de manioc par an.

Cependant, M Nzola Meso a sollicité l'appui du gouvernement dans ce domaine soulignant qu'avec le manioc seulement, la Thaïlande a un revenu d'un milliard quatre cent millions de dollars par an.il a rappelé que son entretien avec la presse locale est surtout qu'en sa qualité de communicatrice, la presse a le devoir de communiquer au peuple le courage de promouvoir la culture de manioc. Grâce au financement de l'Usaid, l'IITA en partenariat avec l'institut national pour l'étude et la recherche agronomique (INERA) travaille dans le but d'augmenter la production pour la consommation locale et promouvoir la culture de manioc destiné à l'exportation.

Source : l'Observateur