PNUDpolice80 officiers de police judiciaire de l'inspection provinciale de Kinshasa sont à l'école de renforcement des capacités pour lutter contre la corruption. La formation est organisée depuis lundi par le ministère de la justice et le PNUD, programme des nations unies pour le développement. Pour éradiquer le fléau de la corruption des pratiques quotidiennes de la police, la plupart des OPJ estime que cela passe par l'amélioration de leurs conditions salariales

C’est dans le cadre de son programme de bonne gouvernance et de reforme judiciaire que le PNUD organise cette formation de 4 jours à l’intention des Officiers de Police judiciaire, OPJ. Il est question de mettre à leur disposition les instruments des droits internes et externes de lutte contre la corruption.

Pour lutter efficacement contre ce fléau, le PNUD pense que seule la formation ne suffit pas. Celle-ci doit s’accompagner de l’amélioration des conditions des OPJ. Ce point de vue est largement soutenu par les concernés.

Mustaphu Ahmed Eli, expert du PNUD en reforme judiciaire, explique : « il faut que ceux qui sont chargés de combattre la corruption soient à même de pouvoir le faire avec les outils techniques et les moyens qui sont à leur disposition. Mais, il est vrai aussi que non seulement le policier judiciaire doit être formé aux techniques, mais aussi qu’il doit avoir les moyens matériels et humains de le faire. Je pense que, à la fois, les techniques et les connaissances sont très importantes, mais le support économique et social du policier aussi. »

Présent à la cérémonie, le vice-ministre de la justice indique que le gouvernement congolais place l’homme au centre de ses préoccupations. Mais Jean-Colin Musonda regrette que les moyens fassent défaut : « Nous essayons de mettre l’homme au centre de l’opération de lutte contre la corruption. Mais tout projet conçu sans l’apport de l’Homme est voué à l’échec. Nous savons que nous traversons des moments difficiles où les conditions de vie ne peuvent pas suivre facilement, mais nous demandons d’abord que l’homme soit conscientisé. »

Malgré la crise, l’inspection provinciale de la police promet de protéger l’honneur de son corps en engageant ses OPJ à lutter contre la corruption.

Source : Okapi