RouteLa réalisation des travaux de construction du pont de la N’sele, l’élargissement et le terrassement des routes sur le district de la Kwango, dans la province du Bandundu ont fait l’objet d’une tournée d’inspection entreprise dimanche dernier par le vice-ministre en charge de la reconstruction, Emile Bongeli. Il a été accompagné par le ministre des infrastructures, travaux publics et reconstruction, Pierre Lumbi. Cette tournée a été effectuée au niveau de la rivière Kwango en vue de se rendre compte de l’avancement des travaux réalisés par l’entreprise chinoise Sinohydro Corporation Limited et la société Sogea Satom, sur financement de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de l’Union européenne. La délégation a constaté que la route d’environ 57 km, allant de l’axe N’sele lufimi à Kwango est revêtue d’une nouvelle couche de fondation et d’une autre couche de base. L’ingénieur chargé des infrastructures à la Reconstruction, Jacques Baikpon s’est déclaré convaincu que le rythme de travail sera accéléré, étant donné l’approche de la saison sèche. Il a en outre indiqué que la stabilisation du tronçon se fera à l’aide de sol-ciment conformément aux études réalisées à cet effet. Il a conclu que la dernière étape c’est celle de la couche de roulement, appelée communément « goudron ».

De son côté, l’ingénieur TUTU Benoit, responsable de la carrière de production des concassés, des enrobés et des sol-ciment a indiqué que cette carrière a une capacité de production de 600 milles tonnes de goudron. Il s’est dit satisfait du rythme de travail et a avoué maintenir des bonnes relations avec la population locale. Ce qui permet d’exploiter la carrière. Camions poids lourds : un handicap A l’étape de l’axe Nsele Lufimi, le directeur technique de l’entreprise Sinohydro a déclaré éprouver d’énormes difficultés suite au refus des chauffeurs de gros camions d’obéir aux instructions d’ouvriers, chargé d’organiser la circulation pour ne pas entamer les travaux en cours d’exécution. La deuxième difficulté réside dans la localisation et l’exploitation de la carrière, découverte à 50 Km du lieu de travail. Ce handicap est le facteur de retard dans l’achèvement des travaux, a –t-il conclu. Tenant à évacuer les prétextes de blocage présentés par les entrepreneurs, le ministre Lumbi Pierre a promis de s’impliquer personnellement à la conscientisation des autorités locales qui, à leur tour auront comme mission de sensibiliser la base. Les matériaux de construction entreposés et destinés à la construction d’un pont sur la rivière Lufimi, profonde de 18 m sont financés par la société francaise Sogea Satom qui recourt à l’expertise d’Afritec. Bongeli émerveillé A l’étape de Kwango, 15.000 fûts de goudrons et une bonne quantité de concassés sont stockés. Emerveillé par l’organisation et l’assiduité du personnel commis à la tâche, le vice-premier ministre en charge de la reconstruction a souligné qu’il n’y a pas une fin sans commencement ; le travail de construction d’un pays est un travail de longue haleine qui nécessite la contribution permanente de tous les Congolais. Bongeli a recommandé à la population de perpétuer l’idéologie de travail, considérant qu’il n’y a pas de miracle sans travail. Il a en outre indiqué que tout Congolais doit avoir un esprit d’équipe à l’exemple des athlètes soudés autour d’un objectif précis : marquer des buts chez l’adversaire. Le gouvernement de la République est conscient de l’ampleur du travail à abattre, a-t-il assuré. A une question sur la présence d’une seule machine pour la fabrication de béton face à l’immensité du travail, Bongeli a tenu à préciser que mieux vaut une seule, performante et moderne que d’en manquer. Il s’est dit tout heureux que les usines de concassés soient installés à un nombre suffisant. Une occasion pour lancer un appel pathétique à la population et aux usagers de la route d’obéir aux instructions des entrepreneurs commis à la construction du tronçon. C’est notamment l’interdiction formelle de rouler sur la route en pleine construction. Katanga-Bas-Congo-Bandundu bientôt reliés On rappelle que le lancement des travaux de réhabilitation du tronçon routier LUFIMI-KWANGO, lancée par le chef de l’Etat et long de 95 Kms sur lé nationale numéro 1 est intervenue début 2009. Dans l’agenda, la partie aval du pont N’sele et le tronçon routier KWANGO-KENGE, long de 73 km sont également pris en compte. Cette réhabilitation va permettre de relier l’extrême sud de la province du Katanga à l’extrême ouest de la province du Bas-Congo en passant par les deux Kasaï, la province du Bandundu et la ville de Kinshasa. Il sied de signaler aussi que ces projets s’inscrivent dans le cadre d’un programme d’investissement prioritaire de 16.000 Km de route dont la réhabilitation va permettre la relance de l’économie nationale.

Source : le Phare/Kinshasa