Drapeau_italiendrapeauLa coopération italienne a élargi depuis 2008 ses initiatives à de nouvelles actions bilatérales avec la RDC tant par le canal ordinaire que celui de l’urgence, visant à priori l’amélioration des conditions socio-sanitaires des populations les plus démunies, souligne un document de l’ambassade d’Italie parvenu jeudi à l’ACP.

La source indique que c’est dans ce cadre qu’il a été activé auprès de cette ambassade une structure stable avec la présence d’un expert de la Direction générale de la coopération au développement de son pays pour la coordination des initiatives italiennes en RDC, avec un accent particulier sur le secteur de la santé. Sur le plan de la coopération ordinaire, le document rappelle la première annuité du programme triennal à gestion directe pour le « développement de la zone sanitaire » de Matadi, qui constitue un modèle d’intervention dans ce domaine, conformément aux lignes tracées par la « stratégie de renforcement du système sanitaire » préconisée par le gouvernement congolais. Au niveau de l’urgence, poursuit la même source, la première phase du programme de lutte contre le SIDA a été complétée avec la réalisation d’un important centre de dépistage et des soins de malades du SIDA à Mbandaka, dans la province de l’Equateur, tandis que la seconde phase du programme qui prévoit la réalisation d’une deuxième structure analogue, hautement spécialisée pour la lutte contre le SIDA à Kinshasa, a été lancée. Dans la province du Nord-Kivu, renseigne la source, il a été complété un programme d’aide humanitaire d’urgence aux réfugiés de guerre, à travers l’implantation à Goma, d’une « antenne urgence » qui suit de près la situation humanitaire de cette province et qui est appelée à donner rapidement des réponses d’aide. Sur le plan de la sécurité alimentaire, le document épingle la réalisation en 2008 d’un programme d’aide alimentaire avec l’arrivée à Kinshasa d’environ 490 tonnes de viande avicole en boîtes. Dans sa phase active, le programme prévoit la distribution gratuite aux populations les plus nécessiteuses de plusieurs provinces de la RDC, d’environ 400 tonnes de viande, alors que les 90 tonnes restantes seront mises en vente à des prix sociaux pour constituer un fonds de contre-partie à utiliser pour le financement de microprojets relatifs principalement au secteur agricole.

Source : Acp