carte_kIVUAprès l’opération «Umoja wetu», les forces armées du Conseil National pour la défense du peuple (CNDP) ayant intégré les rangs des FARDC, qui administrent les localités jadis sous commandement de ce mouvement rebelle ? Interrogation pertinente face aux informations régulièrement relayées sur la levée des impôts et taxes par certains officiers de cet ex-mouvement rebelle.

Selon des sources, les personnalités de ce mouvement rebelle, actuellement en villégiature à Kinshasa en vue de leur entrée dans les institutions et en charge du Trésor public, contrôleraient aussi la manne des contributions récoltées par des méthodes peu recommandables sur place. Des localités contrôlées, jadis, par le CNDP et passées depuis sous le contrôle de l’armée nationale à l’issue de l’opération conjointe militaire «Umoja wetu» menée par les troupes rwandaises et congolaises subissent toujours le diktat des mains obscures.

Des barrières érigées le long des axes routiers d’Ishasha, Tongo, Kibirizi, et de Bunagana continuent à faire l’affaire d’ anciens groupes armés. Comme si l’accord de Goma n’était qu’un mort-né. Et pourtant, d’un côté les acteurs acceptent le principe d’octroi des postes dans les structures de l’Etat. De l’autre, ils refusent de tirer les conséquences de la première hypothèse.

LES FDLR CHASSES ?

Des interrogations, il y en aura toujours sur l’action menée conjointement par les armées congolaises et rwandaises. A l’issue des opérations, il était presque acquis qu’il ne restait plus que quelques poches de résistance.

L’essentiel de la force militaire de nuisance de ces éléments négatifs était neutralisée. Pour le moment, des incursions effectuées constitueraient des derniers soubresauts.

Dans cette éventualité, il apparaît clairement que quelqu’un doit avoir pris le contrôle de ces localités réputés riche en niobium, coltan et autres matières précieuses que les multinationales achètent pour la fabrication notamment des téléphones portables. Le CEEC qui a en charge l’expertise de ces matières précieuses se trouve actuellement en difficulté.

Des ressources additionnelles issues du produit des exploitations dans la zone n’ont pas été enregistrées. D’ailleurs, les statistiques des exportations des pays voisins n’ont pas bougé. Elles ont même pris une tendance haussière au grand étonnement des observateurs.

Penser que les exploitants d’hier n’ont pas changé d’itinéraire pour évacuer leur produit serait une analyse objectivement valable. Accréditer aussi la thèse d’un contrôle, par les mêmes personnes des frontières communes, de part et d’autre, saute également des sens. Serait-ce les éléments réguliers de l’armée rwandaise ? Difficile à affirmer. Serait-ce des éléments FDLR ? Leur imputer cette responsabilité reviendrait à affirmer que l’opération «Umoja wetu» n’avait pas atteint ses objectifs. Des éclaircissements sont nécessaires pour reconstituer la traçabilité de produits exportés frauduleusement des territoires contrôlés par le CNDP. Mystère !

Source : le Potentiel/Kinshasa