MaisonLa Régie des voies fluviales (RFV) n'a plus des raisons de se lamenter par manque de propriété immobilière lui permettant de faire sa politique, étant entendu que cette entreprise a réceptionné, hier jeudi 11 juin 2009, sur l'avenue Wagenia, dans la commune de la Gombe, ses nouveaux bâtiments, construits et entièrement réhabilités par la Société générale de l'immobilier (SGI). La SGI a mis le paquet, démontrant, une fois de plus, sa volonté de participer activement au développement du pays, à travers ses multiples actions dont l'efficacité n'est plus à démontrer.

En présence du Vice-premier ministre chargé de la Reconstruction, Emile Bongeli et du ministre des Transports et Voies des communications, Mathieu Pita, du DGA de la SGI Léonard Mbungu Mbenza et des invités triés au volet, les membres du Comité de gestion de la RVF étaient dans tout leur état. Car c'est un moment exceptionnel dans l'histoire de la RVF qui vient d'acquérir, pour la première fois depuis sa création en 1971, une propriété immobilière grâce à ses propres efforts.

Ainsi, les ordres du Vice-premier ministre sont sans équivoque. Bongeli parle au nom de l'ensemble du gouvernement qui l'a mandaté à cette cérémonie.

"Si j'ai accepté de présider cette cérémonie, c'est pour témoigner le soutien du gouvernement et rassurer la disponibilité des ministères de tutelle pour l'accompagnement du processus de réforme de la régie dont le nouveau statut d'établissement public va procurer beaucoup d'avantages pour mieux accomplir sa mission qui s'inscrit dans le volet infrastructures des cinq chantiers de la République. C'est pourquoi, le conseil d'administration, le comité de gestion et tous les travailleurs doivent initier d'autres actions du même genre, diligentés cette fois-ci vers les campagnes de balisage qui constituent la raison d'être de la RVF, parce que les sédentaires disposent maintenant d'un bon cadre de travail pour préparer celui des techniciens ", a instruit Emile Bongeli.

Ce qui aurait pu être quelque chose de normal apparaît comme une affaire surprenante parce qu'en ce temps de crise où tout le monde aspire à la recherche des solutions faciles, ponctuelles et très souvent passagères, " la RVF a opéré un choix stratégique pour poser un acte d'investissement et de fondation au lieu de saupoudrer toujours le gros des ressources dans les dépenses courantes de fonctionnement, de payer des dettes sortant de plusieurs années, dettes dont on ne se souvient plus ce à quoi elles ont servi ", a renchérit Emile Bongeli.

survie de l'entreprise

L'occasion faisant le larron, Vice-premier ministre chargé de la Reconstruction a félicité la SGI qui a érigé et réhabilité les bâtiments d'autant plus qu'ils constituent une œuvre qui marque non seulement la période de reconstruction nationale en cours, mais surtout, jette les jalons qui contribuent à assurer durablement la survie de la Régie des voies fluviales.

Par ailleurs, Emile Bongeli a noté, avec satisfaction, que le ministère des Transcoms et celui du Portefeuille, représenté à la cérémonie par le secrétaire général au Portefeuille, qui, ayant intériorisé la vision du Chef de l'Etat sur la pays, ont fait preuve de bienveillance pour examiner les problèmes auxquels sont confrontés les entreprises du Portefeuille.

C'est ainsi qu'il s'est dit très flatté par l'engagement des uns et des autres à souscrire à la vision de Joseph Kabila, concernant le volet des infrastructures, notamment les routes terrestres, aériennes ou ferroviaires, mais aussi les boulevards naturelles (le fleuve et ses affluents) et dont il faut rationaliser l'usage par le balisage, le curage et d'autres opérations pour une exploitation optimale de la richesse nationale.

Peu avant l'intervention du Vice-premier ministre, au nom de l'Adg ai de la RVF en mission, Madika Kazadi, André-Thierry Mayele a révélé que l'ouvrage réalisé à la suite des travaux de construction d'un nouveau bâtiment et de réhabilitation de l'ancien bâtiment qui abritait la Direction générale de la RVF vient d'accroître la plus value d'un montant de 253 077 dollars américains.

En effet, a-t-il rassuré la SGI que la transformation de la RVF, entreprise publique en établissement public, ne préjudiciera pas les engagements pris. Au contraire, "la RVF reste ouverte à d'autres projets de partenariat cadrant avec son objet sociale et tendant à son développement".

Joie réelle et légitime

Même son de cloche du côté du président du Conseil d'administration de la RVF, Benjamin Mukulungu qui pense que cette nouvelle acquisition fait accroître la visibilité de la RVF.

"Le Conseil d'administration de la RVF qui va s'installer dans ses locaux neufs travaillera dans de meilleures conditions et pourra aussi répondre à l'injonction de la tutelle qui veut que cet organe, à travers son président soit délocalisé des services de gestion quotidienne. Notre joie est réelle et légitime, après avoir fonctionné cinq ans durant, côte à côte, avec la Direction générale et les ateliers au sein du chantier de Ndolo, le Conseil d'administration de la RVF revient ragaillardi sur son site de prédilection", a rassuré Benjamin Mukulungu

Ainsi dit, l'ensemble du personnel prend l'engagement de gérer en bon père de famille ce bijou précieux qui, certainement influera positivement sur le rendement de la RVF.

Grâce donc à la détermination, à l'abnégation et aux sacrifices multiples de son Directeur général, Rachid El Chaer, la Société générale de l'Immobilière a su planter, s'est solidement implantée. Outre la construction des bâtiments de la RVF, la SGI va procéder à la réhabilitation des immeubles Inga, de l'Ecole, plateau, etc.