Kivu_en_guerreLa concertation a lieu à Goma entre les commandants de la force de la Monuc, le lieutenant-général Babacar Gaye et le général-major Amuli, coordinateur des FARDC sur la marche de l’opération Kimia II. Elle se penche également sur le rapatriement des éléments FDLR au Rwanda ainsi que la démobilisation des enfants soldats. C’est ce qui ressort du point de presse de la Monuc animé, hier mercredi à Kinshasa.

Le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, a indiqué que le lieutenant-général Babacar Gaye, commandant de la force de la Monuc s’est rendu, le 15 juin 2009 à Goma avec une partie de son état-major. Motif : prendre part aux séances de travail avec les commandants de brigades du Kivu, les responsables civils de la Monuc ainsi que le général-major Amisi, coordinateur des FARDC pour l’opération Kimia II dans les deux provinces du Kivu.

Outre les aspects liés à la planification conjointe des opérations, différents thèmes ont été abordés, particulièrement l’optimisation de l’appui logistique, l’appui à l’Institut congolais pour la conservation de la nature dans le parc national de Kahuzi-Biega et le fonctionnement et la coopération au niveau des cellules et centres d’opérations conjoints FARDC/Monuc.

Pour M. Kevin Kennedy, directeur de l’Information publique à la Monuc, son institution a observé cette semaine le taux plus élevé des rapatriements depuis l’opération «Umoja Wetu » : 71 combattants ont été rapatriés dont 57 FDLR parmi lesquels un major, un capitaine, un lieutenant. D’autres officiers FDLR manifestent, a-t-il ajouté, également leur désir de se rendre. Et de noter que les 6 et 7 juin 2009, 21 mineurs qui avaient été intégrés à la 212ième brigade en février 2009 ont pu être sortis des rangs des FARDC à Walikale et à Ngora dans le Nord-Kivu. Deux d’entre eux étaient des Rwandais.

Le directeur de l’Information publique de la Monuc a indiqué qu’antérieurement si l’on considère la période de janvier au 2 juin 2009, à ce nombre, il faut ajouter les 1617 enfants qui étaient sortis des groupes armés de l’Est de la RDC. De ce nombre, le Nord-Kivu détient 1477 enfants, le Sud-Kivu 131 et la Province Orientale 9. Par contre, depuis la proclamation de la fin du processus d’intégration au Nord-Kivu le 19 avril, 47 enfants sont sortis des FARDC intégrées et 103 autres des groupes non intégrés. Au Sud-Kivu, 117 enfants sont sortis depuis le désengagement le 25 février.

A rappeler que le bilan de la campagne « zéro enfant soldat dans les forces et groupes armés », menée par divers acteurs de protection de l’enfant au Sud-Kivu a été jugé positif.

Source : le Potentiel