Militaire_FARDCMouvement de panique mardi soir, suivi de la débandade des populations à Ngora, à 13 kilomètres de Walikale centre, sur la route Walikale-Goma. Panique causée par des coups de feu tirés par les militaires d’une unité des FARDC en colère. Ces éléments FARDC s’opposent à leur redéploiement vers d’autres localités dans le cadre des opérations Kimia II et exigent avant tout leur solde de 5 mois

D’après des sources sur place à Ngora, les tirs enclenchés par des éléments des FARDC déployés dans cette localité ont commencé à retentir mardi soir. Ces tirs ont provoqué la panique au sein de la population qui a cru à une attaque des combattants hutus rwandais, les FDLR. Plusieurs témoignages affirment que ces tirs se sont poursuivis ce mercredi matin. Ils sont l’expression de la colère de ces militaires FARDC. Ces derniers affirment n’avoir rien contre la population, mais réclament les arriérés de solde de 5 mois, avant tout autre déploiement, comme le témoigne un habitant joint au téléphone : « Les militaires s’opposent à un nouveau déploiement parce qu’ils ne sont pas payés il y a 5 mois, alors qu’ils ne devaient pas laisser leurs femmes et enfants sans nourriture »

Du côté de l’unité de sécurité de l’Union européenne, EUSEC, en charge du suivi de la paie des militaires, la paie pour le mois d’avril vient d’être lancée en fonction des zones de paie circonscrites de concert avec les responsables militaires des FARDC. Les autres arriérés de salaires se régulariseront avec des fonds supplémentaires qui seront décaissés, a dit le lieutenant colonel Jean Louis Péchet de l’EUSEC

Source : okapi/Kinshasa