fardc_photosDe violents combats ont opposé, le vendredi 19 juin, les soldats des Forces armées de la RDC à un groupe de combattants armés aux environs de Nyabiondo, à plus de 100 kilomètres au Nord-ouest de Goma, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Selon certains habitants de Nyabiondo, ces affrontements opposent les FARDC aux combattants de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain, APCLS, tandis que le porte-parole des opérations Kimia II au Nord-Kivu parle d’accrochages entre FARDC et FDLR.

Ces affrontements ont repris vendredi aux environs de 4 heures du matin à Kinyumba et Kinyahongo à environ 3 kilomètres de Nyabiondo, affirment les sources administratives. Ces sources précisent que c’est depuis 4 jours maintenant que les militaires FARDC ont lancé des attaques successives contre les positions des combattants de l’APCLS en attente du brassage dans ce secteur. Ce que dément le porte-parole des opérations Kimia II au Nord-Kivu. Le colonel Bobo indique que les FDLR ont attaqué, avant hier, leur position à Lwibo dans ce secteur, causant la mort de 6 militaires FARDC, dont 4 officiers. Les assaillants ont emporté les appareils de communication des FARDC. Ils ont dû, selon lui, répliquer à ces attaques. Jusqu’ici, ajoute-t-il, le bilan fait état de 27 morts du côté FDLR et 14 armes récupérées.

Vendredi matin, Nyabiondo est resté désert. Plus de 25 000 déplacés en provenance de cette localité sont enregistrés à Masisi-centre depuis jeudi. Certains déplacés ont trouvé refuge dans les villages Loashi et Bukombo, le long de l’axe Masisi-Nyabiondo, indique la Société civile sur place. Deux blessés civils sont déjà acheminés à l’hôpital général de Masisi, selon la même source. La paix qui devrait être de retour et qui devrait durer semble sérieusement troublée par des éléments armés au Nord-Kivu tout comme au Sud-Kivu. Des milliers de personnes, femmes et enfants ont quitté leurs maisons pour se réfugier dans des villages lointains. Ces habitants sont démunis et manquent à manger voire aussi à boire.

Le gouvernement qui s’emploie à mettre fin aux affrontements provoqués par les FDLR est lui-même confronté à la même situation dans la province Orientale où les rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony reviennent en force. D’où l’impérieuse nécessité du soutien de la Monuc aux FARDC afin de sécuriser la population.

Source : le Potentiel/Kinshasa