HopitalLe ministère de la Santé publique, Auguste Mopipi Mukulumanya, a procédé, hier mercredi 24 juin, au lancement de la compagne pour l’assainissement du secteur pharmaceutique en RDC. Cette opération qui vise à combler les lacunes et sécuriser la population, va s’articuler sur le respect des conditions d’ouverture et de fonctionnement de tout établissement pharmaceutique en RDC, le respect de circuit de distribution des médicaments en définissant et spécifiant le rôle de chaque intervenant, le renforcement des directives concernant l’assurance qualité de médicaments circulant en RDC. Cet assainissement s’articulera aussi sur la régulation des prix à travers le pays.

Quant au renforcement des directives en rapport avec l’assurance qualité des médicaments, la direction technique a élaboré à travers cette compagne, davantage des instructions. Cela, en vue de permettre de ne faire entrer en RDC que les produits des laboratoires inspectés et certifiés ; la surveillance post-market de tout produit se trouvant sur le marché pharmaceutique national ainsi que l’amélioration du système de prélèvement et des essais de conformité de tout échantillon du produit pharmaceutique. Cette opération d’assainissement lancée par le ministère de la Santé bénéficie du concours des ministères de l’Intérieur, de la Justice et Garde des sceaux ainsi que celui des Finances. Car, le mal qui gangrène le secteur pharmaceutique se situe à trois niveaux. Au niveau des services centraux, le rôle est de veiller à la régulation et la normalisation de laxisme et la règle. Pour ce qui est du second niveau, les services publics de l’Etat, qui seuls, importent les taxes et autres frais imposés aux opérateurs économiques, tant sur les produits finis que sur la matière première indistinctement, rendant ainsi le médicament très cher et inaccessibles à la couche la plus démunie.

Enfin, au niveau des partenaires, le lucre est l’objectif essentiel des activités, foulant allègrement au pied les normes en vigueur dans le secteur pharmaceutique. Et pourtant, les études organisées ainsi que les législations élaborées ont pour finalité, la formation des personnes compétentes. Celles-ci sont chargées de manipuler les médicaments et d’en assurer les bonnes conditions de production, distribution et dispensation. Ce qui permettra d’éviter la circulation des médicaments de qualité douteuse ou leur manipulation par des mains inexpertes.

Source : Le Potentiel/Kinshasa