CEILe Président de la CEI a annoncé la fin de son mandat. Il va léguer, bientôt, l’héritage à la CENI. L’Abbé Malumalu tient, ainsi, à se conformer aux exigences de son Evêque qui l’avait autorisé à travailler pendant la transition au sein de la CEI. Cette dernière, il convient de le souligner, aurait dû déjà terminer sa mission n’eût été le bouleversement du calendrier et les empoignades entre Majorité et Opposition à la Chambre basse du Parlement autour de la Composition et du Fonctionnement de la CENI qui a retardé le vote de la loi y relative. En attendant, le Prêtre catholique va devoir solder les reliquats des missions confiées à son Institution par un Arrêt de la Cour Suprême de Justice, notamment le renouvellement du Fichier Electoral, l’organisation des élections municipales, locales et urbaines, avant de passer le relais à la Commission Electorale Nationale Indépendante. Ses fidèles l’ont certainement manqué depuis qu’il a été propulsé à la tête de la Commission Electorale Indépendante en 2002, en qualité de Président de cette institution d’appui à la Démocratie. Ce, à la faveur du Dialogue entre congolais qui s’est tenu au pays de Nelson Mandela. L’Abbé Apollinaire Malumalu, puisque c’est de lui qu’il s’agit, veut donc reprendre, dans les jours à venir, sa pastorale. ‘‘J’avais déjà annoncé que je ne serai pas membre de la CENI parce que je suis prêtre. Je réponds à une hiérarchie et je sais que mon Evêque m’avait autorisé à travailler dans la CEI pendant la transition. Donc, à la fin de la CEI, je serai à la disposition de mon Evêque’’, a-t-il déclaré dernièrement à Kisangani, sur les antennes de la radio onusienne. Certes, la mission aurait dû prendre déjà fin n’eût été les controverses entre opposition et majorité autour de la composition et du fonctionnement de la CENI et le bouleversement du calendrier de la Chambre basse provoqué par l’affaire Kamerhe ; retardant ainsi le vote de la loi sur la CENI. L’Abbé Malumalu, fort de l’arrêt de la Cour Suprême de Justice, va devoir solder les reliquats des missions confiées à son Institution, notamment le renouvellement du Fichier Electoral, l’organisation des élections municipales, locales et urbaines avant de passer le relais à la Commission Electorale Nationale Indépendante, laquelle va succéder à la CEI. Consultant ? L’Abbé Malumalu, il convient de le relever, aura acquis une grande expérience dans l’organisation des élections dans un pays- continent qu’est le Congo-Kinshasa et cela lui a valu et lui vaudra toujours une certaine notoriété. Il aura relevé un défi de taille, celui d’organiser les élections, bien entendu avec le concours de la communauté internationale, dans un pays qui sort des conflits armés récurrents, un pays sans infrastructures routières, un pays qui apprend, à peine, les règles du jeu démocratique, un pays classé en ordre utile des pays les plus corrompus du monde… L’expérience a surpris plus d’un pays. Au point que la RDC est devenue le modèle de la réussite dans l’organisation des élections en Afrique. En témoignent des nombreuses visites des Commissions électorales de certains pays africains auprès de la CEI rd-congolaise. Malumalu parti, il mérite bien d’être un Consultant en matières électorales en République Démocratique. Capitaliser les acquis L’organisation des élections en République Démocratique du Congo n’a pas été parfaite, certes. Mais il va falloir capitaliser les acquis, si minimes soient-ils. Malheureusement, les compatriotes de Mobutu, connus pour leur tradition à faire table rase sur tout, même sur ce qui est à positiver, vont assurément ouvrir une bataille de succession, au point de tout remettre en cause : les textes, les systèmes et surtout les hommes. Conséquence, l’éternel recommencement qui maintient le Congo à la queue des pays sous-développés. Le passage de la CEI à la CENI, pour éviter des contestations enregistrées lors des joutes électorales de 2006, devra se faire minutieusement, en tenant compte des acquis, des expériences, de la moralité des animateurs pour le triomphe de la démocratie, partant le développement.

Source : la Prosperité/Kinshasa