Derrière lui, il laisse une veuve et de nombreux enfants dont l’ex-Vice-Président de la République, le Sénateur comme lui, Jean-Pierre Bemba Gombo qui, depuis lundi 29 juin, aspire à la liberté provisoire, si jamais la Belgique, la France ou le Portugal présentaient, d’ici le 10 juillet, à la Cour Pénale Internationale, des garanties de sécurité suffisantes. A 67 ans, Bemba Saolona s’est éteint dans la nuit du 1er au 2 juillet, à St Jean, un Hôpital mieux coté à Bruxelles, pour la qualité de soins assurés à ses patients. Si les uns et autres se perdent en conjectures sur l’exégèse du mal ayant causé cette disparition brutale, le Sénat Congolais, la chambre des sages, est en émoi. Dans un communiqué, Mokolo wa Pombo, le Premier Vice-Président, console la famille, le Mouvement de Libération et le Groupe sénatorial de l’Equateur, par des condoléances les plus atterrées. Aussitôt revenu de Goma hier, dans la soirée, Adolphe Muzito n’a su retenir ses larmes. Dans cette édition, il compatit aux malheurs des Bemba, en ce temps difficile. Bemba Saolona n’est plus de ce monde. Il a tiré la révérence dans la nuit de mercredi à jeudi, à Saint Jean, à Bruxelles. L’information qui est tombée telle, une traînée de poudre à Kinshasa, a vite fait de remuer dans une plaie dont la douleur était déjà exacerbée par la situation d’un des fils Bemba qui, depuis une année, est geôlier de Luis Moreno Ocampo, le Procureur de la Cour Pénale Internationale, à la Haye, aux Pays-Bas. Lundi 29 juin, Bemba Jeannot, 67 ans, était à l’audience du fils. Les deux hommes auront eu là, l’ultime occasion de se voir, sur cette terre enragée. Bemba père qui, comme tous les cadres du Mouvement de Libération du Congo, comptait les jours au bout de doigts, en espérant l’éventuelle libération du fils, n’a plus survécu aux vicissitudes d’une courte maladie. Si les uns et autres pouvaient encore se perdrent en conjectures sur l’exégèse du mal profond à l’origine de cette si brutale disparition, il n’en est pas autant du Sénat, la Chambre des sages dont il était l’un des 108 membres. Mokolo wa Pombo, le Premier Vice-Président, console sa famille et le Mouvement de Libération du Congo et le Groupe Sénatorial de l’Equateur, pour cette perte immense. Dans un communiqué, il leur présente ses condoléances les plus atterrées. Il promet, très prochainement, les détails du programme des funérailles en mémoire de l’ancien Patron des patrons, l’homme d’affaires patenté et le politicien, Jeannot Bemba Saolona. Déjà, Mokolo wa Pombo parlait, sur une des radios de la place, de la mort d’un grand frère. Muzito, le Premier Ministre, l’a, lui aussi, appris à ses dépens. Aussitôt revenu hier soir de Goma où il a participé aux festivités du 30 juin, il s’est dit ému. Dans un message officiel, il engage l’ensemble du gouvernement à honorer la mémoire de l’illustre disparu et présente ses condoléances les plus affligées, à sa famille. Bemba Saolona, le Baobab… Né en 1941, à Libenge, à l’Equateur, Jeannot Bemba Saolona fut un grand homme d’affaires. S renommée a traversé les frontières, dans les années où il dirigeait ses entreprises personnelles Scibe-Zaïre, Scibe Airlift et consorts. Il a passé du temps à vouer un culte au café. Des plantations dans l’Equateur firent la beauté de sa ceinture financière, à l’échelle internationale. Plus d’une fois, il a été administrateur des sociétés à la Sofide et Bralima, avant de devenir, plus tard, le Patron des patrons, à la tête de l’ex-ANEZA devenue avec l’avènement de Mzee Kabila, la Fédération des entreprises du Congo, Fec en sigle. Il a passé quelques temps en prison, avant d’être nommé Ministre de l’Economie, sous l’empire Afdl. En 2006, les Députés de Gemena lui ont confié le mandat de Sénateur ; fonction qu’il a exercée jusqu’à ses dernières vacances parlementaires qui l’ont littéralement emporté, pour l’éternité.

Source : La Prosperité /Kinshasa