On se rappellera que pour réinstaurer au plus vite une paix durable à l’Est de notre pays, la haute sphère de la République avait, en accord avec les gouvernements de deux pays voisins au nôtre, notamment le Rwanda et l’Ouganda, respectivement pour les Fdlr et la Lra, organisée des operations menées conjointement entre les trois Forces armées loyales afin de chasser du territoire congolais ces forces négatives dont les actions compromettantes avaient longtemps constitué une grave entorse à la paix dans la partie Est du pays où ne cessent, de nuit comme de jour, de tonner à foison, des armes meurtrières.

On peut aussi ne pas faire allusion sur la fin desdites opérations marquées par une inoubliable parade militaire qui a, en toute assurance, donné une certitude sur le retour de la paix dans cette contrée. Mais, en dépit des dispositions prises pour cette circonstance exceptionnelle, les coups de feux ne cessent, malheureusement, de troubler la quiétude aux mêmes endroits pour lesquels les armées régulières des trois pays concernés avaient mis du leur pour restituer la paix en lieu et place du désordre, des tueries et de tous les maux qui accompagnent ce genre de comportement pour la bonne et simple raison qu’à l’instar des Fdlr, la Lra continue avec ses affres de la guerre.

Se liguant aux Fardc pour une vigoureuse intervention, vraiment la toute dernière, la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) a annoncé mercredi dernier le renfort de ses moyens militaires au nord-est. Il s’agit plus précisément de l’usage des hélicoptères face aux attaques persistantes de rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) actifs dans cette région.

En réaction à la menace de cette force négative encore et toujours persistante, la Mission des Nations Unies en faction dans ces territoires de la République démocratique du Congo ne lésine plus sur les moyens pour la poursuite des renforts à travers ses moyens militaires dans la région. Cette affirmation est du porte-parole militaire de cette institution onusienne, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, à l’occasion de la conférence de presse hebdomadaire qui se tient régulièrement à son siège de Kinshasa.

Nous ne le dirons jamais assez qu’en cette période de la reconstruction de notre pays, tous les moyens doivent être mis à contribution pour le rétablissement rapide de la paix, l’ordre et la tranquillité sur l’ensemble du territoire national. Le gouvernement de la République a pour mission essentielle de tout faire pour donner l’occasion aux fils et filles de ce sous-continent de goûter aux délices de la démocratie en se sentant totalement libres de tous mouvements et en sachant se prendre, sans la moindre inquiétude, en charge.

C’est le vœu ardent de tout le peuple congolais qui entend effacer de sa mémoire tout ce qu’il a, trente-deux années durant, vécu sous le règne sans partage du maréchal président-fondateur du parti­-Etat car, ne cesse-t-on de le dire, sans la paix, on ne peut absolument rien faire.

Quand la Monuc aligne ses outils des combats

Il s’agit notamment de « cinq hélicoptères (de combats de fabrication russe) engagés dans cette mission, dont quatre Ml-17 et un Ml-25 pour faire de la reconnaissance », a précisé le lt-colonel Dietrich. Plusieurs groupes armés sévissent dans le nord-­est de la RDC, dont la LRA avec des effectifs estimés, début 2009, à environ 500 miliciens, répartis entre le Sud-Soudan, la RDC et la Centrafrique, selon l’armée ougandaise.

Le 24 juin dernier, ces rebelles ont attaqué le village de Nambia Ngangwala dans la région de Niangara du Haut-Uélé (nord-est, Province Orientale), occasionnant « la mort d’un civil et d’un élément LRA », a ajouté le porte-parole militaire de la Monuc. Le même jour, au moins neuf personnes ont été enlevées « par des éléments présumés de la LRA » à Kugbongu, petit village situé à 40 km au nord de la Niangara, a-t-il poursuivi. De fin décembre 2008 à mars 2009, les Forces armées de la RDC (FARDC), le Soudan et l’Ouganda ont mené conjointement une vaste opération contre ces rebelles et leur chef Joseph Kony, sans toutefois parvenir à les neutraliser.

D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) à Kinshasa, plus d’un millier de civils ont été tués par la LRA depuis décembre 2008 dans la Province orientale, où au moins « 24 attaques » marquées par l’enlèvement de 47 personnes dont 34 enfants » ont été dénombrées en mai.

Mais selon les FARDC, des gangs armés congolais, se faisant passer pour ces rebelles ougandais, profitent de la situation pour semer la panique au sein des populations par des actes de banditisme.

Source : le Palmarès/Kinshasa