faologoSous ses diverses formes de consommation, le manioc constitue l’aliment de base du Congolais en général et du vulnérable en particulier. Cependant, l’augmentation de la productivité du manioc se heurte à plusieurs contraintes dont un complexe de ravageurs et de maladies. C’est pour pallier ces difficultés que la FAO a disposé 99 machines pour la transformation du manioc.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a, à travers son représentant en République démocratique du Congo, Grégorie Garbinski, disposé 99 machines pour la transformation du manioc. Il s’agit de 33 râpes trancheuses, 33 presses et 33 moulins. Ces machines disposées aux différentes associations productrices de manioc, seront reparties en raison de deux à trois centres de transformation par province. Le ministre congolais en charge de l’Agriculture, Norbert Basengezi, a procédé, hier jeudi 9 juillet, à la remise symbolique de ces machines. C’était à l’occasion de la cérémonie inaugurale des centres de transformation du manioc au site de Menkao, dans le plateau de Bateke. La remise de ces machines sanctionne une formation que la FAO a dispensée, pendant quatre jours, aux producteurs du manioc habitant le site Menkao. Cette formation était axée autour du thème : « La transformation du manioc et la gestion communautaire d’un centre de transformation ».

Le ministre Basengezi a également décerné un certificat de mérite aux bénéficiaires pour avoir excellé en gestion communautaire d’un centre de transformation du manioc.

AVANTAGES

De leur côté, les bénéficiaires de ces machines ont, à travers leur présidente, Mme Clémentine Mutonkole, réitéré leurs remerciements au ministre de l’Agriculture et à la FAO pour leur venir en aide. En bon père de famille, Norbert Basengezi leur a promis une suite favorable. « Votre site de Menkao figure parmi les sites choisis par le ministère de l’Agriculture. Vous aurez donc à bénéficier de cinq tracteurs qui seront gérés par votre Conseil agricole. Ces engins seront disposés au service de tout le monde, sans distinction aucune », a précisé le ministre. Avant d’en appeler au bon usage de ces différents engins. Toujours pour répondre aux différents besoins de ces producteurs du manioc, Norbert Basengezi s’est voulu pragmatique. A cet effet, il leur a promis, dès aujourd’hui vendredi 10 juillet, milles houes.

A en croire le représentant de la FAO en RDC, l’implantation des centres de transformation du manioc est une réponse aux problèmes que provoque le manioc tel qu’il est produit en RDC. Tout est parti du constat selon lequel, malgré la grande production du manioc en RDC, les produits obtenus des méthodes traditionnelles de transformation sont souvent de mauvaise qualité et souillés par beaucoup d’impuretés. Ces produits se conservent difficilement et sont infectés par diverses maladies mettant en danger la santé des consommateurs en provoquant des maladies telles que le goitre, « nkonzo », le cancer et la cirrhose de foie. Ces machines, a indiqué Grégorie Garbinski, peuvent transformer jusqu’à 8 tonnes de manioc frais par jours et apporteront plusieurs avantages aux ménages bénéficiaires. Elles vont d’abord augmenter la capacité de transformation de manioc, réduire les pertes de production occasionnées par les récoltes échelonnées des racines tubéreuses.

Mais aussi, alléger les travaux de transformation manuelle du manioc, réduire tout au plus à 3 jours la durée de transformation qui allait de 7 à 14 jours avec les méthodes traditionnelles

Source : le Potentiel