bd_du_30_juinQue faire des arbres abattus sur le boulevard du 30 juin

Pourquoi laisse-t-on traîner sur le boulevard du 30 juin, du bois débité sans signe d'une quelconque perspective, alors qu'il peut servir à plusieurs besoin d'ordre communautaire ? C'est la question que se pose plus d'un Kinois, au vu de ce bois coupé et abandonné.

Il n'y a pas à le dire. C'est avec satisfaction que le Kinois suit l'exécution des travaux qui s'exécutent sur le boulevard du 30 juin, dans le cadre de son élargissement, et cela dans le contexte du programme quinquennal du gouvernement.

Comme on peut s'en apercevoir, l'exécution de ces travaux s'accompagne de plusieurs actions parmi lesquelles, la coupe d'arbres qui ornaient jadis, les abords de cette grande avenue. De par son essence, ce bois avait toujours suscité la convoitise des exploitants du bois qui piaffaient d'envie de le transformer en planche, après sciage.

Dans l'état actuel où il se trouve aujourd'hui, coupé le tronc transformé, en grume, nous semblons tous, observé ce bois, sans que cela exerce en nous, aucune vision.

Et c'est ici l'occasion pour nous et de commun accord avec le Kinois, de jeter notre regard vers l'Hôtel de ville qui devrait, en principe, agir dans le sens d'exploiter rationnellement ce bois, de sortir de sa torpeur. En faire bon usage aboutirait à satisfaire plusieurs besoins communautaires.


Pourquoi pas des pupitres pour élèves

Point n'est besoin de dire qu'avec le moindre esprit de créativité, ce bois, une fois, confié à une scierie parmi les nombreuses que compte la ville, peut être transformé en planches, propres à fabriquer notamment des pupitres pour les élèves de la capitale, lorsque l'on sait que nombreux des établissements scolaires, en manque. Les planches ainsi obtenues peuvent aussi être affectées à la réalisation d'un grand nombre des travaux publics.

Il convient aussi de signaler que tout ce qui peut provenir de ce bois est générateur de fonds. Les branches, plutôt que d'encombrer la place public peuvent servir de combustible, une fois transformées en braise, tout autant pour les souches qui peuvent être destinées aux boulangers artisanaux. Il ne serait pas non plus de mauvais aloi si jamais l'Hôtel de ville proposait, ce bois, à la vente auprès des particuliers, qui n'attendent que cette occasion.

Les artisanaux qui sont à ces jours arrivés à transformer les arbres fruitiers en planche n'attendent plus qu'une pareille opportunité.

Entre-temps, cette indifférence de l'Hôtel de ville fait le bonheur des noctambules, sentinelles et autres sheguès qui ont trouvé de quoi chauffer leur nuit, au courant de cette saison sèche. C'est du pain béni pour cette catégorie de la société, autant que cela met à nu devant les étrangers, notre déficit en matière de créativité, même lorsque la nature nous offre tout sur un plateau d'or.

Toujours est-il aussi que l'on devra songer par la même occasion à l'embellissement de cette artère, par des arbres plus ombrageux et moins dangereux pour le public que les précédents qui viennent d'être coupés

Source : l'Observateur/Kinshasa