Justice_marteau90 (quatre-vingt dix) magistrats de différents échelons de l’appareil judiciaire de la République Démocratique du Congo dont 6 (six)  conseillers de la Cour suprême de justice, 72 (soixante douze) magistrats des Cours d’appel, des tribunaux de grande instance et de paix, ainsi que 12 (douze) de différents offices du ministère public sont révoqués de leurs fonctions et grades pour corruption, concussion et infractions de droit commun commis dans l’exercice de leurs fonctions, aux termes d’une série d’ordonnances présidentielles rendues publiques tard mercredi soir , et dont les textes sont parvenus jeudi à l’ACP.

Une quinzaine d’autres magistrats du siège et du ministère public sont démis de leurs fonctions pour n’avoir pas rejoint leurs postes d’attache, sans justifications, durant une période allant de 6 mois à plus d’une année, tandis que plusieurs autres tant du siège que du ministère public ayant accompli 35 (trente-cinq) ans de service ou 65 ans âge sont mis à la  retraite.

Parmi ces derniers se trouvent le’ premier président de la Cour suprême de justice, M. Etienne Roger Ntikamanyire, et le procureur général de la République, M. Mushagalusa Ntayondeza Ndi, qui bénéficient de l’honorariat et de l’éméritat. Ils sont remplacés respectivement par MM. Bemwezi Kienga et Kabange Numbi.  De nouvelles têtes ont été également nommées pour remplacer les magistrats ainsi révoqués, démis d’office ou retraités.

Dans son message à la nation, fait à partir de Goma, au Nord-Kivu (Est de la RDC) à l’occasion du 49ème anniversaire de l’indépendance du pays, le 30 juin 2009, le Président Joseph Kabila avait dressé un bilan sombre de la distribution de la justice en RdCongo où le magistrat, perçu à juste titre par le législateur comme garant de la paix sociale, se rend plusieurs fois lui-même coupable de dol, de concussion, de corruption , «  voire même d’ infractions de droit commun avec une facilité déconcertante ».  En sa qualité de garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, il avait promis de mettre fin à la recréation avec le concours des instances compétentes, rappelle-t-on

Source : Acp