armesBandits de grand chemin, criminels patentés, brigands et autres malfrats ont été pris au piège de 100 USD en échange d’armes illégalement détenues, dans des maisons et caches ouatées. Le Parec qui a toujours deux fers au feu, sur la Bible et pour la paix sociale, a réussi, le samedi 18 juillet dernier, à remettre à Kabila et Muzito, par le biais du Ministre de l’Intérieur, 12.090 armes récupérées, en huit mois de campagne à Kinshasa. Bibliquement, affirmait Daniel Ngoy Mulunda, le Pasteur sous la coordination de laquelle cette pêche miraculeuse a fait ses preuves, la paix implique d’abord, l’amour du prochain qui, lui, découle forcément de l’Amour de Dieu. Pour le Parec, en effet, tous les signes dangereux qui hypothèquent sérieusement la vie du peuple et la survie de la nation tels que les conflits armés, la multiplication des rebellions, l’émergence des groupes armés et la détention illégale d’armes par des personnes non autorisées, ne peuvent nullement laisser l’Eglise et ses ministres indifférents, à cause de la peur et du danger de la mort. La peur entraîne, à son avis, l’acceptation de la violence et la mort gratuite comme une fatalité. Voilà pourquoi, le Parec ne baissera jamais les bras. Très prochainement, des actions de ces genres s’étendront à tous les coins et recoins sur l’ensemble du territoire sacré de la RD. Congo. Avec Jésus de Nazareth, le Parec croit en la paix en RD. Congo. Il veut, à tout prix, rompre d’avec la société des violences et tuerie gratuite. C’est donc une mission accomplie, pour le Président du Programme Œcuménique de Paix, Transformation des Conflits et Réconciliation (PAREC) qui vient de clôturer officiellement, l’opération ‘‘arme à feu contre 100 USD’’. Une opération à risque, si haut soit-il, mais dont le souci primordial était de sécuriser la ville de Kinshasa et ses habitants. Le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda a, en effet, remis publiquement au Gouvernement, les armes de guerre détenues illégalement par certaines personnes et récupérées, huit mois durant, à la faveur d’une vaste campagne de pacification. Véritable instrument de pacification du pays, le PAREC a rassemblé, le samedi 18 juillet dernier, sur le Boulevard triomphal, une marée humaine venue apprécier et saluer les efforts fournis par cette Ong dans la droite ligne de la lutte contre l’insécurité dans la ville- province de Kinshasa. Nombreux également étaient les officiels congolais parmi lesquels Ministres de l’Exécutif Central comme Provincial, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa, Députés Nationaux et Provinciaux, Sénateurs, Officiers de l’Armée et de la Police et Hauts Magistrats. A cette liste, il faut également ajouter les Diplomates accrédités au Congo-Kinshasa ainsi que quelques responsables des églises. C’est le Ministre de l’Intérieur, Célestin Mbuyu qui a représenté personnellement le Chef de l’Etat, à cet événement historique. Décor planté Mise en place terminée, il s’en est suivi un défilé monstre de tous les membres du PAREC venus de tous les coins de la Capitale sous les applaudissements de l’assistance. Prenant la parole, à l’occasion, Célestin Mbuyu a déclaré que le succès du PAREC tient de la volonté du Gouvernement qui l’a mandaté dans le Programme de Pacification à travers l’opération arme à feu contre 100 Dollars. Le PAREC, a-t-il rappelé, avait organisé une campagne semblable dans le Katanga, sur le thème «arme contre vélo» qui avait connu un franc succès. Partant, il a déclaré devant tous que le travail du Parec ne fait que commencer. Très ému et ravi d’avoir accompli une mission salutaire, le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda a rendu grâce à Dieu qui, par sa main prodigieuse, a permis à son institution de réussir cette opération à haut risque à Kinshasa. Bilan surprenant A en croire le bilan dressé par le Pasteur Président du PAREC, à ce jour, 9.565 armes à feu ont été récupérées au nord Katanga entre 2005 et 2007 ; 316 armes à feu récupérées à Bukavu pendant une semaine en 2006 et 12.090 armes de guerre récupérées à Kinshasa entre novembre 2008 et mai 2009. Ce qui fait un total de 21.961 armes récupérées par le PAREC dans notre pays. Il a souligné que ce succès est dû à la bonne volonté du Chef de l’Etat Joseph Kabila, du Premier Ministre, du Gouverneur de la ville et de tous les partenaires qui ont soutenu l’action moralement et financièrement. Il a remercié les artistes congolais et la presse, chaque corporation pour sa participation dans la campagne de sensibilisation de la population. L’Eglise et la mission de pacification Pour répondre aux préoccupations de tous ceux qui pensaient que servir le Seigneur est incompatible avec l’opération de récupération d’armes, le Pasteur Ngoy Mulunda a expliqué à l’opinion que la Bible est très explicite à ce sujet. Elle affirme, en effet, que faire la paix implique l’amour du prochain. C’est un devoir pour les enfants de Dieu que de lutter contre tout ce qui peut hypothéquer la paix. Devant tous ces problèmes d’insécurité auquel est confronté le peuple congolais, l’église ne doit pas rester indifférente, a fait savoir l’orateur. Il a démontré que cette implication de l’église découle de ce que le prophète Ezéchiel dit sur le Shaloom de Dieu, au chapitre 34, verset 25 à 29. Il a soutenu haut et fort que l’église a la responsabilité d’encourager le Gouvernement dans sa mission de pacification, même si cette paix ne s’obtient pas sans prix. Pour sa part, le Gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, a déclaré que le succès qu’a connu l’opération est un motif de fierté pour les Kinois et une leçon sur leur désir profond de bâtir la paix sur leur sol. Bien avant tous les discours, la cérémonie avait démarré par une prière conduite par Monseigneur Marini Bodho et clôturée par le Pasteur Kankienza, sous l’animation du chantre chrétien José Nzita. La Pros. Discours du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda à l’occasion de la cérémonie de remise officielle des armes récupérées à Kinshasa. Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur et Représentant personnel du Chef de l’Etat, Honorable Monsieur le Président de Sénat, Honorable Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés et Sénateurs, Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Excellences Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques, Eminences, Excellences Messeigneurs, Chefs d’Eglises et Ministres de Dieu, Distingués invités, Mesdames, Messieurs, Au nom du Programme Œcuménique de Paix, Transformation des Conflits et Réconciliation, PAREC en sigle, nous tenons à remercier tout d’abord Dieu créateur, pour sa protection et tous ses bienfaits pour notre pays et pour notre peuple ; surtout pour sa main prodigieuse qui accompagne le travail du PAREC depuis sa naissance, le 29 juin 2001. Nos remerciements et notre gratitude s’adressent également au Président de la République, son Excellence Joseph KABILA KABANGE, pour la confiance qu’il place en PAREC et son soutien, tant moral que financier, sans lesquels le PAREC serait sans moyens financiers pour travailler et arriver au résultat que nous célébrons ce jour. Distingués invités, Mesdames, Messieurs, Le PAREC est heureux de vous présenter le bilan de son travail de ramassage d’armes à savoir : - 9.565 armes à feu récupérées au nord Katanga entre 2005 et 2007 - 316 armes à feu récupérées à Bukavu pendant une semaine en 2006. - 12.090 armes de guerre récupérées à Kinshasa entre novembre 2008 et mai 2009. Ce qui fait un total de 21.961 armes récupérées par le PAREC dans notre pays. Cette moisson abondante est une démonstration palpable de l’engagement de Son Excellence Joseph KABILA KABANGE à l’avènement de la paix réelle dans son pays. C’est parce que le Chef de l’Etat est resté constant que le PAREC arrive à des résultats i extraordinaires. Nos remerciements s’adressent aussi au Gouvernement de la République et au Premier Ministre, Son Excellence Adolphe MUZITO, pour son courage politique de reconnaître le PAREC devant l’Assemblée Nationale et d’autres institutions de la République comme structure capable de l’accompagner dans sa mission de pacification du pays. Le courage politique de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et son Gouvernement indique la vision claire qu’il a dans son programme et sa mission contrairement aux gouvernements précédents qui appréciaient bien le travail du PAREC en privé mais qui avaient, croyons-nous, peur ou honte de le reconnaître publiquement et de lui donner les moyens nécessaires pour travailler. Cette position ambiguë des gouvernements passés a causé la confusion dans les milieux diplomatiques et économiques, poussant ces derniers à hésiter d’apporter leur soutien au PAREC. Aujourd’hui, nous voyons clairement la différence entre un Gouvernement issu des élections et celui, sorti du partage équitable et équilibré du pouvoir. Nous remercions les élus du peuple : le Sénat et son Président, l’Assemblée Nationale et son Président ainsi que les Assemblées Provinciales qui nous apportent, sans ambages et gène, leurs encouragements. Merci, merci chers Honorables. Vous savez pourquoi vous le faites ? C’est parce que vous émanez du peuple. Nombreux parmi vous ont vécu la guerre et la violence, et vous savez célébrer la joie et la consolation qu’apporte la paix. Merci, Honorables car vous n’oubliez pas d’où vous venez et ce dont les électeurs ont besoin avant toute chose : LA PAIX ET LA SECURITE. Nos remerciements s’adressent aussi au Gouverneur de notre ville province de Kinshasa, Son Excellence André KIMBUTA Y’ANGO qui a accepté, malgré les multiples interrogations de plusieurs milieux politiques et économiques, d’autoriser, soutenir et de défendre le PAREC dans sa mission de désarmement volontaire de la population de Kinshasa. Sans le travail effectué à Kinshasa, le résultat obtenu au nord Katanga n’aurait pas été du tout valorisé et reconnu. C’est grâce à vous, Excellence André KIMBUTA, que le PAREC vient de porter sa vraie robe d’instrument Congolais de pacification. Vous avez élevé le PAREC au niveau national et vous venez de convaincre toute la communauté nationale de nos capacités et de notre savoir faire. Nous voulons remercier et féliciter les services de sécurité qui nous ont accompagnés, en mettant un accent particulier sur la Police Nationale, qui a été exceptionnelle dans sa discipline et son encadrement de personnes qui nous apportaient les armes. Rappelons – nous qu’au départ, la plupart des kinois prenait la Police comme son ennemi et ne voulait pas la voir dans cette opération. Mais, par son comportement, sa discipline, elle a prouvé qu’elle est réellement une police qui protège, sécurise et encadre sa population. Nous souhaitons et prions que la Police, dans son ensemble, se comporte comme cet échantillon qui a travaillé avec le PAREC. Nos remerciements s’adressent aussi aux musiciens chrétiens qui ont prêché la paix par leurs chansons et ont convaincu la population à remettre les armes lors de nos prestations. Ce résultat est aussi le fruit de leurs efforts et de leurs mélodies à la gloire de Dieu. Toute la population congolaise a été touchée par le message des artistes comédiens, qui par des saynètes et leur proximité avec la base, ont rendu ce programme réellement kinois. C’est pour nous l’occasion de remercier Dieu pour leur talent et pour avoir rappelé à lui, l’un d’entre eux, en la personne de Monsieur Matthieu MATONDO MATEYA, plus connu sous le nom de SANS SOUCI, lui qui aurait souhaité être avec nous ce jour pour voir le fruit de ses efforts. Pour honorer sa mémoire, nous prions respectueusement l’assemblée de se tenir debout et d’observer une minute de silence. Merci. Nous voulons remercier tous les Congolais qui ont contribué financièrement à cette opération. Sans vouloir les citer tous, nous voulons saluer exceptionnellement la contribution de Madame SOLANGE, Conseillère à notre Ambassade à ABUJA, qui a été la première citoyenne à nous envoyer son enveloppe malgré les conditions difficiles dans lesquelles travaillent nos représentations diplomatiques. Nous remercions Monsieur NAUSHAD MERALI du Kenya, qui continue à soutenir le PAREC depuis le nord Katanga ; Merci pour son amitié à la République Démocratique du Congo et au peuple Congolais et à son Président. Nous remercions les chefs d’Eglises qui nous ont accompagné par leurs prières et leur présence sur les différents sites de travail. Enfin, nous voulons remercier les vrais éducateurs, les messagers de la paix qui ont encouragé et sécurisé tout le monde. Il s’agit de la grande famille de la presse congolaise, que je salue et honore en ce moment. Pour terminer, nous voudrions répondre aux questions que nombre de personnes se posent et nous ont posé, y compris la presse, tout au long de ce travail. - Pourquoi fait-t-il ce travail ? - Est-ce le rôle de l’Eglise de ramasser les armes ? - N’empiète-t-il pas sur le mandat de la communauté internationale ? A ceux-là, nous disons ceci : Bibliquement, faire la paix implique l’amour du prochain, qui découle de l’Amour de Dieu. Les signes dangereux qui hypothèquent la vie de notre peuple et la survie de notre nation sont : les conflits armés, la multiplication des rebellions et groupes armés depuis l’accession de notre pays à l’indépendance et la détention illégale d’armes par les personnes non autorisées. Ces signes ne peuvent pas laisser l’Eglise et ses ministres indifférents à cause de la peur et du danger de la mort. La peur entraîne l’acceptation de la violence et la mort gratuite comme une fatalité pour les Congolais. La foi et le message de l’Eglise encouragent le chrétien à agir avec Dieu pendant les situations de désespoir. Nous poursuivons la paix parce que c’est la volonté de Dieu. Faire la paix est le mandat de l’Eglise, parce que Son Seigneur est le Prince de la Paix. L’Eglise ne peut pas continuer à être l’Eglise sans servir son Christ. Nous sommes conscients qu’on ne peut pas avoir la paix tout simplement en récupérant les armes ; la paix s’accompagne de la sécurité, la lutte contre la corruption ; surtout de la justice sociale, la lutte contre la pauvreté, la création des richesses et le partage juste des ressources du pays. Donc, la paix totale, c’est le Shaloom de Dieu. La vision du Shaloom de Dieu est clairement décrite par le prophète Ezéchiel quand il décrit : « Je traiterai avec elles une alliance de paix, et je ferai disparaître du pays les animaux sauvages ; elles habiteront en sécurité dans le désert, et dormiront aux milieux des forêts. Je ferai d’elles et des environs de ma colline un sujet de bénédiction ; j’enverrai la pluie en son temps, et ce sera une pluie de bénédiction. L’arbre des champs donnera son fruit, et la terre donnera ses produits. Elles seront en sécurité dans leur pays ; et elles sauront que je suis l’Eternel, quand je briserai les liens de leur joug, et que je les délivrerai de la main de ceux qui les asservissent. Elles ne seront plus au pillage parmi les nations ; les bêtes de la terre ne les dévoreront plus, elles habiteront en sécurité, et il n’y aura personne pour les troubler. J’établirai pour elles une plantation qui aura du renom » ; Ezéchiel 34 : 25-29a Mais dans tout ceci, la fin de la violence et de la confrontation par les armes est le point de départ de la paix, telle que proclamée par le Shalom de Dieu que nous venons de lire. Quel est alors le rôle de l’Eglise et de ses serviteurs dans cette recherche de la paix ? L’Eglise dans sa mission est appelée à : - être fidèle à Christ - être obéissante à Christ - et témoigner Christ. L’EGLISE RESTE FIDELE A CHRIST QUAND ELLE S’ENGAGE DANS LA PAIX Car Dieu est Shalom, Il veut la justice et la paix pour toute la terre qu’Il a créé. C’est la raison pour laquelle Christ a déclaré : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés enfants de Dieu » (Matt. 5 : 9) Que tous ceux qui reconnaissent notre Seigneur, sachant qu’ils ont un appel spécial d’être les faiseurs de la paix. Les chrétiens ne peuvent pas se dire fidèles à Christ et rester indifférents quand on tire lâchement sur les enfants de Dieu. En tant que tels, nous ne pouvons pas seulement crier « Paix, Paix, Paix » sans nous engager, agir sur terrain et procurer la quiétude aux enfants de Dieu. Enlever les armes des mains illégales est non seulement un acte civique mais plutôt un devoir chrétien et divin. L’EGLISE EST OBEISSANTE A CHRIST QUAND ELLE FAIT GRANDIR ET EQUIPE LE PEUPLE DE DIEU COMME ARTISANS DE LA PAIX C’est pourquoi l’Eglise a besoin des dons du Saint Esprit dans cette tâche. (Eph. 4 : 1-16) Là où l’Eglise est fidèle à Christ, ses congrégations doivent être vivantes dans la promotion de la paix car : - Pendant les cultes, nous reconnaissons la présence de Dieu dans nos vies fragilisées par la guerre, les viols, la violence et le banditisme. Nous vivons et agissons par la foi que Christ Seul est le Maître des temps et de l’histoire et il a autorité sur tout. Et il est le vainqueur de la mort. - A la table du Seigneur, nous découvrons que nous sommes frères et sœurs ici bas. C’est pourquoi l’Eglise a la responsabilité d’encourager les Gouvernants dans leur politique de paix et de bon voisinage. - Dans le baptême, nous sommes unis en solidarité avec toute l’Eglise, Sainte et universelle. C’est pourquoi l’Eglise doit encourager le Gouvernement dans une diplomatie de respect mutuel. Notre Gouvernement ne peut pas rester attentiste ; il doit être à même d’aider, avec sa formule de pacification qui est le PAREC, d’autres nations dans le monde qui sont dans des difficultés, à l’instar de la Somalie, et de l’Afghanistan pour ne citer que ces deux là. La République Démocratique du Congo n’a pas que des malheurs à exporter et des images tristes à projeter dans le monde. La République Démocratique du Congo a une culture forte qui nourrit l’Afrique et le monde par sa musique et ses valeurs. La République Démocratique du Congo a une Eglise forte vivante et croissante. Au moment où dans certains pays, les Eglises sont vides et les cathédrales sont soit vendues ou transformées en musées ; en République Démocratique du Congo les chrétiens manquent de place où adorer Dieu. Notre richesse spirituelle doit être exportée par notre gouvernement et nos amis. La République Démocratique du Congo a eu des élections crédibles et bien préparées par sa commission électorale indépendante. Notre pays est en mesure de donner de leçons aux autres. Enfin, la République Démocratique du Congo a une formule uniquement et authentiquement congolaise de pacification, le PAREC dont le modèle et l’expérience peut aider les autres pays en proie à la violence et au banditisme à mains armées. C’est dans la communion du baptême qui détruit toutes les barrières et qui fait de nous enfants de l’unique famille chrétienne que nous pouvons partager nos valeurs avec joie et dignité. - Dans nos prières, nous élevons les préoccupations des victimes de la violence, de la guerre, de l’injustice de l’oppression, de la domination et des viols. C’est pourquoi l’Eglise doit avoir des programmes clairs et bien définis pour aider l’Etat à éradiquer ces fléaux. Le rôle de l’Eglise n’est pas seulement de dénoncer et de parler, mais aussi d’agir en partenariat avec les acteurs politiques et sociaux. - Dans la louange : nous célébrons le don de la vie, le Prince de paix. l’Eglise doit louer et remercier Dieu quand le pays a un Chef de l’Etat qui aime la paix, qui fait tout pour mettre fin à la guerre et reconstruire un pays détruit. Il n’y a pas de honte pour l’Eglise de se mettre aux côtés du Président KABILA et de l’aider par la prière et les conseils afin qu’il réussisse, car il en a la volonté. L’Eglise n’est pas seulement appelée à dénoncer et critiquer les politiques. Elle a aussi le devoir de les aider afin qu’ils ne s’enferment pas dans la défensive et ne se radicalisent pas dans le mal et l’absolu. L’histoire récente de notre pays doit nous aider à revoir nos méthodes d’évangélisation et de prophétie. - Dans ses études, l’Eglise doit être vigilante dans la politique étrangère de son pays et dans les grands courants qui secouent le monde comme la crise financière internationale, le terrorisme et la grippe H1N1. L’Eglise a le devoir de se poser la question suivante : • Est-ce que la République Démocratique du Congo a une bonne politique étrangère ? • Que devons-nous faire ensemble avec le Gouvernement pour l’améliorer ? • Quel est le message de l’Eglise pendant cette période de crise financière internationale et quelle action conseille-t-elle l’Etat? • Quel est le message de l’Eglise aux travailleurs, syndicalistes et gestionnaires pendant cette période de crise financière internationale ? La contribution de la foi chrétienne à la perspective sur la politique étrangère est particulièrement fondée sur sa compréhension de la condition humaine. Nous devons avoir à l’Esprit que : • L’humanité est regardée comme porteuse de l’image de Dieu, comme l’instrument de la rédemption du monde par Christ. • Comme les espèces qui répondent à Dieu le créateur, dans la crainte et l’adoration, l’Eglise est comme le point focal de l’activité de la pacification par laquelle Dieu veut affirmer le but de la création. L’Eglise doit affirmer, prêcher et enseigner que la valeur de l’humanité doit être mesurée pas premièrement en termes de facteurs politiques mais en terme de sa relation avec Dieu le créateur, le protecteur et réalisateur de l’humanité. L’EGLISE TEMOIGNE CHRIST QUAND ELLE NOURRIT LA VIE MORALE DE LA NATION L’obéissance fidèle de l’Eglise à son appel veut dire son engagement et sa participation dans la formation des valeurs et croyances de notre société. La première valeur et la matière première dont le Congo a besoin, c’est la Paix. Le PAREC est l’organe œcuménique, un instrument au service de toutes les Eglises en République Démocratique du Congo pour accomplir la volonté de Dieu dans notre pays ; c’est-à-dire amener la paix et promouvoir la réconciliation. Cette ONG de droit congolais est d’abord un instrument œcuménique que les Eglises doivent utiliser pour témoigner JESUS CHRIST, Le PRINCE DE LA PAIX. Pour le PAREC et pour moi-même, l’appel de Dieu pour faire la paix est absolu, car Dieu n’est pas un Dieu de destruction, de blessures par balles des bandits à mains armés et des rebellions à répétition. Dieu est un Dieu de vie, de paix et de joie. Dieu est un Dieu des pacificateurs en temps de guerre et d’insécurité. - Hébreux 13 : 20, le nomme Dieu de paix. - Ephésiens 2 :14, appelle Christ comme notre paix qui a renversé les murs de séparation de l’humanité Distingués invités, Mesdames, Messieurs, Nous voudrions terminer cette adresse en disant que dans le milieu politique, notre engagement pour la paix et la consolidation de la démocratie est facilement confondue avec la recherche de la sécurité personnelle et de se maintenir dans les sillages du pouvoir. Ceci a créé une grande indifférence dans le milieu d’affaires kinois et surtout dans certains cercles diplomatiques. Nous espérons maintenant que nos motivations sont bien claires et notre appui au Président de la République et au Gouvernement sont motivés par notre foi chrétienne et par notre volonté de voir notre pays compté parmi les nations démocratiques avec un peuple respecté. L’archevêque Desmond Tutu me dit un jour au Togo que « la paix avait un prix à payer » Le PAREC dans la pacification du nord Katanga et de la ville province de Kinshasa, a payé un grand prix ; celui des critiques, rejets, dédains, mauvaise propagande, embargo sur les médias étrangers qui refusent qu’aucune bonne nouvelle ne provienne du Congo. Nous avons payé cash et continuons à payer cash mais rien ne peut nous séparer de l’amour de notre pays. C’est pourquoi nous encourageons tout le personnel du PAREC à la confession et au courage. Confession : Parce qu’à un moment donné, découragés, nous voulions abandonner. Etant hommes et femmes, vivant dans un monde des péchés, nous ne sommes pas exempts et saints nous avons besoin de renouveler permanemment notre relation avec Dieu. Courage : Car nous travaillons dans un monde déchu et corrompu où la poursuite de la paix a beaucoup d’ennemis même parmi ceux qui sont au pouvoir et qui bénéficient des fruits de nos efforts. Faire la paix est une lutte cruciale dans laquelle notre nature pécheresse est jugée et le mal du monde est vaincu. Etre partisans de la paix nous exige de prendre la croix et de suivre Christ (Mk 8 :34) Quelle est la prochaine étape du PAREC ? Nous avons la joie d’annoncer que sur financement du Président de la République, Son Excellence Joseph KABILA KABANGE et du Gouvernement de la République et le Gouvernement provincial, que le PAREC lance l’opération « échange armes à feu contre 100$ » à Kisangani en province orientale, le 20 Août 2009. En conclusion Jean 10 : 10 nous dit : « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire mais, moi je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’ils soient dans l’abondance ». - on ne vole qu’avec l’arme - on tue avec l’arme - on viole facilement avec la menace de l’arme. Mais, Jésus proclame une nouvelle révolution, une société de vie abondante où il n’y a pas de tuerie. Jésus annonce une rupture entre la société des voleurs et celle que Lui incarne. Le PAREC est engagé avec Jésus Christ pour l’avènement de la vie abondante dans la paix, la sécurité, la justice économique et le respect des droits humains en République Démocratique du Congo avec l’aide de toutes les Eglises. Le PAREC veut avec Jésus rompre avec la société des violences et tuerie gratuite et bâtir dans la paix un Congo plus beau qu’avant ; comme le dit bien notre hymne national. D’aucuns nous demandent pourquoi nous nous engageons dans la réconciliation ? Quand nous lisons dans 2 Cor 5 :19 qui dit : « Et tout cela vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par Christ et qui nous a donné le ministère de la réconciliation» Avec ce passage de l’Apôtre Paul, nous trouvons la réponse et les encouragements nécessaires pour aller de l’avant. Que Dieu bénisse le Congo ! Que la paix du Christ qui surpasse toute intelligence soit avec nous tous ! Excellences, Mesdames et Messieurs, Je vous remercie.

Source : La Prosperité /kinshasa