L'état actuel du cimentier commande l'ouverture de son capital. En vendant 31% de ses parts au groupe Lafarge, l'Etat gagnera la somme de 43.400.000 USD et aussi le bénéfice de voir son entreprise enregistrer de nouvelles performances et être sauvée de la fermeture

                

 

La nouvelle intéressera plus d'un RD-Congolais parce que seuls les nationaux sont concernés. En effet, dans le cadre de la transformation des entreprises publiques, l'Etat RD-congolais s'est déjà mis à la vente des 41% de ses 91,7% des parts détenues à la Cimenterie nationale -CINAT.

 

Sur ces parts à liquider, 31% ont été déjà cédées au groupe Lafarge, dont la renommée dans la fabrication du ciment est mondiale. Sur les 10% restants, 8% sont mis à la disposition des citoyens RD-congolais pour le développement de la classe moyenne nationale, et 2% pour les travailleurs de la CINAT. Cependant, une part est vendue à 1.400.000 USD.

                    

L'annonce a été faite lors de la dernière visite de la ministre du Portefeuille Jeanine Mabunda, dans le site de la Cinat, situé dans la périphérie de la ville rurale de Kimpese, à plus de 220 Km à l'ouest de Kinshasa, dans la province du Bas-Congo. Réciproquant aux fréquentes visites des membres de la délégation syndicale qui avait multiplié des contacts avec le ministère du Portefeuille et le COPIREP, chargé du suivi du dossier de la vente et de la liquidation des actions de l'Etat, pour accélérer le dossier d'ouverture du capital de leur entreprise, Mabunda est allée tâter du doigt l'état d'esprit qui régnait à Kimpese et pour évaluer les travaux à faire dans la période intérimaire avant la venue du groupe Lafarge. Et elle a été largement surprise par l'accueil fait par l'ensemble du personnel à l'annonce de l'arrivée imminente de nouveaux partenaires porteurs de l'argent frais pour la redynamisation des activités de production du ciment gris.


L'état actuel de la CINAT mérite en tout cas l'ouverture de son capital. En vendant 31% de ses parts au groupe Lafarge, l'Etat aura une bagatelle somme de 43.400.000 USD et voir l'entreprise enregistrer de nouvelles performances et être sauvée de la fermeture d'autant plus que la CINAT n'arrive plus présentement à produire en fonction de ses capacités installées.

 

Il est indiqué que l'idée d'ouverture de son capital, germée depuis avril 2008, a été soutenue par tous les ministères
      

 

sectoriels parce que «le ciment est important dans le programme des 5 chantiers et qu'en toute transparence les RD-congolais bénéficient de la réforme», a signalé Mabunda.

 

 

 

 

 

Besoins aigus en matériels

 

 

 

 

 

Suivant le schéma technique de l'usine présenté par Diadia Nkoy, directeur d'Etudes adjoint de la CINAT, il ressort que l'usine est confrontée aux problèmes sérieux qui allaient amener la fermeture dans un peu plus bref délai.
      

 

Heureusement que la solution est trouvée. En effet, la réserve des matières premières que sont l'argile et le calcaire est évaluée pour une bonne centaine d'années.

 

En ce jour, seulement 30% de cette réserve sont consommées depuis 1974, date de la production de la première tonne de ciment.

 

 

 

 

 

Les carrières où sont extraites ces matières premières sont devenues inaccessibles en raison du manque des engins appropriés. «Il est impossible d'accéder à la carrière sans matériels. Les concasseurs que nous avons sont passés d'époque, il faut les réhabiliter. On vient à peine de réparer le souffleur principal et d'acheter le compresseur. La tour de refroidissement a une partie importante de ces toits pourrie. Cela peut amener l'incident survenu à la CILU. Et, l'ensacheuse est vétuste», a indiqué le PAD Alphonse Mabondo.

 

Autant de matériels que devait apporter le nouveau partenaire mais qui va rapidement faire le retour sur l'investissement en raison du potentiel de la Cinat capable de réaliser jusqu'à 3 millions USD, à chaque production, en tournant en plein régime.

 

Pour rappel, depuis 2008, l'Etat via le gouvernement tient à la réhabilitation et à la compétitivité de la Cinat où il détient présentement 91,7% des parts auxquels il se défait de 41%, le groupe Rawji 7,5% et le groupe Blatner 0,8%. A partir du cahier des charges élaboré par la direction et l'intersyndicale de la Cinat et le Copirep lequel contenait des noms de groupes internationaux spécialisés dans la filière du ciment sélectionnés par la Cinat elle-même, un appel d'offre international a été lancé. Dix-huit groupes de renom y ont répondu parmi lesquels ceux de la Norvège, des Etats-Unis, de la France, du Nigeria, de l'Afrique du Sud et de la Belgique.

 

La vente des parts de l'Etat se fait en association avec les représentants de l'entreprise avec le COPIREP qui a, entre autres missions, de faire le suivi du dossier de vente ou de liquidation des actions de l'Etat.

 

Source : le Palmarès/Kinshasa