Les carrières de Mashamba et de Dikuluwe, le concentrateur de Kamoto et l’usine hydro métallurgique de Luilu, notamment, seront désormais sous gestion de Katanga Mining. C’est la conclusion d’un accord signé en début de semaine entre cette compagnie privée cotée à Toronto et à Londres et la Gécamines

Par cet accord, les deux, Gécamines et Katanga Mining formeront une entreprise commune qui sera dénommée Kamoto Copper Compagny, KCC en sigle. La nouvelle société créée sera détenue au trois quart par Katanga Mining. Les domaines dont la Gécamines vient de céder le contrôle à KM étaient parmi ses plus grands patrimoines. En plus de Dikuluwe et Mashamba, l’ancienne Union minière du Katanga transfère également au terme de ce contrat, plus de 4 000 hectares à la nouvelle entreprise, des gisements à forte teneur de cuivre et de cobalt, notamment la mine souterraine de Kamoto et la mine de Kov. Elle cède aussi son des années 70 et 80 des vaches grasses ; le concentrateur de Kamoto ainsi que l’usine hydro métallurgique de Lwilu et d’autres installations, des patrimoines situés à Kolwezi.

Que gagne alors le minier congolais dans ce contrat ? 2,5 % de royalties, 140 millions dollars américains de pas de porte et le 1 quart non diluable de la joint-venture créée.

Faut-il parler d'un contrat équilibré quand la Gécamines donne et gisements et installations ? Oui dit-on chez l'actionnaire majoritaire. Katanga Mining apporte finances, expertise et engins, déclare Simon Tumawaku, président du conseil d'administration.

Mais équilibré ou pas, le contrat est déjà signé et il ira jusqu'en 2025. Il vise à produire 150 mille tonnes de cuivre par an.

Source : Okapi/Kinshasa