Les derniers retranchements des rebelles rwandais réfugiés à l’Est de la RDC sont en train d’être démantelés l’un après l’autre par les éléments des FARDC engagés avec détermination dans l’opération de pacification Kimia 2 menée actuellement dans la province du Sud-Kivu

Les éléments de l’armée nationale continuent la percée sur tous les fronts où ils sont engagés, avec le soutien des Casques bleus, en vue de rétablir la paix dans la partie Est du pays. Sur le terrain de la province Orientale, l’armée nationale progresse dans la récupération des villages assiégés par des miliciens du Front populaire pour la justice au Congo (Fpjc).

Selon les sources militaires, confirmées par les éléments de la Monuc, les Fardc ont récupéré, le week-end dernier, après de violents combats, trois nouvelles localités jadis sous contrôle des FPJC. Il s’agit de Butembo, Nyasona et de Fichama, situés tous à plus de 50 kilomètres au sud de Bunia dont la récupération s’est soldée également par la mort des miliciens.

Au total, sept localités sont déjà passées sous contrôle des Fardc depuis le début de l’opération conjointe Monuc-Fardc dénommée « Pierre d’acier », lancée depuis une semaine contre les miliciens. Bien avant, trois autres villages ont été récupérés par les Fardc le vendredi 24 juillet dernier. Il s’agit de Matalatala, Bialos, Alumba et de Kpauma. Du côté des Fardc, il y aurait également des blessés graves, suivant les sources onusiennes. Contacté lundi, Adirodu Mbadu, comandant des opérations du FPJC a confirmé le bombardement de leurs positions de Mont Hoyo et de Bulanzabo par les forces loyalistes.

Dans la plaine de la Ruzizi, au Nord Kivu, les éléments des Fardc sont toujours à l’assaut des rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr). Lundi dernier, un violent combat avait éclaté lundi dans une bananeraie où les rebelles s’étaient retranchés à Murunga à 4 kilomètres de Luvungi dans la plaine de la Ruzizi. En l’occasion, 2 rebelles ont été capturés par l’armée nationale.

Selon les sources militaires, il s’agissait véritablement d’une opération de ratissage du terrain, car les rebelles battent en retraite depuis le déclenchement de l’offensive en cours. A en croire le commandant Fardc à Luvungi, les deux assaillants capturés lors de cette attaque, seront transférés au commandement des opérations Kimia 2 à Bukavu. Il faut reconnaître que l’assaut donné le lundi dernier est le fruit de l’impérieuse collaboration entre la population civile et les soldats gouvernementaux. En effet, les agriculteurs qui n’avaient pu accéder à leurs champs en raison de la présence des rebelles, sont allés saisir le commandement militaire de la place.

Selon les analyses stratégiques, les rebelles se regroupaient à Murunga pour tenter une traversée vers le Burundi voisin. Preuve que l’étau se resserre hermétiquement sur les rebelles rwandais en Rdc. Cela justifie bien les assurances du chef d’Etat major général de l’armée congolaise. Didier Etumba a frénétiquement fait le bilan de l’opération Kimia II, déclenchée le 12 juillet, aux députés provinciaux de la province du Kivu. Le bilan établi par le général se présente de la manière suivante : « Depuis (l’opération) Umoja Wetu jusqu’à aujourd’hui, plus de 800 Fdlr ont été tués. Notamment pendant l’étape préliminaire, 412 Fdlr ont été tués et depuis le lancement officiel de l’opération, il y a déjà 245 Fdlr tués au Nord Kivu et au Sud-Kivu. Plus de 250 Fdlr ont été capturés et plus de 110 dépendants ont été récupérés ». Bilan qui attise l’espoir de voir éradiqué le fléau de la présence des rebelles rwandais qui sèment la mort au quotidien parmi la population civile.

L’issue n’est certainement pas loin quand bien même les rebelles, dans un élan de survie, se regroupent en atomes réduits afin de soumettre les Fardc à la guérilla. Mais cette  tactique aussi est sur le point de devenir inopérante, notamment avec la complicité rétablie entre les soldats loyalistes et la population civile. Le dessus pris par l’armée nationale sur les rebelles rwandais démontre la capacité des Fardc à réaliser des exploits, quitte à être requinqués sur tous les plans.

On se rappelle que presque tous les pays du monde avaient refusé de mettre leurs troupes à disposition lorsqu’il était envisagé la mise sur pied d’une force internationale contre les Fdlr. L’Union africaine comme les Nations Unies n’avaient pas caché leurs craintes de se mettre en face des éléments bien formés, bien équipés et maîtrisant bien le terrain sur lequel ils évoluent depuis plus d’une décennie. Les deux organismes ont estimé à près de 20.000 le nombre d’hommes à réunir pour combattre les rebelles rwandais. La réalité démontre cependant que les éléments de l’armée nationale sont à même d’extirper le spectre des anciens génocidaires rwandais résidant au Congo.

Pour ce faire, les partenaires engagés dans la réforme, la formation et l’encadrement des soldats congolais devraient s’appesantir sur l’équipement de l’armée congolaise.

Source : la République