L’évaluation de la situation sécuritaire et l’évolution des opérations militaires contre les tracts des FDLR dans les deux Kivu et la restauration de l’autorité de l’Etat à l’Est du pays, ont constitué les points essentiels évoqués par le ministre de la Défense nationale ce jeudi lors d’une conférence de presse à Goma

Pour le ministre congolais de la défense, la situation sécuritaire dans le deux Kivu s’améliore davantage depuis le début des opérations militaires dans ces deux provinces. Il affirme que les bases stratégiques des FDLR ont été anéanties et que ces derniers sont actuellement pris en tenailles. « Il est vrai que les sanctuaires près des frontières, en même temps, les plus proches ont été détruits, le gros des FDLR sont pris en tenailles. Mais au Sud Kivu nous avons démarré les opérations », a déclaré le ministre.

Le patron de la défense a reconnu toutefois que la situation n’est pas totalement maîtrisée comme, on peut le croire, car selon lui, il y a encore quelques groupuscules réfractaires. Mais, l’autorité de l’Etat sera rétabli progressivement, a-t-il martelé : « Nous ne pouvons pas affirmer que l’intégration est une perfection. Vous savez dans quelles conditions pour certains cas nous avons mené cette intégration »

Enfin, Charles Mwando Nsimba a bouclé sa séance en confirmant le nettoyage dans les zones jadis sous contrôle des FDLR. Ce nettoyage est en train d’être mené, sans toutefois préciser la région, pour des raisons stratégiques militaires, a-t-il affirmé.

Le ministre de la défense identifie le meneur du massacre de Bisié

Plus de 24 heures après les massacres de 16 personnes à Mpama, le ministre de la défense revèle l’identité du chef des auteurs de du massacre. Il s’agit d’un commandant Mai Mai, bien connu du gouvernement congolais, puisqu’il s’agit d’un créancier qui vient de trouver refuge à Walikale. Il y recrute des déserteurs de l’armée nationale congolaise pour ses propres fins. Le ministre Charles Mwando Nsimba a promis que les FARDC vont les pourchasser jusque dans son dernier retranchement. « Il y a un type, à qui on prête 60 mille dollars. Ce monsieur s’engage à fournir coltan, autres matières précieuses. Il n’honore pas les engagements. N’ayant pas honoré ses engagements, qu’est ce qu’il prend comme formule ? Les défenses. Ce qu’il fait c’est quoi ? il s’est transformé en chef Mai-Mai. Le monsieur est connu, nous le connaissons, nous. Il a recruté de nos déserteurs, il faut que je vous le dise. Alors, il est en train de constituer lui aussi, une sorte de sanctuaire, soit disant d’un groupe qui devrait se rallier aux FDLR. Bientôt, nous allons lui casser la gueule ! Ça c’est très claire ! Alors, pourquoi est-ce que la population doit être victime de ça. Vous allez mourir Mai-Mai, celui qui profite, ce n’est pas vous », a-t-il expliqué.

Au sujet justement du massacre à Bisié, 2 blessés graves parmi les 45 autres viennent d’arriver ce jeudi à Walikale centre et sont présentement internés à l’hôpital général de référence de Walikale. D’après l’administrateur du territoire de Walikale, la Monuc vient aussi d’installer un site de transit à Isanga, à près de 45 kilomètres de Walikale centre. Mais en raison de la difficulté d'accès sur la zone, le transfert des blessés pose problème, indique l’administrateur du territoire de Walikale, dans la mesure où il n’existe pas de route entre Bisié et Ndingala. Pour le trajet, il n'existe tout juste qu’un sentier comme point de passage des piétons.

Source : Okapi