Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé qu'il ferait appel de la "mise en liberté provisoire" de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), ordonnée vendredi par la CPI.

Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a annoncé vendredi 14 août qu'il ferait appel de la "mise en liberté provisoire" de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), ordonnée vendredi par la CPI.
Selon un communiqué du bureau du procureur indique qu'il fera appel vendredi "de la décision rendue par la Chambre préliminaire II d'accorder à Jean-Pierre Bemba le bénéfice d'une libération conditionnelle jusqu'à son procès". "M. Bemba, qui est toujours physiquement détenu à La Haye, doit rester en prison. La Chambre d'appel va examiner si la décision de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté est correcte", a expliqué M. Moreno-Ocampo dans le communiqué.


Crimes de guerre


Plus tôt dans la journée, la CPI avait ordonné la "mise en liberté provisoire" de Jean-Pierre Bemba et convoqué six Etats -la Belgique, de la France, le Portugal, l'Italie, l'Allemagne et l'Afrique du sud- en audience du 7 au 14 septembre dans l'objectif de "discuter dans le détail" d'un éventuel séjour de l'accusé sur leur territoire. Toujours selon le bureau du procureur, "il n'y a aucune perspective de libération immédiate. A ce stade, les Etats identifiés par la Défense ont émis des réserves ou des objections à l'idée d'accueillir Jean-Pierre Bemba sur leur territoire pendant cette période intérimaire".
La Cour pénale internationale doit juger l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo, poursuivi pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC) en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003. Il avait été arrêté à Bruxelles en mai 2008. La date de son procès n'a pas encore été fixée.
"Les victimes et les témoins peuvent être assurés que le procès se tiendra dans un futur proche et que la Cour continuera de garantir leur sécurité", a affirmé le procureur de la CPI.