Le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi, et le représentant de la firme française thermo Ficher ont assisté à la cérémonie. Le coût total de l’installation de ce laboratoire s’élève à 600 000 Usd. Il résulte du partenariat entre le ministère congolais des Mines et thermo Ficher. Dans les pays subsahariens, on ne le trouve qu’en Afrique du Sud. Il est doté d’un spectromètre qui permet de quantifier et d’analyser les teneurs des éléments mineurs des métaux rares, tels que le nickel et autres matières précieuses associées au cuivre et au cobalt, selon le ministre Kabwelulu. Aucune exportation des minerais du Katanga ne peut se faire sans le certificat délivré par le CEEC, a-t-il indiqué.

Le chef de mission de CEEC, Léonite Mupele, a soutenu, pour sa part, que ce laboratoire constitue un atout majeur de lutte contre la fraude. « Les laboratoires agréés actuels (en RDC) ne sont pas capables d’analyser ces métaux. Parce que ces derniers se présentent en quantités infimes dans le cuivre et cobalt auxquels ils sont associés. Ensuite, une autre application très intéressante surtout pour la santé de la population, c’est en ce qui concerne les rejets des usines. Il n’y a que notre laboratoire qui pourra les détecter », a précisé M. Mupele. 

C’est ainsi que Moïse Katumba a émis son vœu de voir les responsables de ce centre se mettre au travail afin d’en finir avec les exportations frauduleuses des restes des minerais, qui, selon lui, enrichiraient les pays voisins.

source : Okapi