La bouffée d'oxygène tant attendue de Pékin est sur le point d'atterrir à Kinshasa. Après les réajustements consentis par l'Exécutif congolais dans le cadre des contrats chinois, le dernier verrou pour la libération des fonds a sauté.

Des sources concordantes, il revient qu'au pays de Mao on met la toute dernière main sur le dossier des fonds à destination du Congo.

Exxub bank, la géante chinoise des investissements et des prêts se trouve en instance de passer les écritures avec la Banque centrale du Congo.

Au gré de cette assurance, Jean-Claude Masangu s'est exprimé d'un ton péremptoire récemment à propos du prêt chinois. Il a confirmé que la première partie de ce prêt destiné aux infrastructures sera bien libérée. Tout comme les 3 milliards de dollars destinés au secteur minier. Le tout va faire un total, de 6 milliards de dollars.

Le premier accord passé en 2007 entre Pékin et Kinshasa prévoyait pourtant un prêt chinois de 3 milliards de dollars, à raison de 6 pour les infrastructures de base et 3 pour le secteur minier. Sous la pression du Fmi, la deuxième tranche destinée au volet infrastructures sera mise en veilleuse.

Cette  mesure conservatoire permettra à la Chine d'obtenir le change, aussi longtemps que la dynamique des finances internationales l'obligera sur sa levée de garanties exigées à la RDC concernant justement la dernière tranche du prêt.

N'importe comment, nombreux sont les analystes qui restent convaincus que le pactole chinois aura un impact indéniable sur la stabilité macro économique de la RDC.

A long terme, les infrastructures réhabilitées apporteront incontestablement des dividendes économiques sans précédent, mais à moyen voire à court terme, le prêt au secteur minier permettra de redynamiser celui-ci et d'en faire le fer de lance d'un nouveau départ pour la stabilité. De là, à voir le gouvernement réussir le test d'allégement de la dette prévu pour 2010, il n'y aura plus qu'une simple question d'orthodoxie de gestion. Car, bien orientés et placés, les 3 milliards prévus pour les mines peuvent se, révéler salutaires à plus d'un titre. A tous ceux qui seront, de près ou de loin, associés à leur gestion de faire preuve de discipline et d'abnégation au profit de l'intérêt général.

source : Le Palmarès /kinshasa