La Coalition des ONG des droits de l’homme (Codho) déclare avoir été empêchée par la police de remettre un mémorandum au chef de l’Etat. Mémorandum qui dénonce l'arrestation de Robert Ilunga, président des "Amis de Nelson Mandela ainsi que le comportement des agents de l’Agence nationale des renseignements, ANR. Ces derniers l'ont arrêté et le gardent à vue depuis 10 jours. La Codho a saisi le parquet général de la République pour instruire le dossier de cet activiste des droits de l’homme

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N’si Luanda, président de  la Codho, explique cette déconvenue policière : «Hier, nous avons prévu un sit-in au Mont Ngaliema où se tenait le sommet de la SADC pour dénoncer l’arrestation et la détention illégale de notre collègue défenseur des droits humains. La police était déployée sur tout le site du Mont Ngaliema où nous avons eu de la difficulté à accéder au lieu. Voilà comment on nous a empêchés de donner le mémorandum. Parce que l’objectif était de remettre à mains propres au chef de l’Etat Joseph Kabila, pour qu’il comprenne comment l’ANR maltraite les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes» .
Le président N’si Luanda estime que leur collègue n’est plus entre les mains de l’ANR. Il est maintenant entre les mains des pouvoirs judiciaires. Et pour le moment, les actions des activistes des droits de l’homme se dirigent vers le procureur général de la République. L’ANR considère l’appareil judiciaire comme une poubelle. C’est à la justice de s’assumer, conclut-il.

Source : okapi