jkk_lancement_travaux« Le développement économique ne se résume pas en un chapelet d’intentions. Il doit se vivre et être constaté notamment dans l’amélioration palpable des conditions de vie de la population d’un pays », commentait le directeur général du Bceco, en introduction au rapport 2008 de cette agence gouvernementale d’exécution. Samedi dernier, le Comité de pilotage du Bceco est descendu sur trois sites de Kinshasa où sont exécutés des travaux placés sous la supervision de cette agence.

 

Satisfaction totale de la délégation du Comité de pilotage du Bureau central de coordination (Bceco) qui a organisé le samedi 19 septembre 2009 une descente sur trois sites où sont entrepris des travaux d’infrastructures, financés par des partenaires extérieurs, sous la supervision du Bceco. A la tête de cette délégation, Isidore Omari Kampene, directeur de cabinet adjoint du ministre des Finances et président du Comité de pilotage du Bceco. Il avait, à ses côtés, deux conseillers principaux du président de la République, celui en charge des questions économiques et financières ainsi que le responsable du collège ayant dans ses attributions les questions se rapportant à l’agriculture.

Le but de cette visite consistait à se rendre compte des réalisations dans lesquelles le Bceco intervient sur le terrain.

Première étape de cette visite d’inspection, l’abattoir public de Kinshasa dans la commune de Masina. A cette étape, le comité de pilotage du Bceco s’est rendu compte de l’état d’avancement des travaux. « Il y a certes un retard dans l’exécution, mais le plus important était de commencer pour redonner vie à cet important outil », a indiqué Isidore Omari.

A l’intérieur de l’abattoir de Masina, certains travailleurs de la société de construction «Sogedie » taillent des pierres à l’aide de burins et marteaux, d’autres enfoncent des piques dans le sol. A côté, ce sont des flaques d’eaux mélangées au sang des animaux abattus qui puent. Construit en 1959, l’ouvrage est tombé en désuétude.

A ses origines, deux cents bêtes étaient abattues par jour. Mais actuellement, trente-deux bovins y sont abattues dans des conditions hygiéniques qui laissent à désirer. Les travaux en cours consistent en la construction d’un mur de clôture de deux hectares et en la réhabilitation fonctionnelle du bâtiment. Le coût total des travaux est évalué à plus d’un million Usd. Mais pour l’instant, seule une enveloppe de 650.000 dollars américains, prise en charge par la Banque mondiale, a été libérée. « Il y a urgence de mobiliser le reste de ce montant pour permettre de doter la ville d’un abattoir digne de ce nom, respectueux des normes en matière d’environnement », a, par ailleurs, indiqué le président du Comité de pilotage du Bceco.

KISENSO SE LIBERE DE L’ENCLAVEMENT

Après l’étape de Masina, la délégation a pris la route de Kisenso où, sur financement de la Banque africaine de développement (BAD), l’entreprise de génie civil Safricas déploie un grand travail pour désenclaver cette commune. Les travaux sont en cours. La commune sort de son isolement. L’accès à la maison communale est aisé. Plus de pente à arpenter ou des détours à faire par marche à pied - l’accès est désormais possible par route. Pour y arriver, la Bad a mobilisé 10 millions Usd pour, dans un premier temps, lutter contre les érosions pour la construction d’un collecteur des eaux de pluie, et de l’autre, construire le long de ce collecteur une route d’accès à Kisenso qui était enclavé.

« L’objectif est d’atteindre l’Université de Kinshasa par cette route. Il y a encore huit kilomètres à faire. Les études sont là pour tout le projet. L’ensemble des travaux ont été évalués à 30 millions Usd. Jusque-là, grâce à la Bad, on a réalisé le 1/3 - reste à mobiliser les fonds pour relier Matete à l’Université de Kinshasa (Unikin) sans passer par By Pass ou l’avenue Université », a fait savoir l’ingénieur Tshimanga Mukamba, coordonnateur des projets Bad au Bceco.

A l’Institut du bâtiment et des travaux publics (IBTP) situé dans la commune de Ngaliema, dernière étape de cette visite, la délégation a découvert un institut d’enseignement totalement rénové. L’IBTP a fait peau neuve. Plus de 2.000.000 de dollars américains ont été nécessaires pour y arriver, fonds tirés des ressources PPTE (Pays pauvres très endettés). Il sera inauguré, en principe, par le président de la République, Joseph Kabila, à la prochaine rentrée académique.

En fin de parcours, le président du Comité de pilotage du Bceco a trouvé des mots justes. « Les cinq chantiers de la République sont désormais une réalité. Partout où nous sommes, de Masina jusqu’à l’IBPT en passant par Kisenso, l’on s’est rendu compte qu’il y a un grand travail de reconstruction qui est fait pour doter la RDC d’ infrastructures viables tout en veillant à la santé de la population », a-t-il dit.

Source : le Potentiel