drapeauLa Cour suprême de justice a rendu son verdict dans l’affaire qui oppose l’ancien gouverneur de la province de l’Equateur, José Makila Sumanda, à l’Assemblée provinciale de cette entité. Au terme de cet arrêt, cette juridiction confirme la motion de défiance des députés provinciaux qui ont défenestré, en janvier 2009, le numéro un de cette province. Le vice-gouverneur de José Makila, Jean-Claude Baende, qui exerçait depuis lors les fonctions de gouverneur intérimaire, est appelé à rendre le tablier.

La loi électorale prévoit, en pareil cas, l’organisation d’une élection par la Commission électorale indépendante, dans les 15 jours qui suivent à dater du jour de la décision définitive créant le vide. Comme on le sait, plusieurs noms sont cités d’ores et déjà parmi les députés tant nationaux que provinciaux, particulièrement ceux du Mouvement de libération du Congo (Mlc) pour succéder à José Makila.

Pas plus tard que mardi 15 septembre 2009, le président du Sénat, l’honorable Léon Kengo wa Dondo a plaidé, dans son discours prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire et budgétaire de la chambre haute, la cause de cette province en ces termes : « Quant à la crise née à la suite de la motion de défiance diligentée contre le gouverneur José Makila en janvier 2009 par l’Assemblée provinciale de l’Equateur, cette crise n’a que trop duré…La province de l’Equateur a droit, comme les autres provinces, à un gouverneur. L’Assemblée provinciale a l’obligation d’y pourvoir ».

Avec les incidents survenus le mois dernier dans la ville de Mbandaka, chef-lieu de cette province, suite à des altercations entre deux groupes opposés de députés provinciaux, il est vraiment urgent qu’un gouverneur soit investi à la tête de cette juridiction provinciale figurant parmi les plus étendues et les plus populeuses de la République démocratique du Congo. La balle est donc dans le camp de l’organisatrice de l’élection qu’est la Cei de l’abbé-président Apollinaire Muholongu Malumalu.

Source : la République