drapeauUnion_europeenneC’est un montant que l’Union Européenne vient d’accorder à la République Démocratique du Congo dans le cadre de la convention de financement de l’appui budgétaire à la Stabilisation économique du pays cher à Joseph Kabila. Ces fonds constituent des dons et, à ce titre, ils sont non remboursables et n’alourdissent, en aucune manière, la dette publique congolaise. La cérémonie de signature de ladite convention a eu lieu hier, jeudi 24 septembre 2009, au Ministère des Finances où l’UE a été représentée par M. Richard Zink, Chef de la Délégation de la Commission Européenne et, le Ministre Matenda, Ordonnateur National, a représenté la partie Congolaise. Cet appui qui viendra en remboursement de dépenses de l’Etat réalisées sur des lignes budgétaires identifiées, offre littéralement un surcroît de capacités pour les finances de l’Etat. Tout est donc mis en œuvre pour permettre au plus tôt, le décaissement de cette facilité. 22 millions d’Euros, c’est le montant que l’Union Européenne vient d’accorder à la République Démocratique du Congo dans le cadre de la convention de financement de l’appui budgétaire à la Stabilisation économique du pays cher à Joseph Kabila. Ces fonds constituent des dons et, à ce titre, ils sont non remboursables et n’alourdissent, en aucune manière, la dette publique congolaise. La cérémonie de signature de ladite convention a eu lieu hier, jeudi 24 septembre 2009, au ministère des Finances. La partie congolaise était représentée par l’argentier national, Athanase Matenda Kyelu. Tandis que l’UE a été représentée par M. Richard Zink, Chef de la Délégation de la Commission Européenne au Congo-Kinshasa. Cette signature, a soutenu M. Zink, est un signal fort dans les relations entre la RDC et l’Union Européenne, en ces temps difficiles de crise économique. Cet appui, a-t-il fait savoir, sera bientôt complété par un montant de 26 millions d’Euros dans le cadre de la Facilité alimentaire. Laquelle facilité est mise en place pour aider les plus pauvres à surmonter les effets de la crise alimentaire. Ainsi, l’Europe met à la disposition de la RDC un appui budgétaire de 50 millions d’Euros, soit près de 75 millions de dollars américains, sous forme des dons, qui n’alourdissent pas la dette de la RDC. Le Chef de la Délégation de la Commission Européenne a reconnu que la RDC qui a été touchée et continue encore à subir, malheureusement, les effets de la chute des recettes d’exportations du secteur minier, traverse une période de fortes turbulences économiques et sociales. Et, conscients de l’impact négatif sur les populations démunies, l’Union européenne et les autres partenaires internationaux de la RDC, a indiqué Richard Zink, ont libéré des fonds pour une aide d’urgence à la stabilité économique du pays. L’Europe, a-t-il renchéri, espère que cet appui d’urgence, ainsi que celui de tous les partenaires aidera le Gouvernement Congolais à maintenir un cadre économique stable à travers une politique fiscale prudente. Ce, avant de rappeler que l’Europe est le plus grand donateur en RDC, selon les résultats prévisionnels de l’exercice de la Cartographie de l’aide pour les années 2007-2008. Ainsi donc, sur les 3 milliards deux cents millions de dollars américains versés ces deux dernières années, pour l’aide humanitaire et l’aide au développement du Congo, l’UE a financé la moitié. Toutefois, M. Zink pense pour que la RDC atteigne une croissance économique durable et un progrès social notable, l’aide ne joue qu’un rôle d’accompagnement. C’est le secteur privé qui joue son rôle naturel de principal moteur de développement. Ce faisant, il est primordial pour la RDC d’attirer les investissements privés. Et pour y arriver, le Gouvernement Congolais a un rôle clé à jouer, estime le Chef de la Délégation de la Commission Européenne. Il s’agit, selon Zink, de mettre en place des conditions favorables à l’émergence du secteur privé, notamment en assurant la sécurité juridique, renforcer la transparence et la bonne gestion des finances publiques, améliorer le climat des affaires, etc. L’Europe est disposée, a-t-il déclaré, à travers l’aide au développement, à accompagner la RDC dans ce processus. L’accord conclu avec l’UE, a indiqué pour sa part le Ministre Congolais des Finances, est particulier dans le sens où il est issu de facilités diverses : 22,6 millions d’euros sur financement de la dotation additionnelle de l’enveloppe B du Fonds européen de développement, objet de la présente signature, et 26 millions d’euros sur la facilité alimentaire de la Commission. Soit un total de 48,6 millions d’euros, représentant plus de 75 millions de dollars américains. A en croire Matenda Kyelu, la RDC et l’UE ont convenu ici d’un mode inédit dans la mise en œuvre de leur coopération. ‘‘Cet appui budgétaire ciblé dont je me réjouis, devrait nous permettre de pallier de manière urgente les conséquences de la crise financière, tout en contribuant à améliorer rapidement les conditions de vie de populations, notamment celles vivant en zones urbaines. La RDC est reconnaissante pour cette opportunité et apprécie à sa juste valeur les efforts qui ont été consentis de part et d’autre pour l’aménagement de la présente facilité’’, a poursuivi Matenda Kyelu. Et d’ajouter que cet appui, qui viendra en remboursement de dépenses de l’Etat réalisées sur des lignes budgétaires identifiées, offre littéralement un surcroît de capacités pour les finances de l’Etat. Tout est donc mis en œuvre pour permettre au plus tôt le décaissement de cette facilité. L’argentier national a promis, en sa qualité d’Ordonnateur national, de poursuivre les discussions avec la Commission et ses représentants afin de dégager avec eux, des possibilités analogues pour l’année 2010 et les années à venir.

source : la Prosperité