MENDELors d’un point de presse tenu, hier lundi 28 septembre dans son cabinet, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende Omalanga, a apporté des précisions sur la révision constitutionnelle, l’insurrection armée à Kisangani et sur l’affaire José Makila.

Au sujet de la révision constitutionnelle, Lambert Mende a indiqué : « La concertation interinstitutionnelle sur la révision constitutionnelle existe depuis 2006 et qu’actuellement, il y a une cogitation des experts qui n’engagent pas encore les institutions de la République ». Cette réflexion porte sur la révision constitutionnelle à propos du nombre des provinces et des entités territoriales décentralisées, a-t-il précisé.

Lambert Mende Omalanga répondait ainsi à «certaines imaginations fécondes dont celle de RFI sur l’éventualité d’une révision constitutionnelle qui serait une démarche présidentielle » et apportait des précisions sur cette affaire qui défraie la chronique politique. Il a ajouté que son ministère est en pourparlers avec RFI pour revoir la mesure qui frappe cette chaîne étrangère.

Outre la révision constitutionnelle, le ministre de la Communication et des Médias a évoqué, au cours de cette conférence de presse, le démantèlement d’un groupe insurrectionnel armé à Kisangani.

« Après que l’affaire dite de l’Uranium eut révélé que des activistes des droits de l’hommes étaient accusés d’avoir rédigé des faux rapports sur leur pays uniquement pour garantir leur pain quotidien, on vient de découvrir également qu’il y en a qui se couvrent du même manteau pour commettre des crimes, notamment le terrorisme urbain », a noté le ministre Lambert Mende. Il a cité pour ce faire le cas de Me Firmin Yangambi, du barreau de Kisangani, président de l’ONGDH « Paix sur terre » arrêté mercredi dernier par la justice militaire alors qu’« il était en train de convoyer une cargaison d’armes de guerre dans le but de lancer un nouveau mouvement insurrectionnel contre la République à partir de Kisangani ».

INSURRECTION ARMEE A KISANGANI

Transféré à Kinshasa, le dimanche 27 septembre 2009, Me Firmin est à la disposition de la Cour militaire devant laquelle il devra répondre de cette accusation, a souligné le ministre de la Communication et des Médias. Le porte-parole du gouvernement a ajouté que « la justice militaire fera son travail en entamant dès ce jour l’instruction de ce dossier selon toutes les règles de l’art. Comme pour le dossier de l’Uranium, le gouvernement est d’avis que rien ne peut justifier l’immunité d’un justiciable pour le simple fait de sa notoriété ou de ses relations amicales dans la communauté humanitaire ».

S’agissant de l’affaire Makila ou de la situation en province de l’Equateur, une page a été tournée avec les arrêts 087 et 088 du 21 septembre 2009 qui ont ouvert la vacance à la tête de cette province, a dit Lambert Mende.

« Il est heureux que le concerné José Makila ait publiquement annoncé qu’il se plie à la décision ainsi prise à son égard par la Haute cour », a révélé le ministre Mende.

En outre, il a fait savoir qu’une autre page s’ouvre pour cette province avec l’organisation par l’assemblée provinciale de l’élection du nouveau gouverneur et de son adjoint. Il a estimé que le gouvernement doit « donner maintenant toutes les chances à la CEI de réussir à organiser cette élection dans le délai de 15 jours à dater de la notification de l’arrêt de la Cour à la Commission électorale indépendante ».

Quant au retrait de certains groupes armés du processus de paix issu de l’Accord de Goma, le gouvernement tient à préciser son entendement de ce processus en ces termes : « La paix reste une option incontournable de la RDC, le processus de pacification engagé actuellement ne vise nullement des entorses à l’ordre juridique instauré en RDC depuis les élections générales de 2006 ».

Le ministre Lambert Mende a conclu en ces termes : «L’intégration à l’armée ne peut être comprise comme la soumission de celle-ci aux caprices de ses nouveaux membres issues des ex-groupes armés, mais comme l’admission de ceux-ci au sein des FARDC dans le strict respect des lois et règlements régissant la défense nationale ».

Source : le Potentiel /Kinshasa