CEILa Commission électorale indépendante (CEI) a publié, jeudi à Kinshasa, la décision relative à l’organisation de l’élection du gouverneur et vice gouverneur de la province de l’Equateur. Par la même occasion, elle a fixé un calendrier de ce scrutin prévu le 13 novembre. Le président de la CEI, Abbé Apollinaire Malumalu rassure sur la disponibilité des moyens nécessaires à la tenue de cette élection

« Nous avons fixé le calendrier. C’est pour une élection indirecte, qui ne demande pas beaucoup d’opérations. Et nous avons déjà soumis au gouvernement le budget. Je peux déjà vous annoncer que l’équipe d’avant-garde est déjà partie, jeudi matin. Celle de supervision arrive à Mbandaka, au plutard dimanche 04 septembre. Et le dépôt des candidatures commence lundi. Cela veut dire que les moyens sont mis en œuvre, mais cette mise en œuvre des moyens peut être aussi graduelle… Chaque candidat gouverneur se présentera avec son candidat vice gouverneur et les deux sont votés ensemble. C’est la liste qui est votée. C’est la loi !», a expliqué Apollinaire Malumalu 

Selon ce calendrier, le nom du successeur de José Makila sera annoncé officiellement par Cour d’Appel de Mbandaka le 24 novembre, au terme d’une série d’opérations : publication de la liste provisoire des candidats retenus (19 octobre), dépôt de recours (20 -21 octobre), traitement des contentieux des candidatures par la Cour d’appel de Mbandaka (22-28 octobre), publication de la liste définitive des candidats par la CEI/Mbandaka (29 octobre), campagne électorale (09-11 novembre). Après l’élection, les candidats auront la possibilité d’introduire leurs recours en contestation des résultats du 14 au 16 novembre.

Des tractations politiques

Déjà, les états major politiques n’ont pas attendu l’annonce officielle de la date du scrutin pour commencer leurs tractations en vue de la conquête du gouvernorat de l’Equateur.
Le 21 septembre, rappelle-t-on, la Cour suprême de justice (CSJ) a rejeté la requête de l’ancien gouverneur de l’Equateur, José Makila, en annulation de l’arrêt de la Cour d’appel de Mbandaka. Celle-ci l’avait condamné conformément à la motion de défiance votée contre lui depuis janvier par l’assemblée provinciale pour détournement des deniers publics. L’arrêt de la CSJ entraînait, de facto, la déchéance de José Makila. Ce texte mettait ainsi fin à un long suspense de 9 mois; au cours desquels la province a été dirigée par le vice gouverneur Jean-Claude Baende. Pendant cette même période, l’assemblée provinciale connu aussi une crise interne qui a conduit à sa fermeture, du 24 août au 7 septembre, sur ordre du ministre national de l’Intérieur, célestin Mbuyu.

source ! okapi