_GS9TQ109741_01La cité de Mbanza-Ngungu, appelée autrefois Thysville ressemble aujourd’hui à une localité minière ou un lieu où s’est déroulé des bombardements militaires. Dépourvue de bonnes routes, la cité de Mbanza-Ngungu est en proie aux érosions qui, si on y prend garde, vont engloutir plusieurs parcelles et maisons d’habitation situées dans les quartiers Disengomuka, Révolution, Loma, etc. Ce, pendant la saison des pluies qui s’annonce bientôt. Des sinistres s’y sont, il convient de le rappeler, déjà déclarés par le passé.

En novembre 2008, le gouverneur de la province du Bas-Congo, Simon-Floribert Mbatshi Batshia, avait débloqué une bagatelle somme de 2.472.099 dollars américains pour l’asphaltage de sept principales avenues de la cité de Mbanza-Ngungu.

Ce, sur une distance de 3.975 mètres de routes. Le coup d’envoi des travaux avait été donné le 20 novembre 2008 par le ministre provincial de l’Agriculture, Ngina ye Vuvu Lubamba, représentant le gouverneur de province.

Nous avons mis à profit notre dernier séjour à Mbanza-Ngungu pour visiter les sept avenues concernées par ces travaux. Seule l’avenue de Nsona Nkulu, longue de 1.400 mètres, qui va jusqu’au camp Efatbl était asphaltée jusqu’en août 2009, avons-nous constaté.

Par contre, les avenues Tabora (1.100 mètres), Lumumba (570 mètres), Bangombe (300 mètres), Likoe à Missioni ((230 mètres), Manianga (200 mètres) et Zongo (175 mètres). Toutes ces avenues situées respectivement dans les quartiers Ngungu-Révolution, Révolution et Disengomuka sont encore dans leur état de délabrement. La population de la cité de Mbanza-Ngungu se pose la question de savoir qui bloque les travaux d’asphaltage des six avenues restantes.

Sur un total de 3.975 mètres de routes moins 1.400 mètres asphaltés, il reste une distance de 2.575 mètres à réaliser. Mais les services techniques de la voirie de Mbanza-Ngungu a oublié de retenir l’avenue Foyer, l’une des grandes avenues de cette cité.

Les fonds étant déjà débloqués par le gouvernement provincial, il ne faut pas que certains services et individus pour des raisons floues se permettent de bloquer l’exécution des travaux et la réussite du programme ambitieux du chef de l’exécutif provincial du Bas-Congo qui, malgré les moyens financiers et matériels limités, tient à être la locomotive des cinq chantiers de la République d’ici l’an 2010 où chaque gouverneur de province sera jugé par la nation congolaise et par le chef de l’Etat.

Il faut rappeler que les travaux d’asphaltage de six avenues restantes consistent en une véritable modernisation de la voirie et des équipements collectifs de la cité de Mbanza-Ngungu. En plus, les 2.575 mètres restantes seront aussi posés sur une couche de base, en concassés et sur la couche de roulement enrobés denses, sans oublier bien sûr l’assainissement des ronds points du parking Acco (Association des chauffeurs du Congo) et celui situé à l’Ofida/Maison Anciens combattants.

Il faut parler de l’entrée au camp militaire Ebeya qui présente une mauvaise figure. En ce qui concerne la construction du marché central de Mbanza-Ngungu et celui de l’Ofida, les Ngungois remercient les fils et petits fils de M. Thys (dont le nom avait été donné à la cité) qui ont bien voulu accepter de réhabiliter ces deux marchés.

D’autres actions sont attendues grâce aux différents travaux d’assainissement et de construction promis par la famille Thys qui tient de signer un jumelage élargi avec l’une des villes de la Belgique.

source : le Potentiel