Le couvent des frères maristes de Nyangezi, à 25 kilomètres, au sud de Bukavu, en territoire de Walungu, a été pillé la nuit de lundi à mardi par des hommes en tenue militaire. L'internat du groupe scolaire Weza géré par les Frères Maristes a également été pillé dans les mêmes circonstances

       

Le directeur des études de l'Institut Weza, René Masheka, témoigne : " Il ya eu des balles qui étaient en train d'être tirées, alors que les assaillants pillaient la communauté des frères maristes, de 21h30 jusqu'au delà de minuit. Ils sont entrés chez les frères maristes, ils ont pris tout ce qu'il y avait comme argent et qui devait aider l'école à fonctionner, l’internat à fonctionner, même la vie des frères en général. Les activités ont été rompues, nous sommes sous le choc, l’internat ne peut pas fonctionner, les parents sont en train de retirer leurs enfants, ça ne va pas. Comment les enfants peuvent vivre à l'internat s'ils n'ont plus rien .Le même scénario a occasionné le départ des frères encore une fois en 1999".

Ce pillage intervient 48 heures après l'attaque de la paroisse de Chiherano située à une dizaine de kilomètres de Nyangezi. Plusieurs sources sur place s'étonnent que des tirs nourris aient duré plus de deux heures à un endroit proche des positions FARDC sans que celles-ci n'interviennent. L'identité des autteurs du pillage de la nuit dernière ne sont pas encore indetifiés. l'Union des prêtres locaux hésitent et savent pas dire si cette action doit être attribuée aux FDLR. Pour sa part, le porte-parole de Kimia II, le major Sylvain Ekengem a fait savoir que les Combattants hutus rwandais des FDLR qui sont dans la région depuis 15 ans connaissent bien le mileu et savent quelles positions occupent les FARDC. Donc, il n'est pas exclu qu'ils passent les endroits quadrillés par les FARDC. " Et en plus de cela, nous suspectons leur connivence avec certains membres de la population, parce que, quand nous avons été avec le curé de Ciherano, il nous a dit qu'il avait annoncé à l'église qu'il devait aller en Europe et qu'il a été surpris d'entendre de la bouche de l'un des assaillants lui demander de l'argent, car celui qui doit aller en Europe ne doit pas manquer de l'argent", a expliqué l'officier FARDC, excluant que ce pillage de vienne des troupes congolaises.

Le commandement de Kimia II a diligenté des enquêtes dans ces deux zones d’attaques et promet de mettre la main sur les auteurs.

Source : Okapi