Le chef d’état-major général de l’armée belge, le général Charles-Henri Delcour, effectue, depuis hier jeudi 15 octobre, une visite de travail en République démocratique du Congo, a-t-on appris. L’objet de sa visite en RDC est de se rendre compte du travail abattu par des instructeurs belges à Kindu, dans la province du Maniema.

A l’étape de Kinshasa, le général Delcour devrait rencontrer le ministre de la Défense nationale, Charles Mwando Nsimba. Ce, avant de s’entretenir avec son homologue congolais, le lieutenant-général Didier Etumba.

Avant de se rendre à Kindu, l’agenda du chef d’état-major de l’armée belge avait prévu d’autres rencontres à Kinshasa, dont l’entretien avec le commandant des forces de la Monuc et le chef de la mission de conseil et d’assistance de l’Union européenne en matière de réforme du secteur de la sécurité en RDC (EUSEC-RDC).

Pour rappel, les ministres belge et congolais de la Défense, Pieter De Crem et Charles Mwando Nsimba, ont signé dernièrement à Bruxelles, un accord prolongeant le Programme de partenariat militaire (PPM) entre la RDC et la Belgique. Ce programme va se concrétiser par la poursuite de l’encadrement d’un bataillon commando déjà formé par des instructeurs belges.

DES PERSPECTIVES D’AVENIR

« La partie belge finalisera à Kindu, la formation de ce premier bataillon dès la fin de sa mise en place et accompagnera le suivi de sa mise en condition dans les domaines de l’entraînement, de l’administration et de la logistique en y déployant en permanence une équipe d’experts militaires », rapporte l’Agence Belga.

A noter que le bataillon d’intervention rapide doit être le premier des douze dont Kinshasa espère se doter en vue de la création d’une « force de réaction rapide » destinée à sécuriser son immense territoire, indique la source. Et d’ajouter : « Il devra être équipé de l’armement collectif, de moyens de transport et de transmissions-dont il est jusqu’ici largement dépourvu ».

La partie congolaise s’engage aussi à réhabiliter, avec un encadrement belge, le camp militaire de Lwama, près de Kindu, pour accueillir ce bataillon et à y construire des logements pour les familles des militaires en recourant à des spécialistes du génie déjà formés par la Belgique.

L’accord signé dernièrement définit aussi des perspectives pour les années 2010 et 2011, en fonction d’une évaluation des activités prévues pour cette année. La Belgique pourrait ainsi s’atteler l’an prochain à la formation d’un second bataillon commando et contribuer à la relance de l’académie militaire de Kananga, dans la province du Kasaï Occidental.

Le Royaume de Belgique est impliqué depuis 2004 dans la mise sur pied d’une nouvelle armée nationale en RDC, après la guerre d’agression de 1996-1997 et celle de 1998 à 2003. Pour cette fin, le gouvernement belge a déjà consacré quelque 40 millions d’euros.

Source : le Potentiel/Kinshasa