Le gouvernement congolais attend beaucoup des ses partenaires pour reformer complètement sa police. Le ministre de l’Intérieur, Célestin Mbuyu, l’a exprimé au cours de la 4ème réunion du comité de suivi de la réforme de la police tenu lundi à kinshasa. La partie technique étant avancée, il faut mobiliser beaucoup de moyens financiers pour la réussite du processus, a indiqué le ministre Mbuyu

        Sur les 300 millions USD promis pour la réforme la police nationale congolaise (PNC) par les partenaires, la Grande Bretagne annonce sa participation avec 70 millions USD. Mais, le ministre Mbuyu a reconnu que son gouvernement a un rôle primordial à jouer dans ce processus, dont il est le responsable. «La réalité est que, pour que nous puissions arriver à avoir une vraie police, ce n’est avec 300 millions USD. La police elle-même demande un traitement de choc. Equiper totalement la police, la former… Ce n’est pas un problème de partenaires. C’est d’abord un programme du gouvernement congolais », a déclaré M. Mbuyu.

Toutefois, il n’a pas exclu la possibilité pour d’autres pays d’assister la RDC en vue de l’exécution rapide de certains programmes spécifiques. « Mais, nous ne pouvons pas en tant qu’un pays avec un gouvernement responsable croiser les bras et attendre l’assistance extérieure. Ils ont annoncé qu’ils peuvent nous donner les 300 millions USD. Mais, pour le gouvernement, il faut rechercher des milliards. Il faut avoir en tête, chaque jour qui passe, que nous avons le devoir de disposer d’une police responsable», a-t-il ajouté.

Le ministre congolais de l’Intérieur et de la sécurité a salué, lundi matin, l’annonce faite par l’ambassadeur britannique en RDC, Nick Kay, de l’octroi par son pays d’un don de 40 millions des livres sterling, (l’équivalent de 70 millions USD) pour appuyer la réforme de la PNC. Il a souligné que cette reforme est lancée, mais il faut encore un grand appui des partenaires traditionnels de la RDC pour mener à bien ce projet. Sur le plan technique, a souligné le ministre Mbuyu, des projets et des lois peuvent être élaborés sans pour autant que les moyens de financement conséquents ne suivent. C'est pourquoi, a-t-il laissé entendre, la RDC attend que ses partenaires traditionnels l'accompagnent dans la réalisation de ces différents projets.

Source : Okapi/Kinshasa