Union_europeenneLa 2971ième session du Conseil de l’Union européenne ( UE) a invité la République démocratique du Congo à coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI) pour l’arrestation et le transfert de Bosco Ntaganda à La Haye.

Le Conseil de l’UE, qui souligne l’importance de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs, s’est félicité des progrès accomplis grâce au renforcement des relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda. Raison pour laquelle, il a exhorté les deux pays à mettre en œuvre les accords de paix de Nairobi, de Goma ainsi que l’accord d’Ihusi, conclu le 23 mars 2009.

Cependant, l’UE reste préoccupée par la situation humanitaire dramatique dans l’Est de la RDC à la suite des attaques et atrocités dirigées contre les populations, lors des opérations Kimia II et Rudia II par les FDLR, la LRA, mais aussi, dans de nombreux cas, par les FARDC. Le Conseil condamne également le recrutement d’enfants-soldats qui se poursuit ainsi que les violences sexuelles perpétrées à large échelle. Elle demande à toutes les parties en conflit de respecter le droit humanitaire international et les droits de l’homme. Le Conseil européen a demandé aussi à la RDC de veiller à ce que les auteurs de violations du droit international, y compris les droits de l’homme et le droit humanitaire international, répondent de leurs actes. À cet égard, il est de la plus haute importance de mener en temps utile des enquêtes de sécurité concernant les cadres et les soldats des FARDC.

«TOLERANCE ZERO»

En ce qui concerne les violences sexuelles, le Conseil s’est félicité de la campagne « tolérance zéro » lancée par le président Kabila et y voit une étape importante dans la lutte contre l’impunité. L’UE est disposée à apporter son appui aux autorités congolaises et aux autres organisations internationales dans le cadre d’une approche globale visant à combattre les violences à caractère sexuel et fondées sur le sexe.

Le communiqué de l’UE indique qu’elle attache une importance à la mise en œuvre des résolutions 1804 et 1857 du Conseil de sécurité des Nations unies qui a adopté des mesures restrictives concernant la RDC et dirigées contre les FDLR et ses dirigeants en Europe, ainsi que d’autres groupes armés. En outre, l’UE envisage d’arrêter de nouvelles mesures concrètes, à l’encontre, entre autres, des FDLR.

Source : le Potentiel