HopitalTout porte à croire que la décision prise par les médecins de Kinshasa de mettre fin à leur mouvement de grève n’est pas un canular. Depuis hier mardi, ils ont repris le travail à la grande satisfaction de la population et des autorités politiques. C’est à l’issue d’une assemblée générale tenue le lundi 26 octobre 2009 au siège du Synamed, que les médecins de Kinshasa ont pris la résolution de reprendre le travail et ainsi mettre fin à une grève récurrente qui paralysait les formations médicales de l’Etat.

Dans une déclaration à la presse, le Dr Juvénal Muanda, président provincial du Synamed, a donné les doubles raisons de cette reprise : grâce à l’implication personnelle du chef de l’Etat, Joseph Kabila qui a avalisé quelque 11 projets d’arrêtés réhabilitant les médecins dans leurs droits et à la suite des difficultés rencontrées par la population abandonnée à son triste sort.

Ainsi, depuis hier mardi, le service minimum exigé des médecins de Kinshasa est terminé et le doute que ces derniers ont jeté sur les décisions du gouvernement pour l’amélioration de leurs conditions sociales a été levé.

Le gouvernement qui était dans le collimateur des médecins sur l’ensemble du pays doit tirer des leçons de ce bras de fer qui a desservi la population. C’est pourquoi, le Synamed doit poursuivre son combat social pour que la décision prise par le président Joseph Kabila puisse s’étendre sur l’ensemble du pays ; notamment dans les coins les plus reculés de la RDC.

Après l’étape de Kinshasa, le gouvernement qui a privilégie le volet « santé » des 5 chantiers, doit se concerter avec les délégués syndicaux des médecins pour que le succès collecté puisse apporter des fruits dans l’arrière-pays en impliquant les gouvernements provinciaux afin d’éviter les égarements antérieurs.

Il sied d’inclure dans la réalisation des 5 chantiers les constructions de 145 centres de santé de 50 lits chacun à travers le pays et l’achèvement de l’Hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa Mais, il est plus qu’important que l’on puisse prendre en compte les préoccupations sociales de tous ceux qui accompagnent l’œuvre.

Source : okapi