drapeauLe débat sur le choix du successeur d’André Philippe Futa le défunt ministre de l’économie et commerce extérieur à la tête du parti de l’unité nationale, PANU commence à poser problème. Jusque-là, les responsables du parti ne s’accordent pas encore sur le mécanisme à mettre en place pour désigner le successeur de Futa. Ils ne savent apparemment pas comment s’y prendre. Au siège national du parti à Kalamu, c’est le silence total. Pas de réunions, ni de séances de travail hebdomadaire. C’est comme si la mort de Futa a mis fin à ce parti de la majorité présidentielle. Des opinions semblent être partagées sur le mécanisme à mettre en place pour désigner le successeur.

Au sein même du parti, il y a des cadres qui pensent qu’il est très tôt pour entamer le processus de remplacement. Puisque, estiment-ils que Futa n’était pas une personnalité de moindre. C’était le président national, autorité politique et morale du PANU. Il faut accorder encore plus de temps de méditation pour honorer la mémoire de celui qui a été le fondateur et géniteur de ce parti. D’autres cadres pensent que le malheur qui venait de frapper la famille politique de Futa fait partie de la vie de tout un chacun. Ce n’est pas la fin du monde, soutiennent-ils. Qu’il n’est donc pas impérieux que les cadres et militants du PANU observent éternellement le deuil. «Nous sommes engagés dans un combat politique. Déjà c’est le compte à rebours pour la fin de cette mandature. Nous ne devons pas oublier que nous nous approchons des échéances électorales. Ce n’est pas parce que nous avons perdu notre leader que nous devons rester dans la distraction», explique à CongoNews un cadre du parti. Qui précise que le PANU n’est pas le premier ou le dernier parti politique au monde qui soit frappé par la mort surprise de son chef. Ce cadre invite les dirigeants du parti à se ressaisir et à reprendre les esprits pour convoquer un congrès extraordinaire afin d’harmoniser les points de vus pour la réorganisation du parti en perspective des élections de 2010-2011. L’idée du président fédéral du PANU, Mbelu Biocha défendue jeudi 22 octobre dernier dans une interview à CongoNews est également partagée et soutenue au parti. Selon Biocha également conseiller principal de Futa, le PANU comme tout autre parti politique, est organisé, structuré et régi par les statuts et le règlement intérieur. Il affirme qu’en matière de succession les textes du parti disent qu’en cas d’absence du président national, c’est le premier vice-président ou l’un des vice-présidents qui prend la relève. Cependant, il nuance : «ce qui s’est produit au sein du PANU avec la disparition du président, autorité morale et coordonnateur national du parti, n’est pas un cas d’absence. C’est un cas de décès. C’est pourquoi jusqu’à preuve du contraire, le poste du n°1 du PANU est vacant». Et d’expliquer que dans ce cas, c’est le comité directeur national (Organe d’exécution) qui va désigner le successeur de Futa. C‘est après l’évaluation de la situation du parti dans une réunion. Ce sont les textes du parti qui donnent à ce comité national le pouvoir de désigner le successeur d’André Philippe Futa en attendant, bien sûr, le congrès. Qui ne saura venir aussitôt. La désignation ne se fera pas de manière cavalière, note-il. Le remplaçant du défunt sera choisi suivant la voie démocratique. Pas selon les sentiments des certains individus ou encore selon les calculs politiciens des quelques membres du PANU qui s’agitent déjà. C’est de cette même manière que le parti désignera son représentant au gouvernement. «Ceux qui s’agitent perdent utilement le temps pour rien. A ce niveau, il y a deux points à retenir, notamment la qualité de membre du PANU et le moment de présenter sa candidature», explique Biocha. Et de faire remarquer que ceux qui d’eux-mêmes par leurs comportements et agissements avaient décidé de quitter le parti, ne peuvent pas un seul instant prétendre encore, après le décès de Futa, être membres effectifs du PANU, alors qu’en son temps, ils se sont auto-exclus. Le PANU en tant que membre de l’AMP a battu campagne pour le Chef de l’Etat et pour son projet de société portant sur la reconstruction du pays. C’est pour cette raison qu’il ne saurait être dirigé par des extrémistes. Le PANU reste fidèle aux engagements signés dans le cadre de l’Alliance pour la majorité présidentielle.

Source : Congo News