image_file_2557L’audience de mercredi à la cour militaire de la Gombe dans l'affaire Yangambi a été consacrée essentiellement au débat sur la demande de liberté provisoire formulée par la défense. L’affaire oppose le ministère public à Me Firmin Yangambi, président de l’ONG « Paix sur terre », arrêté le 27 septembre à Kisangani. Il est poursuivi pour détention illégale d’armes de guerre et organisation d’un mouvement insurrectionnel

        Un débat houleux a dominé l’audience de ce jour. Il a opposé le ministère public et une dizaine d’avocats qui défendent Me Firmin Yangambi et ses coaccusés. De deux chefs d’accusation contre le président de l’ONG « Paix sur terre », le ministère public a reconnu l’erreur en ce qui concerne la détention illégale d’armes de guerre, par contre, elle a maintenu le grief sur l’organisation d’un mouvement insurrectionnel.

Pour sa part, la défense a pris acte de cette erreur et a estimé que les libellés même des procès-verbaux obtenus sous torture sont obscurs avec un fond vicieux. Elle réclame une chose : la liberté provisoire de ses clients et le recommencement de l’instruction du dossier. « Nous avons soulevé le fait que nous n’avons pas assisté nos clients auprès des OPJ et devant l’officier du ministère public. Donc nous disons qu’il s’agit là d’une violation grave de la constitution et les actes posés par les OPJ ainsi que le ministère public, nous nous disons qu’ils sont en rébellion à la constitution. Par conséquent, la cour doit les rejeter et en rejetant ces actes là, elle doit remettre en liberté nos clients. On doit recommencer l’instruction pré juridictionnelle, préparatoire», a soutenu Me Jules Kalenga, l’un des avocats de Firmin Yangambi.

Après le débat, la cour a promis de rendre son arrêt sur toutes les exceptions soulevées dans 8 jours. Donc mercredi prochain, elle va se prononcer s’il faut oui ou non accorder une liberté provisoire à Me Yangambi et à ses coaccusés.

source : Okapi/kinshasa