Avion_Hewa_boraFrappée par la Safety committee, la fameuse commission de la sécurité du transport aérien de l'Union européenne et inscrite sur la « Black list »( liste noire) des sociétés aériennes interdites de survol de l'espace européen, la compagnie aérienne congolaise Hewa Bora a réagi à la suite de cette mesure, tenant à tout prix à défendre ses couleurs et sa crédibilité.

Le patron de cette société aérienne congolaise a organisé, lundi dernier au siège de son entreprise, une conférence de presse pour rejeter les accusations portées contre Hewa Bora. Stavros Papaioannou a lancé un appel à la fois de détresse et de sollicitation aux autorités congolaises pour pouvoir bénéficier de la protection de l'Etat en cette période où la plupart de compagnies aériennes traversent de zones de turbulences dues à la crise internationale.

Pour le patron d'Hewa Bora, la mesure frappant sa société de ne pas survoler l'espace aérien européen, particulièrement la Belgique, serait certainement une manière de donner un coup de pouce à la compagnie belge Brussels Airlines. Stavros Papaioannou a dénoncé ce qu'il qualifie de concurrence déloyale, rappelant au passage le précédent qui a conduit à la disparition de Scibe airlift, à la suite de mêmes manoeuvres.

Les mêmes manœuvres visent aujourd'hui asphyxier Hewa Bora à le pousser à la fermeture. Aussi le patron d'Hewa Bora qui insiste sur sa volonté de sauvegarder les emplois créés dans notre pays ensemble avec les autres sociétés de transport aérien, a adressé un message au président de la république, garant de la constitution et des lois de la RDC, pour que Hewa Bora ne puisse pas se retrouver clouée au sol.

            La DGTA de la   Belgique contreattaque

Cette sortie de Stavros Papaioannou a suscité une réaction immédiate de la Direction générale de transport aérien, un service public du Royaume de Belgique. Dans un communiqué rendu public lundi dernier, la DGTA a tenu à remettre les pendules à l'heure, en soulignant que les allégations de la société Hewa Bora    étaient    injustifiées, pour la bonne et simple raison qu'en aucune manière et à aucun moment, elle n'a exercé la moindre pression sur les autorités du Sao Tome e Principe. La DGTA confirme à cette occasion, que les demandes de vols ont toujours été acceptées. Et de relever qu'en 2007, Hewa Bora avait suspendu, de sa propre initiative, ses vols sur Bruxelles suite à l'absence opérationnelle de son Boeing 767 9 Q - CJD. En mai 2009, cette société demandait à pouvoir reprendre ses vols avec un aéronef de la compagnie Rak Airways ( UAE), ce que la DGTA avait accepté, comme elle le fera en septembre 2009, pour la poursuite des opérations avec le Boeing 767, immatriculé S9-TOP au Sao Tome e Principe.

Dans son communiqué, la DGTA persiste et signe qu'elle n'a introduit aucun dossier à la Commission européenne et souhaite ainsi éclaircir le fait que les dossiers mis à l'agenda du Safety committee ( Black list) sont initiés par la Commission européenne et discutés ensuite par l'ensemble des Etats membres du-dit Safety committee.
                                                                              

source : le Phare /Rdc